Pluralisme en berne, à France Inter : l’Arcom aux abonnés absents ?

Les derniers chiffres dévoilés par l’Arcom alimentent le soupçon d’une antenne publique confisquée par la gauche.
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C’est ce que certains dénoncent comme la privatisation idéologique d’une antenne publique. Il y a quelques jours, l’Arcom a publié son décompte des temps de parole du mois d’avril 2026, média par média. Le document, parfaitement inexploitable en l’état, a été passé à la moulinette par Tous fichés, initiative citoyenne indépendante qui se donne pour mission de rendre transparent le « pluralisme politique ». Ses conclusions sont sans appel : les partis de gauche (PS) et d’extrême gauche (LFI, PCF) y ont été « surexposés », tandis que d’autres mouvements, comme le RN, ont été « sous-exposés ». « La radio a accordé une large part de son antenne à la gauche (PS, PCF, LFI) au détriment des autres partis », commente, sur X, Tous fichés.

Sur l’ensemble de l’année, néanmoins, les déséquilibres tendent à se lisser. Comment la radio y parvient-elle ? Par un joli tour de passe-passe : elle concentre le temps de parole des représentants du RN la nuit, essentiellement entre minuit et 6 heures du matin. Ni vu ni connu, je t’embrouille.

Un sentiment d’impunité justifié

Il y a quelques mois, à peine, l’audiovisuel public avait été malmené par la commission d’enquête menée par le rapporteur Charles Alloncle. Le grand public avait découvert à cette occasion les gabegies ahurissantes, mais aussi et surtout la mainmise de la gauche culturelle sur un empire médiatique financé par l’impôt de tous les Français. De quoi inciter Radio France à corriger le tir et à mieux respecter son cahier des charges ? Pensez-vous. Le groupe s’est arc-bouté sur ses positions, a rejeté en bloc toutes les accusations et s’est encore radicalisé dans son idéologie. Patrick Cohen continue de tirer à boulets rouges sur la droite et des chroniqueurs militants, comme l’influenceur Merwane Benlazar, ont toujours micro ouvert sur France Inter.

Que fait l’Arcom contre ce militantisme manifeste ? La question se pose, tant France Inter semble étrangement épargnée par l’autorité de régulation. Nous avons contacté cette dernière et lui avons demandé si des sanctions seraient prises contre la radio publique, après la publication des derniers temps de parole et la révélation des méthodes employées pour gonfler la représentation du RN à l’antenne. Nous attendons avec impatience ses réponses à nos questions. « Il en a fallu bien moins à l'Arcom pour mettre en demeure CNews sur une observation d'un mois et une règle jamais écrite, s’indignent certains observateurs, sur les réseaux sociaux. Mais pour l'audiovisuel public, le régulateur regarde ailleurs. »

Une antenne d'ores et déjà privatisée

Ce n’est pourtant pas la première fois que France Inter est attrapée la main dans le sac. De précédentes études avaient déjà mis en évidence le manque de pluralisme qui caractérise la radio publique. Il y avait aussi eu l’affaire Legrand-Cohen, qui avait mis au jour les manigances d’une petite caste politico-médiatique bien décidée à user de tous les leviers à sa disposition pour faire triompher le PS aux élections. Éloigné des antennes de Radio France sous la pression, le journaliste Thomas Legrand assume désormais plus ouvertement, encore, son positionnement politique : il s’est rendu, début juillet, à La Charité-sur-Loire afin d’y animer un débat entre plusieurs figures de gauche et d’extrême gauche...

À droite, certains ne tolèrent plus ce scandale démocratique et demandent la privatisation de Radio France, et notamment de France Inter. Il apparaît pourtant que ces antennes sont déjà privatisées. En effet, elles ont bel et bien été prises en main par un petit collectif dont les membres partagent les mêmes opinions et les mêmes intérêts. Mais à la différence des autres groupes privés, celui-ci est financé par l’impôt des Français…

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

21 commentaires

  1. Pluralisme en berne, à France Inter : l’Arcom aux abonnés absents ? … Ce n’est plus une question depuis longtemps, mais une certitude et cela mérite un point d’exclamation !

  2. Il n’y a rien de neutre dans notre pays dès qu’un gauchiste a un peu de responsabilité! Mais pourquoi pas, ça rend nos convictions plus fortes, notre fidélité à toute épreuve

  3. L’ARCOM, structure aux mains du PS et de la gauche en général, devient de plus en plus le Ministère de la Vérité et de l’Ordre Moral, modifiant les règles à sa guise, inventant de nouveaux critères de censure et fixant les orientations politiques que doivent respecter les médias (même privés) cela hors de tout contrôle démocratique. Elle s’enivre de son pouvoir pratiquement illimité comme toute police politique agissant sans contrôle.

  4. Ne demandons pas à l’Arcom de faire des choses pour lesquelles elle n’a pas été créée ! Sa mission est exclusivement de surveiller et sanctionner tout ce qui est de droite ou plus exactement tout ce qui est à droite du centro-socialo-macronisme. Pour le reste, il y a bien longtemps que toutes les autorités de l’audiovisuel qui se sont succédées ont convenu qu’il n’y avait pas et qu’il n’y aurait jamais matière à problème ou sujet de préoccupation.

  5. France inter, france info et toutes les chaines publiques sont à privatiser d’urgence et l’arcom à supprimer.

  6. Commençons à supprimer tous ces « services  » de surveillance qui sont politisés à gauche et qui vivent très bien avec des impôts des gens de droite !!

  7. Il ne fait pas partie du régalien de s’occuper des médias. Nous n’avons pas à financer des télévisions et des radios.
    En plus pour les islamos gauchistes qui s’inquiètent, il y a suffisamment de milliardaires de gauche pour racheter France TV et Radio France. Le problème c’est qu’ils perdraient tous leurs avantages qui ont été octroyés parce que média du « service public »
    La question n’est plus de savoir si France TV et Radio France sont de gauche, c’est acté, nous savons qu’ils sont de gauche avec un parti pris évident, la question est de savoir si les Français doivent financer ces services de propagande. Petit rappel en ces temps de chaleur, le budget d’un an octroyé à France TV et Radio France permettrait de couvrir la climatisation de l’ensemble des hôpitaux de France…
    C’est là qu’on voit où sont les priorités du gouvernement, financer la gauche ou le bien des Français ? Apparemment pour Macron le choix est vite fait !

  8. L’arcom est un levier important pour la gauche, capable de faire fermer un chaine télévisuel qui dérange la gauche et ne fait que gronder les chaines publiques sans conséquences quant elle dérapent.

  9. Quand donc les français vont ils se rebeller ? 2027 était l’occasion rêvée mais un piège grossier risque de l’annuler par action conjointe de l’Europe dictatoriale et la gauche pourrie jusqu’à l’os. Je sens le pire arriver.

  10. France Inter est présumée innocente , comme marine Le Pen. Les fonds publics sont bien gardés et l’arcom veille.

  11. Privatisée avec notre pognon, drôle de conception !
    Les COHEN, LEGRAND et leurs copains, soit disant, humoristes commencent à avoir la trouille.
    Ils vont donc continuer à déverser, ad nauseam, leur fiel sur tous ceux qui ne pensent pas comme eux et ils sont de plus en plus nombreux, en particulier, sur CNEWS, qui aurait tout intérêt à élever le débat et non pas à sombrer dans la critique systématique de ceux qu’il dénonce.
    Hier, MIDI NEWS et l’heure du PRAUD n’ont pas été à la hauteur, commentaires affligeants des modérateurs, des reporters et cerise sur la gâteau, la poursuite de la voiture de M LE PEN dans tout Paris avec une moto : quel dépense d’énergie et de fric pour rien.
    Oui, CNEWS est nécessaire, mais pourrait faire tellement mieux !

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