À Compiègne, Jeanne d’Arc, porte-étendard des causes LGBT et… palestinienne !

Si Jeanne appartient à tous les Français, cela donne-t-il le droit à certains de s’approprier, détourner et caricaturer son image ?
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Le 23 mai 1430, durant le siège de Compiègne, Jeanne d’Arc fut capturée, alors qu’à la tête d’une troupe de cinq cents hommes, elle venait de tenter une attaque contre le camp bourguignon. C’est à ce titre que Compiègne organise, chaque année, des fêtes johanniques, comme Orléans (les plus célèbres) ou encore Reims. Ces fêtes eurent lieu les 23 et 24 mai dernier : arrivée de Jeanne en armure, défilé aux flambeaux, messe solennelle, cérémonie devant la statue de Jeanne, dépôt de gerbe, cérémonie de « l’adieu à Jehanne », etc.

Un programme traditionnel, comme à Orléans et Reims, qui rappelle que Jeanne est à la fois une héroïne nationale et une sainte pour l’Église. Jeanne d’Arc appartient donc à la France et à tous les Français : à « celui qui croyait au ciel » comme à « celui qui n’y croyait pas », pour reprendre le poème d’Aragon. « Tous deux adoraient la belle/Prisonnière des soldats… » Cette prisonnière des soldats dans La Rose et le Réséda, c’est la France, bien sûr, mais cela pourrait être aussi Jeanne.

Détournement d'image

Si Jeanne appartient à tous les Français, cela donne-t-il le droit à certains de s’approprier, détourner son image – pour ne pas dire la caricaturer, voire l’enlaidir – et l’utiliser pour une cause qui est à l’évidence à cent lieues du combat que la Pucelle de Domrémy mena jusqu’au sacrifice de sa jeune vie ? Les organisateurs de la Gay Pride de Compiègne, qui se déroulera le 13 juin prochain, n’ont pas eu de scrupules. Jugez-en par l’affiche qui annonce l’événement. Une Jeanne, au visage passablement moche et aux cheveux tirant sur le violet, levant son poing droit fermé, telle une gauchiste en manif, et brandissant dans la main gauche, non pas cet étendard qu’elle fit confectionner à Tours, parsemé de fleurs de lys et représentant le Christ en majesté, mais un drapeau LGBT. Quelque part, ça s’appelle du détournement d’image.

Drapeau palestinien à double usage...

Explication des organisateurs sur leur site : « Cette année, l'affiche de l’événement a pour effigie Jeanne d’Arc, symbole de Compiègne, qui brandit les couleurs arc-en-ciel. » Donc, Jeanne d’Arc, porte-drapeau de la cause LGBT. Ils ajoutent : « Sur cette affiche, les organisateurs ont voulu afficher les drapeaux de la Palestine, du Liban, de la République démocratique du Congo. Une forme de soutien aux LGBT qui vivent dans ces pays où l’homosexualité peut faire l’objet de répression ou de pression sociales et politiques. » La Palestine ne serait donc pas ce havre de démocratie et d’inclusion tant vanté par Rima Hassan et ses petits camarades ? C'est bon à savoir. Les organisateurs précisent encore qu’« ils militent pour l’autodétermination et la libération des peuples et des identités ». Du coup, le drapeau palestinien est à double usage !

Et la défense de l'identité de la France ?

Intéressant, d’ailleurs, cette association dans une même lutte de « l’autodétermination et la libération des peuples » et « des identités ». Cela implique-t-il la défense de l’identité des peuples et - puisqu’on y est, tant qu'à faire, avec cette appropriation de la figure nationale de Jeanne d’Arc - la défense de l’identité du peuple français ? On a comme un doute. Surtout lorsqu’on découvre que parmi les organisations soutenant l’événement, on y trouve la CGT, le Planning familial ou encore le syndicat d'enseignants FSU, tout ce petit monde étant classé à gauche et, accessoirement, abreuvé de subventions publiques…

On sait qu’il existe toute une littérature, plus ou moins fumeuse (de moquette), qui fait de Jeanne d’Arc une « figure queer et féministe ». Pour Thomas Jolly, le metteur en scène olympique que l’on sait, Jeanne d’Arc est même « une des plus grandes travesties de l’Histoire ». L’on a souvent reproché à la droite française de s’approprier la figure de la Pucelle d’Orléans. Au moins s’en tenait-elle à la tradition, confirmée du reste par les minutes de son procès, et ne faisait pas de cette jeune fille de France un laideron.

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Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)

Vos commentaires

34 commentaires

  1. En tant qu israelien , j invite Ces chers LGBT +++ islamo gauchistes a venir faire du tourisme chez mes voisins palestiniens , leur durée de vie dans ce paradis democratique islamique sera , bien sur , extremement reduit .
    Puis apres , les survivants pourront se joindre a la gay pride israelienne qui compte beaucoup de participants arabes , qui , eux ne paraissent pas vivre l apartheid que la tres serieuse  » presse  » française decrit chaque jour .

  2. J’espère que Mila Jovovich qui avait personnalisé Jeanne dans un film épique ne verra pas la caricature de Jeanne sur l’affiche, une sorte de droguée qui a pieuté tard dans la matinée suite à une nuit de beuveries de shnoufferies..

  3. Gay Pride, défilés vulgaires, ridicules et de mauvais goût qui desservent la cause homosexuelle, comme la desservent les passages piétons dédiés ou les oriflammes arc en ciel qui furent déployés à l’assemblée nationale. PNG

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