La présence controversée de Zohran Mamdani aux commémorations du 11 Septembre
Ce vendredi 11 septembre, les États-Unis commémorent les 25 ans de l’attentat islamiste du World Trade Center. Un drame humain et national qui, cette année, se teinte d’une nouvelle polémique liée au maire de New York, Zohran Mamdani, dont la présence est dénoncée par certains aux commémorations. En effet, explique Fox News, une pétition lancée par des familles de victimes a réclamé le retrait du maire de New York des cérémonies officielles en raison de « ses positions publiques et [de] son association avec des figures politiques radicales ».
Une présence polémique du maire de New York
L’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York, en novembre 2025, avait déjà été accompagnée de son lot de polémiques : incarnation d’un progressisme résolument ancré à gauche, son arrivée à la tête de la Grosse Pomme marquait un tournant idéologique qu’il avait lui-même tenu à souligner. « Je suis musulman. Je suis socialiste démocrate. Je refuse de m’en excuser », avait-il ainsi déclaré, dans son discours de victoire. Qu’on ne s’y trompe pas : loin de remettre en cause sa religion ou ses origines, les familles de victimes demandent son retrait des cérémonies officielles de commémoration, non parce qu’il est le premier maire musulman de New York, mais bien à cause de ses positions et de ses décisions politiques.
Lancée à l’initiative de Giovanni Galante, veuf de l'une des victimes, la pétition recueille, à l’heure où ces lignes sont écrites, près de 110.000 signatures. Rappelant le drame humain et national causé par les 19 terroristes islamistes d’Al-Qaïda et l’élan de solidarité qui a traversé le pays tout entier, les signataires expliquent que les commémorations ont pour but de se recueillir, de redire chaque année « plus jamais ça » et de se rassembler autour d’« un temps de mémoire fondé sur des valeurs américaines partagées : le respect des victimes, la reconnaissance de la gravité des attentats et le rejet sans équivoque des idéologies ayant alimenté une telle violence ».
Or, continuent-ils, des « familles des personnes assassinées le 11 septembre [expriment leur] inquiétude quant à l'éventuelle participation de Zohran Mamdani aux cérémonies du 25e anniversaire » à cause de « prises de position publiques, [de] fréquentations et [de] réactions de M. Mamdani face à des discours perçus par beaucoup comme hostiles à ces valeurs communes ».
À cause de prises de position et d'accointances controversées
Et la pétition dresse une liste de ces prises de position ou de ces accointances qu’elle juge problématiques. Elle commence par dénoncer « une réticence perçue à condamner clairement et sans équivoque des slogans tels que "mondialiser l'Intifada" » ou encore « un soutien ou des liens avec des individus dont les déclarations publiques ou le parcours sont perçus par les familles concernées comme témoignant d'un mépris pour les institutions américaines ou d'une critique insuffisante des idéologies extrémistes ». La pétition s’appuie sur des exemples précis, citant notamment un livre écrit par le père du maire de New York dans lequel il établirait « une équivalence morale entre les États Unis et Al-Qaïda » et dans lequel « il soutien[drait] que les auteurs d'attentats-suicides devaient être "compris comme une manifestation de la violence politique moderne plutôt que stigmatisés comme une marque de barbarie" ».
Elle relève, aussi, entre autres, des liens entre le maire de New York et des personnalités controversées et jugées proches de l’islam radical, à l'instar de l'imam de Brooklyn Siraj Wahhaj, ou bien la nomination de Ramzi Kassem au poste de conseiller juridique principal de New York alors qu’il « a représenté Ahmed al-Darbi (condamné pour un complot d'Al-Qaïda visant à faire exploser un pétrolier) ». Des arguments audibles, que des médias tels que Le Parisien raccourciraient rapidement à la religion du maire : « La présence du maire aux cérémonies du 11 Septembre, quoi de plus normal ? Sauf que ce maire-là est musulman et que les cercles conservateurs et certains proches des victimes ont protesté contre sa venue », résume le quotidien.
Un symbole des fractures américaines
Ces signataires ne sont pas les seuls : Rudy Giuliani, l’ancien maire républicain de New York, s’est dit offensé par la présence de Mamdani à ces commémorations en expliquant que « les "pirates de l’air" du 11 Septembre "nourrissaient de l’hostilité envers l’Amérique mais ne s’en cachaient pas, contrairement à Mamdani, qui tente de la dissimuler" ».
De son côté, le maire actuel, qui compte bien assister aux cérémonies et commémorations prévues à New York, a déclaré à CBS qu’il « rendra fièrement hommage aux familles, aux survivants et aux premiers intervenants à jamais marqués par cette horrible attaque terroriste en [s]e tenant à leurs côtés lors de la commémoration du 11 Septembre cette année ». Malgré ces grandes déclarations, difficile de ne pas voir que l’unité américaine n’est plus ce qu’elle était : même les attentats du 11 Septembre n’arrivent plus à en dissimuler les fissures idéologiques et les fractures culturelles.
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