[SANTÉ] Loi fin de vie : et maintenant la « démocratie sanitaire »
Même sanitaire, elle a bon dos, la démocratie ! Voilà la dernière trouvaille de M. Jonathan Denis, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), pour justifier la légalisation du droit au suicide assisté et à l’euthanasie. Comme elle est merveilleuse, la loi qui permettra, d’après lui, à chacun de devenir un « acteur de sa santé » en se supprimant !
Depuis plusieurs jours, des opposants à l’aide active à mourir semblent découvrir l’existence de la démocratie sanitaire. Cela en dit beaucoup sur leurs arguments et la place qu’ils laissent à la parole de la personne malade.
La démocratie sanitaire recouvre les droits des…— Jonathan Denis (@JonathanDenis) July 6, 2026
La manipulation des mots
C’est un moyen très efficace pour inverser les valeurs, endormir les consciences et faire passer comme positive la dissolution d’un concept civilisationnel qui a plus de 2.000 ans. Hippocrate écrivait, dans son serment qui est encore prêté par les étudiants, le jour de leur thèse : « Je ne donnerai à personne un médicament mortel, même si on m'en fait la demande, et je ne prendrai pas l'initiative d'une telle proposition. » La forme actuelle reste très claire : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Mais aujourd’hui, en donnant légalement la mort, on serait un acteur de santé ! Autrement dit, la santé, c’est la mort ! Il fallait oser ; M. Denis l’a fait. Il existe une autre manipulation sémantique grossière : le droit de mourir dans la dignité qui donne d’ailleurs son nom à son association !
Une fausse notion de la dignité
Dans la notion moderne de la dignité, l'on n’est digne que si l’on est présentable. Lorsque les fonctions intellectuelles déclinent, que les sphincters se relâchent, il est temps de se faire éliminer avant d’avoir perdu complètement sa dignité, qui n’est plus qu’un synonyme de l’autonomie. Cela aboutit à considérer la personne vulnérable comme un déchet indigne dont il faut se débarrasser. Dans la conception classique de la dignité ontologique, on prend soin de la personne jusqu’au bout. On donne le meilleur de soi au plus faible au lieu de se débarrasser de « l’encombrant » sous un faux prétexte humaniste ou pour faire des économies, comme cela a déjà été chiffré au Canada. Le soin bienveillant jusqu’à la fin, c’est ce qui se pratique dans les services de soins palliatifs dans lesquels l’objectif n’est pas de faire mourir les patients dans la souffrance, comme essaie de nous le faire croire une certaine propagande, mais bien au contraire de les accompagner jusqu’au bout sans les abandonner en chemin. C’est cela, aussi, la civilisation !
À ce sujet — [SANTÉ] Jean-Luc Romero et Jonathan Denis : derrière l’euthanasie, l’autre activisme woke
Autre mensonge : la démocratie sanitaire
Est sanitaire ce qui est relatif à la conservation de la santé, mais, pour M. Denis, est sanitaire ce qui provoque la mort ; nous avons vu sa curieuse conception de la santé. Mais nous allons nous pencher, également, sur sa conception de la démocratie. Même si je suis personnellement choqué que l’on mette aux voix la mise à mort des plus faibles, un référendum, refusé récemment par le Conseil constitutionnel, aurait été plus démocratique. Le «délai de rétractation » minimal après une demande d’euthanasie sera de quarante-huit heures après la décision médicale alors qu’il est de quatorze jours en cas d’achat sur Internet, et le contrôle juridique du respect de la procédure aura lieu… après l’exécution.
Contrôle a posteriori : encore une aberration de cette loi Falorni.
Et si la procédure n'a pas été respectée, que fait-on ?
On ressuscite le malade ?Ce matin sur @Frontieresmedia pic.twitter.com/aOB4mztuEK
— Marie-Lys Pellissier (@MarieLys_Pell) July 6, 2026
Tout cela est-il bien conforme au respect des libertés fondamentales que l’on attend d’un État de droit ? Les professionnels de santé pourront, pour le moment, exciper d’une objection de conscience à l’euthanasie, mais les centres de soins seront contraints à sa pratique ou à celle du suicide assisté. Certains établissements confessionnels, comme les Petites Sœurs des Pauvres, devront donc mettre la clef sous la porte ou être hors la loi. Ailleurs, on recrutera de préférence des professionnels non objecteurs ; je crois que l’on appelle cela de la discrimination et que c’est particulièrement mal vu, aujourd’hui, dans les sociétés qui se disent ouvertes. L’injonction d’euthanasie s’imposera inévitablement pour ceux qui se sentent un fardeau pour leur entourage, alors que le rôle d’une société démocratique, ou du moins civilisée, reste avant tout de protéger les plus faibles.
La victoire de l’idéologie contre la réalité du terrain
Toutes ces lois sont faites ou réclamées par des gens qui n’ont qu’une connaissance très théorique du problème. M. Denis a-t-il déjà visité un centre de soins palliatifs ? Claire Fourcade, lorsqu’elle était présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), l’avait proposé à de nombreux députés et hommes politiques - sans succès. Elle a parcouru les commissions et les couloirs des ministères pour n’être écoutée que très distraitement par ses interlocuteurs. Les idéologues préfèrent travailler sur dossier et sur des concepts abstraits, c’est moins salissant. On peut aujourd’hui mourir naturellement, sans souffrance, et entouré de l’amour des siens, et la loi à venir sur l’euthanasie n’a pas grand-chose à voir avec la démocratie ni avec la santé.
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24 commentaires
Chaque loi a ses dérives, ses abus et son commerce, le monde est ainsi fait ! Sauf que là, on ne parle pas d’une loi sur les casques en trotinette, on parle de donner la mort. A chaque fois que j’entends parler de cette loi, je pense au commerce du changement de sexe en France avec aucun suivi psychologique des patients et vite expédié pour rapporter un maximum d’argent (beaucoup de trans sont des dépressifs morbides) . Je me trompe peut être mais j’en doute sérieusement et les morts ne se plaindront pas après pour le coup!
Organiser sa mort sera peut-être le seul moment que ce pauvre homme pourra interpréter comme l’impression d’être digne….
Je n’ai jamais compris comment on peut être pour l’euthanasie et la mise en place de loi pour aider à mourir et être contre la peine de mort…
Bientôt en France retraite à 67 ans, euthanasie à 70…
Et donc , cher monsieur , cher carholique j’imagine respectueux de Vatican II , qu’allez vous faire concretement quand tout le poids de cette loi infernale s’imposera à votre service ?…..
Monstrueux
Ce président est le liquidateur du peuple français, il suffit que Mélenchon vienne au pouvoir pour terminer le travail : les pompes funèbres !
Cela me fait tristement penser à la période révolutionnaire où la machine à tuer la guillotine fonctionnait à plein temps
Vous aurez remarqué que Macron excelle dans l’organisation des évènements funèbres et je pense que sa reconversion est toute trouvée: entreprise de pompes funèbres. D’ailleurs il a déjà fait fort en enterrant la France.
Relisons le serment d’Hippocrate .
Le problème de fin de vie n’est pas du tout abordé par Hippocrate et il date de 2300 ans !
On ne peut absolument pas en tirer de conclusions pour notre époque. C’est presque aussi
dépassé que l’Ancien Testament ! et même du Nouveau !
La drogue est elle à mettre dans cette catégorie « sanitaire » ?
Bonne question ! en effet, la drogue est un moyen moderne de se suicider à petit feu, et
bizarement, ça n’a pas l’air de déranger les donneurs de leçon anti euthanasie … J’ai fait appel
à un vétérinaire pour euthanasier mon chien que j’adorais mais qui, trop vieux, souffrait trop…
Et nous, humains, on n’aurait pas droit à cette pitié ? Le monde est dingue !
La définition de la Santé selon l OMS est : le silence des organes. La mort est aussi le silence des organes. La Santé est donc la mort . CQFD.
Badinter avait argumenter l’abolition de la peine de port au nom de l’erreur judiciaire, hélas possible !
Et si demain on trouvait le remède miracle pour soulager, voire guérir la maladie de Charcot (entre autres) !
Comme pour la Loi VEIL, le problème se sont. surtout les dérives inévitables.
La loi CLEYS-LEONETTI de 2016 suffisait largement, que de temps perdu en débat stérile, alors que nos enfants sont en danger : ce devrait être la priorité, n’est-ce pas Monsieur le Président.
A croire que les mauvaises nouvelles s’accumulent sur votre fin de règne : c’est la guigne !
Ce monsieur Jonathan Denis n’a pas réfléci sur le temps long car un jour ce sera lui qui deviendra l’encombrant.
Je suis pas un Saint loin s’en faut, mais quand ma femme, aide soignante m’a demandé si on pouvait accueillir sa mère, à qui la médecine donnait deux ans, chez nous, j’ai dit oui de suite.
C’est pas facile de s’occuper d’une dame âgée, il faut gérer ses absences faut lui parler, tout le temps et de n’importe quoi pour éviter ces absences justement,
La maladie progresse, du déambulateur on passe à la chaise roulante, le lit devient médicalisé…
Mais voilà, deux ans, et j’accuse pas les médecins pour moi ils étaient de bonne foi, on en a ajouté 18 !
Évidemment c’est compliqué, ma femme devant être avec sa mère elle ne pouvait plus prendre d’autres patients, et bien j’ai bossé encore plus et c’est pas un drame.
Et on en a gagné des Noël et des anniversaires, la douleur ça se traite mais ma belle-mère s’est éteinte entourée des siens et dans un cadre bien plus agréable pour elle qu’une chambre d’hôpital.
C’est pas faisable pour tout le monde, nous on a eu la chance d’avoir les moyens, la place mais oui, on partait plus en vacances et nôtre vie était suspendue à celle de la maman de ma femme … La belle affaire.
Alors savoir que ce monsieur parle de dignité ça me fait rire jaune car il ne vaut pas mieux vis à vis de ses parents que ces gens qui vont vous dire « Ben oui on a attaché le chien à un arbre … Mais on avait pas le choix, on trouvait pas de gîtes qui accepte les chiens pour les vacances »
En tout cas je suis heureux de ne pas faire partie de la famille de ce type mais qu’il change le nom de son association, « le cercle de ceux qui décident qui mérite de vivre » ça aurait l’honnêteté de nommer clairement les choses.
Mais faîtes attention si vous avez un proche autiste ou trisomique car dans très peu de temps ce monsieur pourra décider QUI est utile et là l’État ressortira les wagons à bestiaux.
PS j’assume mes propos alors la modération j’en ai un peu marre.
Bravo à vous !
Bravo et respect!
Désolée mais demander à mourir n’est pas « agir sur sa santé ». Avoir accès à des soins palliatifs, être entouré, ne pas souffrir, ça c’est partir dignement. Les malades ne demandent rien de plus.
« A weil, la mort dés la conception, à macron la mort en fin de vie, il n’y a que badinter qui a lutté pour protéger la vie………….des assassins » !
Eh bien oui….
C’est le syndrome pédant du pouvoir actuel qui se répand dans toutes les administrations: répandre une morale déconnectée et inutile de manière répressive et exhaustive sur tout et surtout rien!
Dans l’administration, plus vous êtes placé haut dans la hiérarchie, plus vous vous occuperez de la propreté et du garage dans le bon sens des voitures, du chauffage, de la canicule, des espaces entre les bureaux, des ventilateurs, des feuilles à ramasser, de l’élagage,etc…certainement en rapport au cursus universitaire conséquent.
Les choses importantes sont réglées par les subordonnés, ce qui explique presque le problème de toute la France actuelle, de la santé à la justice en passant par la politique, tout fonctionne à l’envers…
Un fou de plus dire des phrases comme celle là pour l’euthanasie « ACTEUR DE SA SANTE », un grand ami de MACRON sûrement