Madame , présidente de la Commission européenne, a présenté le programme de travail de la Commission pour 2020. Parmi les six priorités apparaît celle de « la promotion du mode de vie européen ». Initialement appelée la « protection du mode de vie européen », ce nom a été modifié par la présidente, Mme von der Leyen ayant cédé aux cris d’orfraie des eurobéats et à la doxa dominante avant même sa prise de fonction.

La protection aurait pu comprendre des frontières extérieures pour protéger nos agricultures, nos industries, nos services, pour limiter l’invasion migratoire, pour assurer la sécurité de nos concitoyens…

Mais elle est devenue la « promotion du mode de vie européen ». Promouvoir n’a plus rien à voir avec protéger. D’ailleurs, Mme von der Leyen se garde bien de préciser ce qu’elle veut promouvoir.

Avant de promouvoir un mode de vie, il faut d’abord le préserver. Cette demande a été formulée en mai dernier par une nette progression des votes dits « populistes ». Ce que vous appelez populisme, nous l’appelons, à la suite d’Éric Zemmour, cri des peuples qui ne veulent pas mourir.

Le mode de vie européen plonge ses racines chez les Romains, les Grecs et dans le christianisme, selon le mot célèbre de Paul Valéry : « J’appelle européenne toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise à la discipline et à l’esprit des Grecs. »

Le mode de vie européen, ce n’est pas la dictature des minorités progressistes, c’est la protection de nos traditions.

Le mode de vie européen, ce n’est pas une société plus « cohésive », mot totalement vide de sens, c’est l’admiration de notre grande histoire et civilisation.

Le mode de vie européen, ce n’est pas la submersion migratoire contre laquelle vous ne faites rien, mais la préservation de nos identités.

Le mode de vie européen, ce n’est pas l’islamisation de nos pays, ce devrait être la lutte contre l’islamisme radical.

Le mode de vie européen, ce n’est pas la primauté du droit et de la CEDH sur les volontés populaires.

Le mode de vie européen, ce n’est pas l’adhésion de la Turquie mais ce devrait être sa sanction pour violer les terres de certains de nos États membres.

Madame Ursula von der Leyen a renoncé à protéger tout cela, et la négation des volontés populaires lui sera reprochée par l’Histoire.

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