Débat d’entre-deux-tours : sur Twitter, les internautes attendaient une Marine Le Pen plus agressive

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« Marine a l’air gentille et sincère. Macron est arrogant et dominateur. La morale a ses règles, la politique, hélas ! en a d’autres… » Julien Rochedy résume par son tweet la tendance générale de cette soirée de débat d’entre-deux-tours, match retour de 2017 où Marine Le Pen avait déçu par son agressivité et ses approximations techniques.


Marine Le Pen a en effet changé drastiquement de stratégie, au risque de tomber dans l’excès inverse, d’après Eugénie Bastié : « Marine Le Pen est tellement terrorisée de dire des bêtises qu’elle est perpétuellement en recul, se laisse couper la parole, ne réagit pas. La peur des faiblesses de 2017 lui crée de nouvelles faiblesses. »


De l’autre côté, les twittos observent un Emmanuel Macron qui, au début, prend des notes avec attention, puis tombe dans son travers habituel : le mépris. Alain Houpert, par une capture d’écran, l’explique : « Le langage corporel du PR [président de la République, NDLR] traduit son mépris vis-à-vis de Marine Le Pen. Une posture de professeur un jour de grand oral. » Ivan Rioufol, journaliste au Figaro et éditorialiste sur CNews, partage la même analyse : « Curieux : #Macron n’arrive pas à maîtriser sa fébrilité et sa condescendance. En jouant la sobriété et l’économie de gestes, #LePen accentue le contraste. »


Un sujet est absent du débat, que beaucoup d’internautes attendaient, notamment au moment où Emmanuel Macron parlait des emprunts de Marine Le Pen auprès d’une banque russe, c’est l’affaire McKinsey : « MAIS MC KINSEY ON Y ARRIVE QUAND ??? » interroge, interloqué, le président de la Cocarde étudiante Vianney V. Gilbert Collard, ancien membre du Rassemblement national devenu soutien d’Éric Zemmour, tweete de son côté : « Il est 22 h 30, les gens zappent après 30 à 60 minutes de débat et on n’a rien entendu sur McKinsey, peu sur les gilets jaunes, rien sur les privations de libertés, rien sur l’insécurité, sur l’immigration… C’est lunaire. » L’ordre des sujets est de fait assez étonnant : Marine Le Pen a-t-elle eu son mot à dire ? L’a-t-elle voulu ainsi pour parler davantage à l’électorat de Jean-Luc Mélenchon ? Autant de questions que se posent les internautes à travers Twitter. Certains sont très étonnés, comme Gilbert Collard, que les sujets de sécurité et d’immigration n’aient été abordés qu’à la fin.


De son côté, le camp Macron cherche a détruire Marine Le Pen, l’accusant d’être mauvaise, à l’instar de Raphaël Enthoven : « On sent qu’elle a bossé, en plus, c’est terrible. Au moins, la dernière fois, elle avait l’excuse de la paresse. » Condescendance partagée avec le candidat de La République en marche ou fébrilité ? L’avenir le dira.


Le reporter Vincent Lapierre réplique : « Marine Le Pen n’est pas nulle. Elle est face à un génie de la communication et ceux qui disent qu’elle est nulle se seraient fait plier en 4. » Un génie ? Un mauvais génie, alors.

Matthieu Chevallier
Matthieu Chevallier
Etudiant en journalisme

Vos commentaires

34 commentaires

  1. Pauvre dame :quand elle est agressive elle s’en prend plein la tronche ..;Quand elle est correcte on dit qu’elle set molle …!

  2. A quoi bon regarder un débat faussé dès le départ où les médias donnent déjà le verdict avant que les protagonistes ne se rencontrent. Dimanche 24 avril, il faut virer l’imposteur et pour cela voter Marine Le Pen. Après, pour revenir à la démocratie, il faudra supprimer toute subvention aux médias qui ne vivront ainsi que de leur travail et de l’intérêt suscité auprès des lecteurs et téléspectateurs.

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