L'attitude du président de la République, Emmanuel Macron, a été jugée par nombre de citoyens comme totalement irrespectueuse, voire dictatoriale. Il semble avoir voulu, par excès d'autoritarisme, "saquer" le CEMA (chef d'état-major des armées). Cette première dans l'histoire de la Ve République ne démontre que le manque d'assurance et le besoin de contrôle du Président. Un danger pour la et la Ve République, en somme. Le Président n'a, en principe, nul besoin d'user de la coercition face à une cadrée depuis le début de la Ve. Nous en avons été, en tout cas, très choqués.

Le CEMA a légitimement défendu ses soldats, en tant que leur chef, dans le cadre de la commission à la prévue à cet effet, et en visant avant tout à défendre l'intérêt du pays et la vie des Français contre les dérives des bidouillages comptables.

Emmanuel Macron, qui cherche avant tout à contrôler chaque pan de son image, chaque soubresaut de l'information publique et chaque parcelle du pays, doit savoir que les citoyens ont désormais acquis une grande conscience politique : ils peuvent agir par eux-mêmes s'ils en ressentent le besoin. Le mouvement Nuit debout, bien que clivant à bien des égards, nous a légué cet héritage-là.

Nous ne nous laisserons pas contrôler par les censeurs qui marchent au pas, les choix éditoriaux du "média En Marche" et les doxas capillotractées d'un homme que les convictions ne démangent pas. Les citoyens savent qu'ils ont le devoir moral de réagir si un pouvoir, élu de surcroît par une petite fraction du corps électoral, abuse de son autorité. Et ils le font !

Notre pétition, lancée le 14 juillet, dépasse déjà les 12.000 signatures nominatives. Le seuil des 20.000 signatures devrait être atteint sous 48 heures.

Le texte originel a déjà été partagé plusieurs milliers de fois et déclenche un flot de réactions légitimement consternées. De virulentes charges de militants-téléguidés d'En Marche ! depuis ce matin prouvent que le sujet commence à gêner les services de communication jupitériens. Or, En Marche ! va devoir apprendre que la coercition n'est pas une méthode démocratique acceptable.

L'attitude condescendante d’Emmanuel ne passe plus auprès des citoyens, il doit le savoir avant de réitérer ces comportements iniques ! On ne peut traiter un général comme un enfant, après s'être moqué des Comoriens sur leurs kwassa-kwassa. Un uniforme vaut bien un T-shirt ou un costard, à nos yeux!

La pétition sera remise directement aux militaires, qui seront assurément heureux de voir qu'une bonne partie de la population prend fait et cause pour eux, ainsi qu'aux services présidentiels qui transmettront au cabinet du principal intéressé.

17 juillet 2017

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