La Suède durcit l’accès à la citoyenneté
Il sera désormais plus difficile d'accéder à la citoyenneté suédoise. En effet, une nouvelle législation va entrer en vigueur, le jour de la fête nationale suédoise. Au programme : tests de langue, exigence de revenus minimums, examens de culture et même aides au retour. Cette nouvelle législation s’appliquera de façon rétroactive aux personnes qui ont déjà déposé un dossier conforme - une première, en Europe. Près de 100.000 individus en attente d’un passeport sont concernés. « Au niveau mondial, l’un des facteurs principaux d’attractivité migratoire est sans conteste la facilité d’accès à la citoyenneté », analyse Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, joint par BV.
Dorénavant, il faudra également justifier non plus de cinq ans mais huit ans de résidence dans le pays. En outre, les candidats devront bénéficier d’un revenu d’au moins 20.000 couronnes suédoises par mois, soit l’équivalent de 1.900 euros bruts. Ils devront également ne pas avoir vécu d’aides sociales au cours des trois dernières années. Ces mesures s’inscrivent dans un tournant pour le pays : « La question de l’immigration a été au cœur du scrutin, lors des dernières élections en Suède », explique Nicolas Pouvreau-Monti. Cela explique en partie l’arrivée au pouvoir du parti Démocrates de Suède, qui se décrit comme un « parti socialement conservateur avec une base nationaliste ».
Une aide au retour
De fait, Stockholm prolonge un virage déjà amorcé par le gouvernement. À partir de maintenant, le pays expulse les déboutés du droit d’asile et va même jusqu’à proposer 34.000 euros aux immigrés acceptant de quitter volontairement le pays. « La Suède était moins restrictive que la France, et finalement, elle l’est devenue plus. Elle nous a doublé en termes d’exigences », analyse Nicolas Pouvreau-Monti.
Portées par le gouvernement d’Ulf Kristersson, ces nouvelles règles proviennent d’un contrat de coalition signé entre les forces politiques conservatrices du pays avec la droite. L’accord Tidö, sorti en 2022, prévoyait déjà un virage à droite en consacrant 19 de ses 62 pages à l’immigration et l’intégration. Il incarne une promesse tenue, en amont des prochaines élections législatives qui auront lieu le 13 septembre. « Nos règles en matière d’immigration ont longtemps été trop laxistes. Il nous faut les resserrer pour rattraper notre retard sur l’intégration », explique Ingemar Kihlström, député chrétien-démocrate de la majorité.
La nouvelle Suède
La question identitaire revient ainsi sur le devant de la scène. Comme l’explique le directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, « entre 7 et 10 % d’immigrés ont acquis la nationalité en Suède, durant la dernière décennie, contre 2 % en France, soit 4 fois plus ». En une génération, le pays a connu une mutation démographique sans nulle autre pareille en Europe. Selon les estimations, près d’un habitant sur quatre est soit né à l’étranger, soit issu de deux parents nés hors de Suède. Dans la banlieue de Rinkeby, un quartier du district de Järva à Stockholm, ce chiffre grimpe même à 90 %. Les mesures qui entrent en vigueur espèrent freiner le développement de cette « nouvelle Suède ».
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20 commentaires
Ils auraient donc enfin compris ?
Il ne faut pas se réjouir trop vite de cette nouvelle orientation prise depuis les dernières élections générales en Suède. En effet, la Cour européenne des droits de l’homme veille et s’efforcera d’imposer une jurisprudence particulièrement hostile à toute souveraineté nationale s’agissant du droit des étrangers.
On lira avec intérêt l’étude faite par Nicolas Bauer (Centre européen pour le droit et la justice ECLJ) parue récemment sous le titre : « L’expulsion des étrangers délinquants et criminels à l’épreuve de la jurisprudence européenne ».
Je précise : cet article déjà paru dans les revues juridiques se lit vite, bien, et présente la situation de façon claire et concise.
Mais il faut lire ! surtout à notre époque où les gens ne lisent plus « pour cause d’internet ».
Il n’y a que Macron qui trouve que l’immigration sans limite est positive et enrichit la France… D’ailleurs les chiffres le prouvent le chômage augmente, le nombre de personnes aux aides sociales augmente, le nombre de pauvres augmente. C’est tout à fait vrai on a besoin de manœuvre supplémentaire… Ce qui m’étonne ce qu’il suffit de regarder les files d’attente à la CAF à pôle emploi dans les services d’aides sociaux et toutes les associations que la France va mal. Que la France s’enfonce. Mais bien évidemment tous les médias à l’ordre de Macron disent le contraire et le français moyen incapable de réfléchir par lui-même croît ces anneries
En voilà un bon exemple à suivre
Pas si sûr GolfRomeo. Voir ma réponse du 6 juin à 9 heures 09.
Les Bisounours suédois changent enfin de camp.
C’est bien gentil de donner 34000€ pour quitter la Suède. Et ils vont où, certainement pas dans leur pays d’origine. Ils tentent leur chance ailleurs en Europe et finissent bien par trouver un pays qui leur donnera une nationalité européenne. Et après la Suède sera Gros-Jean comme devant.
C’est possible, Jacques62 mais cela dépend.
Cette politique réussira lorsque les pays signataires de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme auront réussi à faire adopter en Conseil de l’Europe un protocole de la Convention qui limite les pouvoirs de la Cour européenne en matière d’immigration, d’entrée, et séjour des étrangers sur le fondement de l’article 8 de cette Convention. Et au cas où ce protocole ne serait pas adopté, il faudra songer à dénoncer cette Convention.
Qui de TOUS les partis représentés au Parlement réfléchissent à cette solution « européenne » (souverainiste en fait) ?
Enfin les pays bougent. En France, on attend toujours
Oui, en France on attend toujours car AUCUN parti représenté au Parlement ne souhaite définir les principes du souverainisme. Et puis il faudrait aussi que nos concitoyens se réveillent, et ne jouent pas aux assistés comme au temps de la crise sanitaire.
CITOYENNETE SUEDE
Identite, Nationalite, Citoyenneté et être suédois, français, …
SUEDE SUISSE
Les conditions pour obtenir la nationalité suisse sont intéressantes. Cela se trouve tout seul sur le net.
Ils peuvent durcir! avec la libre circulation des personnes et la distribution quasi automatique de nationalité dans les autres pays d’Europe, ça les submergera tôt ou tard. Les vrais responsables de cette déchéance de l’Europe sont les distributeurs de passeport et ça piétine aussi les pays qui ont encore de l’amour propre comme la Suède!
ON évite de pleurnicher. Les solutions existent. Encore faut-il le vouloir (représentants de la Nation ET nos compatriotes redevenus citoyens). Voir ce que j’écris à Jacques62 ce 6 juin à 9 heures 13.
La remigration va devenir une cause européenne.
Une pétition pour imposer un débat a Bruxelles circule.
Depuis le 2ème congrès européen sur la remigration.
Il faut un million de signatures de citoyens européens pour permettre un débat au parlement européen au sujet de la remigration .
Le thème repris par des partis pesant de 15 à près de 40 % des voix, du FPÖ à Chega , Afd et Vox.
Passer par les partis politiques ou les pétitions ne suffira pas. Il faut faire un véritable « saut qualitatif » en cette matière : voir mon message du 6 juin à 9 heures 09 et ma réponse à Jacques62 à 9 heures 13.
Mais la France multiplie l’installation de distributeurs automatiques de nationalité française .
Ce que dit fort bien Marion Maréchal.
Cessons de distribuer la nationalité française comme des bonbons.
Supprimer le droit du sol
Bof !
Ce que dit Mme Maréchal est un peu court. On aimerait une déclaration très étayée sur le sujet (pas seulement des déclarations à l’emporte-pièce qui ne ressemblent qu’à de « la com' ». Non le droit des étrangers n’est pas un « plan com’ » . C’est une politique publique d’abord.
Et non seulrment c’rst gratuit, mais on « subventionne » les candidats. On est les meilleurs.