Ynsect : un désastre économique et écologique financé par vos impôts
Le fiasco Ynsect serait-il emblématique de la Macronie ? Cette start-up a été liquidée par voie judiciaire le 1er décembre 2025 et ses salariés ont intenté, depuis, des actions en justice, dont une aux prud’hommes dont la décision est attendue pour le 9 juin prochain.
Une start-up écolo de rêve
Cette société devait pourtant concrétiser le rêve de la « start-up nation », qui avait porté au pouvoir le candidat Macron en 2017, en mettant en pratique le triptyque « innovation, technologie, écologie ».
🇫🇷 French Tech : Ynsect, leader mondial de la production de protéines et d’engrais naturel d’insectes 🦗
“Aujourd’hui, on a une réponse crédible aux enjeux de nutrition, de santé et de souveraineté alimentaire”
💬 Antoine Hubert, DG d’@Ynsect
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— BFM Business (@bfmbusiness) March 29, 2022
La société avait été créée le 4 octobre 2011 par quatre scientifiques français, militants écologistes revendiqués, avec pour promesse de « réinventer la chaîne alimentaire » grâce à un ingrédient miracle : l’insecte, au départ utilisé pour fabriquer de l’engrais et de l’alimentation pour le bétail. Plus tard, Ynsect avait diversifié son activité en proposant de l’alimentation pour les chiens, mais aussi les humains.
La nourriture de demain: On s'est rendu au salon de l'agriculture pour rencontrer Ynsect, la startup qui veut changer nos habitudes alimentaires 🦗
À ce sujet — Insectes : le ver est dans la farine
➡️A quantité de protéines égale, les insectes c'est 100 à 1000 fois moins d'espace que l'élevage de volaille
🎙️@jrmybrno pic.twitter.com/BKoYriWUFn
— BFM Business (@bfmbusiness) March 2, 2022
À l’époque ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili ne tarissait pas d’éloges pour cette start-up française alignée « avec le souhait de l’Union européenne de contrer la déforestation, notamment en trouvant des alternatives à la protéine de soja pour nourrir le bétail ». Pour le ministre écologiste, Ynsect était même « un exemple d’entreprise permettant la réindustrialisation et la création d’emploi, tout en opérant la transition vers une réglementation plus respectueuse de l’environnement ».

Capture d'écran https://www.ynsect.com/fr/
Ynsect était un projet idéologique et sa direction avait la foi, multipliant les investissements : une première ferme productrice près de Dôle (Jura), puis une usine de 45.000 m2 près d’Amiens (Somme), avant des acquisitions d’autres sites à l’étranger, aux Pays-Bas et aux États-Unis, notamment.
Un cauchemar très coûteux
Mais bientôt, plus rien ne s'est passé comme prévu. Dès 2022, l’activité n’arrivait plus à être rentable. La direction avait beau invoquer l’impact de la pandémie du Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il s’est avéré que sa production n’était pas rentable et ne trouvait le plus souvent pas, non plus, son public. Cette année-là, pourtant, la direction se vantait de pouvoir élever ses insectes sur un espace de cent à mille fois plus réduit que pour la production de volaille. Mais la réalité était moins reluisante. Les coûts de production étaient trop souvent sous-évalués, comme celui des aliments pour saumons et crevettes d’élevage, bien supérieur à celui des farines de poisson qu’Ynsect prétendait concurrencer. Quant à l’alimentation humaine, elle n’a jamais trouvé son public : les amateurs d’insectes ne se bousculaient pas au portillon.
Le manque total de clairvoyance et d’études approfondies préalables a conduit la société à une fuite en avant qui l’a menée à se perte. En voulant grandir vite, Ynsect s’est endettée tout aussi rapidement. Le 26 septembre 2024, l’entreprise, incapable d’enrayer sa spirale déficitaire, a été placée en procédure de sauvegarde et cherchait un repreneur. Mais le 17 février 2025, date de la limite des candidatures, aucun candidat potentiel ne s’est présenté, personne ne souhaitant investir dans un projet dont tout observateur sérieux a compris qu’il n’est qu’une lubie idéologique sans avenir. Le 3 mars 2025, Ynsect a alors été placée en redressement judiciaire, provoquant en juin le licenciement de plus des deux tiers de ses 200 employés. Mais rien n’y fait : début décembre dernier, sa mise en liquidation a sonné la fin de la récréation, envoyant le reste des employés chez France Travail.
Un scandale à 148 millions d’euros pour le contribuable
Quand l’arnaque Ynsect est devenue avérée, l’écologie politique et plus largement la gauche se sont retournées contre leur idole d’hier. Début janvier dernier, France 3 diffusait un reportage vidéo du média écologiste Vakita reprenant, notamment, des images tournées par un employé d’Ynsect dans l’usine de la Somme entre 2023 et 2025. Le résultat est sans appel. Depuis longtemps, déjà, en butte aux difficultés financières dues à des activités déficitaires, Ynsect n’entretenait plus son site industriel. « Des fuites partout. Asticots et poussières s'échappent des circuits. Dans leur chute constante, ils souillent les machines et le sol à chaque étage de la ferme verticale », explique le narrateur, images à l’appui. « Certaines installations sont rafistolées au ruban adhésif. Le désastre attire les araignées, les oiseaux, les mouches, les rats. »
Scandale écologique et sanitaire, Ynsect s’avère aussi un désastre économique et une arnaque financière. Dans son édition du 23 décembre, le Journal officiel avait déjà publié une question écrite de François Ruffin, député (Écologiste et social) de la Somme, qui interrogeait le ministre de l'Économie et des Finances « sur le rôle de l'État dans le fiasco industriel d'Ynsect ». Malgré « plus de 600 millions d'euros levés, 360 emplois viennent en effet d'être supprimés chez Ynsect », dénonçait-il, réclamant une enquête. Depuis, d’autres voix se sont élevées, comme celle du sénateur (socialiste) de la Somme, Rémi Cardon, pour demander des comptes à Bercy, Ynsect ayant pu financer en partie sa cavalerie financière en bénéficiant de 148 millions d’euros d’argent public, via BPI France (Banque publique d’investissement).
Une fois encore, l’écologie politique a montré que son inutilité manifeste n’avait d’égal que son coût, y compris pour les Français.
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45 commentaires
Une fois de plus les écolos débilos ont frappé avec notre argent.
Des débiles…vraiment
Certains n’ont pas perdu dans ce fiasco. Quand il y a de l’argent public à bouffer, les écologistes et les socialistes le sentent comme les mouches sentent une charogne.
L’écologie politique c’est aussi le socialisme et le résultat socialiste en économie on connaît, c’est la dépense que de la dépense ces gens ne savent pas gérer c’est pas nouveau.
Un non sens écolo de plus.
Les écolos critiquaient l’élevage en batterie pour les poulets, mais l’élevage en batterie, dans des boites ou des cages, des insectes les ravissait. Une contradiction verte de plus.
Avaient-ils seulement demandé par un sondage ce que les consommateurs pensaient de leur projet : à la sortie d’un super-marché, j’imagine que la réponse à la question : « seriez-vous prêt à consommer des cafards, des termites ou des punaises de lit ? » leur aurait évité le plongeon.