Boulevard Voltaire a eu l'honneur de rencontrer le cardinal Robert Sarah, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, lors d'un entretien exceptionnel. Le prélat, qui publie Pour l'éternité. Méditations sur la figure du prêtre, par lequel il souhaite redonner courage aux prêtres dont la fonction est aujourd'hui méprisée et outragée, évoque également pour Boulevard Voltaire les conclusions du rapport Sauvé, le discours immigrationniste porté par l'Église, le motu proprio Traditionis custodes, les conséquences de la crise sanitaire sur la fréquentation des églises... Il souhaite surtout éradiquer le pessimisme autour de la fin du christianisme occidental : pour lui, cette issue est impossible car le christianisme est l'essence même de l'Occident. « Aucune société, aucune politique, aucune idéologie ne pourra détruire l'Église parce que la présence du Christ est invincible, elle durera jusqu'à l'éternité », conclut le cardinal. Ce qui importe désormais, c'est un regain de ferveur pour porter cette parole d'espérance. Entretien lumineux avec cet homme d'Église africain qui a tout compris de la dérive européenne.

 

Éminence, vous êtes préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Vous venez de publier Pour l’éternité. Méditations sur la figure du prêtre, aux Éditions Fayard. Vous l’avez dédié aux séminaristes. Il est vrai que la figure du prêtre a été profondément abîmée par les scandales. Est-ce pour la réparer que vous avez écrit ce livre ?

J'ai eu beaucoup de contacts avec les prêtres qui ont l’impression d’être abandonnés, d’être critiqués. Beaucoup, aussi, ont perdu leur identité propre et sont découragés. Ce livre, je l’ai écrit pour les encourager à retrouver leur identité de prêtres, c’est-à-dire de personnes choisies par Dieu pour être comme le signe et le symbole de la présence permanente de Dieu dans la société. Ces personnes doivent imiter Jésus, qui se définit lui même comme doux et humble de cœur. Leur mission est un service et non pas l’exercice d’un pouvoir. Le Christ lui-même a dit : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir. » Le prêtre doit donc toujours se rappeler qu’il est au service de Dieu et au service du peuple, pas pour exercer un pouvoir qui écrase et domine. Depuis un certain temps, il est vrai qu’on a vu des accusations incroyables à l’adresse des prêtres et des évêques, certains ont été condamnés à de la prison pour abus sexuels, corruption et les églises sont pratiquement vides. On ne leur fait plus confiance et, naturellement, on ne fait plus confiance à l’Église. Non seulement ils ont abîmé leur identité propre de prêtres, mais ils ont également abîmé l’Église, qui doit être la lumière du monde. L’Église est une mère et une éducatrice. Or, ils ont abîmé des enfants - une éducatrice ne doit pas le faire, elle doit faire grandir les enfants. L’autorité dans l’Église, c’est le service, mais c’est également faire grandir la personne que l’on éduque. Le mot autorité vient de augere, en latin, qui signifie « augmenter ». Un prêtre doit faire grandir les enfants qui lui sont confiés, faire grandir le peuple de Dieu, il doit enseigner la vérité, il doit enseigner ce que Dieu demande à chaque homme. Or, tout cela a été terni par la conduite de certains.

Il faut être juste aussi, car d’après les informations que nous avons eues, il semble que 97 % des prêtres ne sont pas impliqués dans ces accusations, ils se conduisent parfaitement comme prêtres et vivent le sacerdoce comme un service. Ces 3 % - ce qui est énorme - ont terni le sacerdoce et l’Église. Je voulais donc écrire ce livre à l’adresse des prêtres et à l’adresse des laïcs pour leur dire : « Faites confiance aux prêtres car la majorité reste fidèle à sa vocation. » Il ne faut pas confondre ceux qui ont fait de graves erreurs avec ceux qui ont été fidèles. Ce livre doit aider le peuple de Dieu à ne pas perdre la foi et à faire confiance à l’Église et aux prêtres.

C’est tout à l'honneur de l’Église, qui a voulu lever le voile sur ces abominations et nettoyer les écuries d'Augias. L’Église est la seule institution à avoir eu le courage de faire ce travail-là. On a l’impression, par effet de loupe, qu’il n’y a qu’au sein de l’Église qu’il y a eu ces agissements. On sait bien que ce n’est pas le cas. Cela fragilise un peu plus une Église vacillante et contestée. Comment ne rien minimiser tout en rendant justice à la vérité et à ces 97 % de prêtres qui restent des honnêtes hommes ?

Le mérite de l’Église est d’avoir essayé de faire la vérité et accepter que l’on fasse des enquêtes pour voir comment les prêtres ont vécu leur sacerdoce. Or, nous savons bien que la majorité des abus se passent dans la société et aucune enquête n’est faite. On laisse cela dans le noir et, petit à petit, la société se détruit, car si on fait une enquête au sein de l’Église mais qu’on laisse dans l’ombre la majorité des crimes, rien ne va changer. La culture, aujourd’hui, est la liberté totale, chacun est libre de faire ce qu’il veut, mais une liberté qui détruit la liberté de l’autre et sa personnalité n’est pas une liberté.

Je ne sais pas si on arrivera à faire une enquête globale dans la société pour mesurer la gravité de la société dans laquelle nous nous trouvons. On a l’impression d’une société qui se dégrade, une décadence morale des valeurs humaines. Aujourd’hui, pratiquement tout est permis. On devrait être juste et faire une enquête plus globale et que chacun essaye de réparer ce qu’il a fait comme crime envers les enfants et envers les personnes fragiles.

Des fidèles ont été choqués par la proposition de vendre le patrimoine religieux pour dédommager les victimes. Certains le vivent comme une double peine car on leur a imposé des brebis galeuses par manque de clairvoyance et, en plus, on liquide le patrimoine, le denier du culte de nos aïeux et des œuvres d’art témoignant de la beauté apportée au monde par la chrétienté. Cela a quelque chose de dérangeant pour eux.

Il faut réparer les fautes, mais vendre et détruire le patrimoine de l’Église, son héritage, c’est un grand dommage. Les autorités de l’Église de France doivent décider, mais je pense qu’il faut analyser la situation avec discernement et voir ce qu’il faut faire et comment le faire. L’Église, ce n’est pas seulement les évêques et les prêtres, c’est toute la société des baptisés. Il faut examiner ensemble ce problème d’indemnisation et de réparation sans détruire le patrimoine de l’Église. Ce serait une grande perte pour l’Église et pour la société française. Ces bâtiments seraient transformés en structures civiles, hôtels, etc, ce serait regrettable.

Cette crise sans précédent, par le discrédit qu’elle jette, précipite un peu plus la fin de la chrétienté, comme l’a écrit récemment Chantal Delsol. La philosophe explique que ce n’est pas la fin du catholicisme mais la fin d’une organisation sociale, d’une civilisation chrétienne, un tapis que l’on retire sous nos pieds. Croyez-vous, comme elle, que c’est un mouvement irréversible et acté ?

Prophétiser la fin du christianisme, c’est se suicider, car l’Occident a été façonné par le christianisme, sa culture chrétienne, son art est chrétien, tout est chrétien. Vous ne pouvez pas dire que c’est la fin de l’Occident. On peut renier ses origines et ses racines, et c’est déjà commencé avec la Constitution européenne, mais c’est un suicide. C’est comme si un arbre renonçait à ses racines : cet arbre meurt. Un fleuve, si majestueux soit-il, s’il est coupé de sa source, il s'assèche et disparaît. Il ne faut pas promouvoir cette fin de la chrétienté parce que c’est promouvoir votre fin, vous vous suicidez. Si la chrétienté, c’est-à-dire la civilisation chrétienne, la culture chrétienne, la vie chrétienne qui sont essentielles dans une société disparaissent, c’est un suicide.

Lorsqu’on voit l’organisation sociale aujourd’hui - et Jean-Paul II disait que l’Occident vivait comme si Dieu n’existait pas -, si cette orientation-là est ferme, pour moi, c’est un suicide et l’Occident a apporté la civilisation chrétienne en Afrique, en Asie. Nous avons été éduqués par cette civilisation, par les Européens, et si eux renoncent à cette richesse et à cet héritage, c’est un rêve qui va emmener l’Occident à disparaître. Si la chrétienté disparaît dans sa culture, une autre culture va la remplacer. Ce sera une culture islamique, bouddhiste, tout ce qui envahit aujourd’hui l’Occident. Vous les recevez les bras ouverts, mais vous ne leur donnez pas votre richesse. Vous prenez la leur et je ne sais pas comment vous allez survivre.

On a le sentiment que l’Occident est pris entre l’enclume du progressisme et le marteau de l’islamisme. Si la parole de l’Église peut être, à l’occasion, forte contre les folies progressistes, elle l’est beaucoup moins contre l’islam conquérant, comme si elle avait peur de ne pas satisfaire à la charité et s’interdisait d’en parler. Pourtant, l’islamisme a déjà fait des martyrs sur notre sol : le père Hamel, les fidèles de la cathédrale de Nice, le prêtre de Nantes.

On fait une erreur de promouvoir l’immigration. Il y a une triple trahison à l’Afrique et au Moyen-Orient, car on leur enlève des richesses, des potentialités de développement, on leur vole leurs capacités intellectuelles et leurs bras.

Deuxièmement, on n'arrête pas les trafiquants de vie humaine, les passeurs qui embarquent des centaines et des centaines de personnes pour les noyer dans la mer. C’est un crime. Ensuite, on fait croire à ces gens qu’en arrivant ici, ils ont l’eldorado et le paradis terrestre. On les coince dans un camp, ils ne sont pas bien reçus et n’ont pas de travail. On ne peut pas recevoir tout le monde en Occident, donc c’est une fausse idée de promouvoir l’immigration. Souvent, on utilise la Bible pour dire que Jésus-Christ a émigré en Égypte, mais Jésus-Christ avait émigré car il avait été menacé par Hérode, puis il est reparti chez lui. Le peuple juif a été exilé plusieurs fois en Mésopotamie, mais il est revenu.
Chacun est épanoui chez lui. Si on veut vraiment aider ces gens-là, ce n’est pas en les recevant dans les conditions inhumaines. Aidez-les plutôt à se développer chez eux, à être heureux chez eux. Ce n’est pas du racisme, on veut les aider à s’épanouir chez eux. L’Église n’a pas les moyens d’accueillir ni d’endroits pour les mettre, mais ça fait bien de promouvoir cela, c’est une ouverture, c’est un accueil. Je ne critique pas la politique de l’Église, c’est une option, mais il faut que cette option soit pensée, réfléchie, discernée pour voir quel est le meilleur accueil que l’on peut réserver à ces étrangers. Pour moi, il faut développer leur pays et les aider à rester sur place. Si on les accueille ici, que ce soit en nombre capable de contribuer également à l’équilibre social et culturel, en étant réceptif à la culture d’ici car certains viennent ici, beaucoup imposent leur culture, leur manière de vivre et on les laisse faire.
Je n’ai pas de leçons à donner, mais ma vision personnelle est que chacun est épanoui chez lui d’une manière équilibrée, culturellement, religieusement, et il contribue ainsi à rendre heureux son pays, son continent. Personne ne pourra développer l’Afrique à la place des Africains. Bien sûr, nous devons exercer la charité, mais l’Église doit réfléchir : la charité ne consiste pas à réduire quelqu’un à la mendicité, à l’indignité. Un homme est digne lorsqu’il gagne sa vie par lui-même. Saint-Paul dit : « Que chacun vive avec le pain qu’il a gagné par son travail. » On ne peut pas uniquement te faire dormir, te soigner gratuitement, ce n’est pas la charité, c’est du paternalisme.
Cette immigration est comme un second esclavage, on les reçoit en Afrique du Nord, on les embarque comme ça, ils payent cher pour mourir dans la mer. Arrivés ici, ils n’ont aucun travail. Comment voulez-vous promouvoir la dignité d’un homme comme ça ? Il faut qu’on réfléchisse, l’immigration est un phénomène qui a toujours existé mais pas comme cela se passe aujourd’hui. Les Irlandais ont émigré aux États-Unis, les Italiens aussi ont émigré, mais ils étaient porteurs d’un apport humain, professionnel. Ils ont gagné leur vie, on ne les a pas entretenus.

Il faut davantage de dialogue, de discussion pour cerner le problème avec beaucoup d’honnêteté et beaucoup de vérité, sinon, c’est un nouvel esclavage qu’on promeut.

Le motu proprio Traditionis custodes a été vécu comme un coup de tonnerre dans un ciel serein et comme une brimade par ceux que l’on appelle familièrement « les tradis ». Alors que la base catholique culturelle et culturelle se contracte, l’Eglise peut-elle s’offrir le luxe de laisser sur le bord du chemin ces jeunes, ce clergé ? Le sociologue Yann Raison du Cleuziou disait, dans La Croix : « La réalité démographique est là, les catholiques les plus conservateur ont transmis, ont eu beaucoup d’enfants. Le mépris affiché pour eux est suicidaire. » Partagez-vous cette opinion ou avez-vous une autre vision des choses ?

C’est délicat, je pense que l’Église est une famille, et dans la famille, tous les enfants ont droit de cité et le père de famille doit mettre l’harmonie et l’équilibre dans sa famille. Il y a peut-être des enfants difficiles, d’autres moins difficiles, il faut les réunir ensemble, pacifiquement. D’après les enquêtes faites, il y avait un équilibre entre la forme extraordinaire et la forme ordinaire. Il n’y avait pas énormément de difficultés. Il aurait fallu plus de prudence, plus d’attention pour que chacun soit respecté dans sa sensibilité religieuse, dans sa richesse propre, et c’est ce que le pape Benoît XVI a voulu : l’enrichissement mutuel avec la forme extraordinaire et la forme ordinaire. Il ne faut pas exaspérer la tension que nous vivons depuis quelques semaines. Le Seigneur n’abandonne pas son Église, il va rétablir un équilibre, une harmonie au sein de l’Église parce que ce n’est pas normal que les sacrements, qui font l’unité des chrétiens, soient en même temps un lieu de division. En faisant cela cela, on détruit pratiquement la foi chrétienne. J’espère qu’on va retrouver l’harmonie et la cohésion.

Durant la crise sanitaire et l’interruption de la messe, on dit que 30 % des gens, après cette suspension de la messe, ne sont plus revenus. Il y a eu aussi des manifestations en France pour le rétablissement de la messe et la messe a été, de fait, à nouveau considérée comme un bien essentiel. Quel regard portez-vous là-dessus ?

Ce n’est pas la première fois que le monde connaît une épidémie, on a connu des épidémies peut-être aussi graves que ce que nous vivons aujourd’hui, mais on n'a jamais fermé les églises, on a jamais fait interdire la messe. En Afrique, nous avons des épidémies beaucoup plus graves que le Covid, comme Ebola, et jamais on n'a fermé les églises. Je ne sais pas pourquoi cette décision a été prise. Ce qui est curieux, c’est qu’il n’y a qu'à l'église que le Covid se propage... Pourquoi pas pour les plages, les casinos ?

Il faut créer un dynamisme et avoir la volonté de défendre sa foi comme le don le plus précieux que l’on a. La plus grande pauvreté n’est pas de ne pas avoir d’argent, la plus grande pauvreté de l’homme, c’est de perdre la foi, de ne pas avoir Dieu comme son soutien. Aujourd’hui, l’Occident est le continent le plus pauvre, puisque Dieu n’existe plus et on n’en a pas besoin. Nous sommes pauvres matériellement, mais nous sommes riches de Dieu. La richesse la plus grande, c’est Dieu et la foi. Les évêques devraient promouvoir cette richesse, donner des directives pour accompagner les gens confinés. Certains l’ont fait, il y a eu des messes online et en vidéo. Une messe télévisée est pour les gens malades à l’hôpital, mais quelqu’un qui est bien portant ne peut pas assister à la messe à la télévision. Ce n’est pas une participation, c’est comme si ma maman meurt en Afrique, que je ne peux pas participer à son enterrement et que je vois seulement le film. Est-ce que j’ai participé à l’enterrement de ma maman ? Non. Dieu a besoin d’une relation personnelle, physique, et c’est ça, la messe. Il nous a parlé par les prophètes, mais il a dit : il faut que je m’incarne, il faut qu’on me touche, qu’on me voie, c’est cela l’incarnation prolongée dans l’eucharistie. À distance, ce n’est plus la messe. Cela contribue à détruire la foi, les sacrements, parce qu’il suffit de s’asseoir devant la télévision, mais ce n’est pas participer à la messe. Je peux faire la cuisine, prendre le thé pendant que je regarde la messe.
Au troisième siècle, l’empereur Dioclétien avait interdit la messe, mais des chrétiens en Afrique ont tout de même célébré la messe dans les maisons et ont dit : sans la messe, nous ne pouvons pas vivre. Un chrétien sans l'eucharistie ne peut pas vivre.

C’est absolument ahurissant et incompréhensible que, pendant des mois, on ait cessé de faire des messes et on ait fermé des églises. J’ai vu, en Italie, la police entrer et arrêter une messe. Ce sont des attitudes pas seulement contre le christianisme, mais contre Dieu, on veut couper l’homme de Dieu, mais on n'y arrivera pas. Le Christ a dit « je serai avec vous jusqu’à la fin des temps ». L’Église a traversé beaucoup de crises, mais elle vit encore et vivra. Aucune société, aucune politique, aucune idéologie ne pourra détruire l’Église parce que la présence du Christ est invincible. Elle durera jusqu’à l’éternité. Sa présence physique, visible, c’est l’Église. On ne peut pas séparer le Christ et l’Église.

Que diriez-vous aux lecteurs de Boulevard Voltaire pour leur redonner l’espérance dans le ciel qui leur semble souvent bien obscur ? C’est ce que vous venez de dire, finalement : le Christ ne les abandonnera pas ?

Le soir approche, nous vivons un Vendredi saint. Le Vendredi saint, c’était la fin de la vie de Jésus, la fin du christianisme dès sa naissance. Les apôtres étaient découragés. Ils croyaient que c’était le prophète, le sauveur du monde, mais il était enterré depuis trois jours. Ils étaient découragés, et certains même avaient contribué à la crucifixion de Jésus : l'un l'a vendu, l’autre a dit je ne le connais pas, mais lui n’a pas abandonné son Église. Après sa résurrection, il a à nouveau réuni les disciples autour de l’eucharistie. Il rejoint les disciples d’Emmaüs sur la route, l’air triste et rentrant chez eux. Le Christ reprend alors la catéchèse depuis l’Ancien Testament pour leur montrer comment le Christ devait souffrir. Ils le reconnaissent à la fraction du pain.

Jésus rejoint les chrétiens à la messe, mais si nous abîmons la messe ou la transformons en théâtre, en réunion sociale, le Christ ne va pas nous rejoindre et nous reconstituer comme Église.
Le Christ a également rejoint ses apôtres en Galilée, ils avaient pêché toute la nuit mais n’avaient rien pris. Il leur demande de lancer les filets à droite et ils prennent une grande quantité de poissons. Ils reviennent au rivage et Jésus, qui les avait interpellés, avait déjà préparé du pain et du poisson. Le poisson est le symbole du Christ.
Le Christ réunira son Église, si nous recommençons avec une liturgie sacrée qui n’est pas inventée par l’homme et qui n’est pas humanisée ni horizontale mais qui porte l’homme vers Dieu. Alors, le Christ nous rejoint pour nous donner la mission d’évangéliser et montrer le chemin qui conduit à Dieu. Le Christ n’abandonnera jamais son Église, elle sera toujours là lorsque nous sommes découragés. Nous allons continuer à aider les hommes qui abandonnent l'Église et Dieu.

 

Propos recueillis par Gabrielle Cluzel

 

26 novembre 2021

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