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Editoriaux - 4 août 2016

Catholicisme et islam, mêmes violences ?

Affligeant ! Le pape François vient donc de déclarer officiellement : « Si je parle violence islamique, je dois parler de violence catholique. » « Je crois que ce n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai. J’ai eu un long dialogue avec le grand iman de l’université Al-Azhar et je sais ce qu’ils pensent. Ils cherchent la paix, la rencontre. »

L’avis du pape François repose donc sur les allégations d’une autorité religieuse qui n’est que « consultative », à mon sens : le grand imam de l’université Al-Azhar au Caire.

Et à l’appui de sa « démonstration », il rappelle tous les meurtres commis quotidiennement par des catholiques de par le monde. Sauf que – et de nos jours – les catholiques, comme tous les humains malheureusement, y compris musulmans, se livrent à d’innombrables violences privées. Rien à voir avec des violences, souvent en masse, perpétrées au nom d’une conception de l’islam.

Qu’il me soit permis de citer un commentateur du Figaro, parmi les centaines qui s’expriment, scandalisé :
« Mais il n’y a rien compris. Ils ne font pas leurs meurtres au nom du catholicisme, comme les islamistes qui les font au nom de l’islam ! Si même lui ne comprend pas ça… »

Plusieurs constatations me viennent donc, hélas, à l’esprit :

Ce pape a bientôt 80 ans… Il est chimiste de formation, mais est rentré tôt au séminaire. Heureusement, car la chimie approximative, cela peut se révéler assez explosif !

Hélas, un pape approximatif, cela peut être formidablement explosif aussi pour les catholiques du monde entier !

Car dans mon esprit, certes faillible (je ne suis pas pape), je ne vois que trois explications possibles :
– un parti pris profond pour l’islam, au point de lui trouver toutes les excuses possibles et imaginables ;
– un dogmatisme de raisonnement très jésuitique, aveuglant même ;
– une pensée approximative, pour ne pas dire limitée.

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