“Dans la barbe, autant de microbes que dans les toilettes.” Non, cet article n’est en rien islamophobe !

Le journal Femme actuelle est, comme son nom l’indique, un magazine féminin. Il explique à ses lectrices comment faire pour être plus belles encore. Il les conseille sur les produits de beauté censés les rajeunir, sur les robes, les maillots de bain et les parfums.

Et il a aussi un sens civique très développé. Ainsi, le journal met en garde les femmes contre un danger pernicieux ignoré d’elles : la barbe. Femme actuelle fait état de l’étude d’un scientifique américain, John Golobic, qui est proprement terrifiante.
Après avoir frotté, avec un coton-tige, les barbes de plusieurs volontaires choisis au hasard dans la rue, le chercheur a analysé ce qu’elles contenaient. Résultat : elles sont de véritables nids à microbes ! D’après le scientifique, les barbes contiennent le même type de bactéries que l’on peut trouver dans les toilettes.

Et vous auriez envie de vous frotter contre ça, mesdames et mesdemoiselles ? En revanche, si vous voulez rouler une pelle à Manuel Valls ou à Édouard Philippe, vous pouvez. Car leurs barbes naissantes ont la tendresse émouvante du blé en herbe.

Il doit y avoir, sur la planète, des dizaines de millions de barbus. Une grande concentration de ces spécimens peut être observée dans les pays orthodoxes : Russie, Grèce, Bulgarie, Roumanie. Les popes sont, en effet, barbus. Ils s’entassent par milliers au mont Athos, en Grèce. On en trouve en grande quantité au monastère Novodievichi, près de Moscou. Des endroits à éviter absolument. Des millions de poils, des milliards de microbes.

Rien sur les Juifs observants qui laissent fleurir leur système capillaire ? Non. Ils sont très peu nombreux. De surcroît, par atavisme ou hérédité, j’ai pour eux une amicale compréhension. Donc, nous en resterons aux popes, et à eux seuls. À l’exclusion de toute autre religion. C’est plus sage et plus sûr.

Ce texte pourra être considéré par certains comme orthodoxophobe. Il n’en est rien. Il est juste pogonophobe – du grec « pogon » (“barbe”) et « phobos » (“peur”). Toute autre interprétation ne pourrait être que diffamatoire et fera l’objet de poursuites.

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