Il y a Hollande, et il y a Hollande…

Il y a celui dont l’élection en 2012 a largement bénéficié du vote musulman, et il y a le pays, là-bas, aux , où le Parti pour la liberté de Geert Wilders, (Partij voor de Vrijheid, PVV), fondé en 2006, en tête des sondages pour les législatives de mars 2017 et en avance sur tous les partis de la coalition gouvernementale, vient de présenter un aperçu de son nouveau programme.

Geert Wilders, homme politique qualifié par la propagande de « populiste et nationaliste », qui, depuis l’assassinat du réalisateur Theo van Gogh par un musulman peu modéré, adopte un discours que l’on peut qualifier, selon les critères contemporains, d’assez « islamophobe ». Relaxé suite à son documentaire Fitna (“Guerre”), sur l’islamisation de l’ qui lui a valu un procès pour « incitation à la haine raciale et à la discrimination raciale et religieuse », Wilders bénéficie toujours d’une fatwa de mort à son encontre, conséquence directe de ses positions peu conciliantes à l’égard de la religion d’amour et de paix, et de son substrat le Coran, qu’il assimile à une « idéologie fasciste » et à Mein Kampf, respectivement.

“Je n’ai rien contre les individus, mais nous avons un problème avec l’idéologie islamique. Je ne veux pas renvoyer ceux qui sont ici et veulent s’assimiler, mais je leur dis de se débarrasser de cette idéologie, que je qualifie de fasciste.” Et de rajouter : “Je le dis de manière plus claire : ma culture est meilleure que la culture islamique. Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques au sein de la société comme cette culture attardée. Les individus sont égaux.”

Dans un pays, longtemps considéré comme « modèle d’intégration multiculturelle » accordant des droits spécifiques aux différentes communautés (écoles, lieux de culte, médias, droit de vote des étrangers non européens aux élections locales), le climat s’est un tant soit peu dégradé, notamment vis-à-vis de la communauté musulmane, victime de la stigmatisation et de l’amalgame. Sur la base du souhait de millions de ses concitoyens qui en “ont tout simplement assez de l’islamisation de leur pays, de l’immigration de masse, de l’asile, du terrorisme, la violence et l’insécurité”, voici quelques-une des propositions de celui qui déclara “jour noir pour l’histoire parlementaire”, au prétexte de binationalité, l’élection d’une Néerlando-Marocaine au poste de présidente de la chambre basse du Parlement :

1. Désislamiser les Pays-Bas.

– Réduction à zéro du nombre de demandeurs d’asile et d’immigrants en provenance de pays musulmans et fermeture des frontières.
– Retrait de tous les permis d’asile accordés pour des périodes spécifiques et fermeture des centres d’asile.
– Interdiction stricte du foulard islamique dans les fonctions publiques.
– Interdiction de toute forme d’expression islamique qui viole l’ordre public.
– Détention préventive des musulmans radicaux.
– Dénaturalisation et expulsion des criminels ayant une double nationalité.
– Interdiction de territoire des djihadistes de retour de Syrie.
– Fermeture de toutes les mosquées et des écoles islamiques et interdiction du Coran.

2. Retrait de l’Union européenne et souveraineté nationale.

3. Implémentation de la démocratie directe par la mise en place du référendum contraignant.

Que du nauséabond, vous dis-je.

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