Jean-Michel Blanquer

On ne peut mettre en doute la sincérité du ministre. Sa ferme réaction à la campagne de la FCPE présentant, sur une affiche, une femme voilée déclarant « Oui, je vais en sortie scolaire, et alors ? » en témoigne.
On peut comprendre que les personnels concernés se demandent si le ministre ne se moque pas d'eux.
Les sessions « normales » sont loin d'être irréprochables : barèmes laxistes, harmonisations toujours vers le haut, objectif utopique de conduire 80 % d'une classe d'âge au baccalauréat.
À constater le degré de mauvaise foi de notre République, on a le droit de s'interroger : le Président doit-il encore ouvrir la bouche ?
Emmanuel Macron n'a pas pu s'empêcher de revenir sur les dernières fausses notes de son année scolaire...
Fidèle à la stratégie d'Emmanuel Macron contre les gilets jaunes, le ministre Blanquer joue l'opinion contre les enseignants.
Pour le français, il est loin, le temps où on sanctionnait de –4 points une faute de grammaire...
La première tâche du professeur de philosophie n’est-elle pas d’initier à l’ouverture d’esprit ?
Le ministre de l’Éducation nationale vient d'annoncer un élargissement du cercle des auteurs enseignés en classe de philosophie.
Quels que soient les chiffres avancés par le ministère, les réalités vécues sur le terrain sont là : des pointes de grévistes à 50 % dans certains lycées de région parisienne...
En bien des points, Blanquer n’est pas le destructeur de l’esprit 68 mais bel et bien un énième catalyseur.
À supposer qu'un tel mot d'ordre soit décidé, il est peu probable qu'il soit massivement suivi.
Rappelons tout d’abord le début de l’article 2 de notre Constitution : « La langue de la République est le français. »
L'École que nous prépare M. Blanquer et sa philosophie molle à l'égard de l'islam ne sont pas celles de la confiance. Et encore moins du courage.
Jean-Michel Blanquer a utilisé le mot qui fâche. Salafiste. Un mot qui lui vaut un procès en diffamation.
Le bilan objectif, c'est que Jean-Michel Blanquer, loin d'avoir pris le contre-pied de ses prédécesseurs, poursuit, parfois plus habilement, mais plus brutalement aussi, le grand sabordage de l'Éducation nationale.
En définitive, des Albert Camus ou des Pierre Bérégovoy ne seront plus en mesure d’éclore.
Vendredi soir, comme des centaines de milliers d'autres enseignants, j'ai trouvé dans ma boîte mail un message du ministre.
La cohérence est revenue et, avec elle, le sentiment qu'on a enfin un ministre digne de cette fonction.
Vous tous, belles âmes bien-pensantes qui, en 2012-2013, dénonciez la Manif pour tous comme hurlant à un loup qui ne viendrait jamais, assumez-vous plutôt des erreurs ou alors des mensonges ?
D’accord pour le drapeau tricolore, mais alors pavoisons aussi nos classes avec le drapeau européen ! On se disait, aussi…
Qui ne voit, s'il a un peu de bon sens, que trop d'hétérogénéité nuit à l'efficacité pédagogique ?

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