Editoriaux - Justice - Politique - Société - Sport - Table - 23 mars 2018

Mesdames, cessez de vous plaindre : défendez-vous !

Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, vient de déposer un projet de loi visant notamment à sanctionner le « harcèlement de rue » dont seraient victimes de plus en plus de femmes sur la voie publique et dans les transports en commun, mode de déplacement pourtant largement favorisé par l’ensemble de notre classe politique, alors qu’elle devrait au contraire promouvoir l’usage de la voiture individuelle, bien plus sûre à cet égard…

Au-delà de cette contradiction, qu’il est toutefois savoureux de relever, les bonnes intentions de notre valeureux ministre se heurtent à moult difficultés concrètes, qu’il s’agisse de la définition de l’infraction (le concept de harcèlement sexuel ne saurait se confondre avec le comportement éphémère d’un malotru de passage) comme des modalités de répression à mettre en œuvre.

Pour surmonter ces obstacles, Mme Schiappa et sa collègue Nicole Belloubet, garde des Sceaux, proposent la création d’un nouveau délit, l’“outrage sexiste”, qui au demeurant ne serait qu’une contravention, dont les contours apparaissent tout aussi imprécis et la poursuite des auteurs particulièrement problématique, malgré la création envisagée de brigades spécialisées composées de 10.000 nouvelles recrues.

Nonobstant le coût de ces mesures, alors que le budget de l’État sombre dans un déficit abyssal et que les services de police manquent déjà cruellement de moyens, nos gouvernants devraient s’interroger sur le bien-fondé de cette course effrénée à la protection des victimes de délinquants et de criminels, qu’au surplus la Justice se hâte de remettre en liberté à l’issue de peines parfois symboliques.

Ainsi, la société actuelle contraint les potentielles proies de prédateurs et malfaiteurs en tous genres à se protéger, directement au moyen de systèmes de sécurité toujours plus élaborés, que les cambrioleurs parviennent bien vite à contourner, entraînant une surenchère sans fin, ou par personne interposée en appelant quelque Numéro Vert ad hoc, tout en priant le ciel qu’une intervention providentielle vienne les sauver ! Il est évident que le temps de s’expliquer, le vol, le viol ou le meurtre sera déjà commis, n’en déplaise aux adeptes de la non-violence illimitée…

Au lieu d’encourager les honnêtes gens à se précipiter sous la table à la moindre menace, le gouvernement devrait faire adopter par le législateur une définition extensive de la légitime défense incitant les citoyens à faire usage, avec modération mais efficacité, des armes dont ils peuvent légalement disposer pour sauver leurs biens, leur intégrité physique et celle de leurs proches.

S’agissant des outrages visant les personnes du sexe dit faible, pourquoi ne pas conseiller à la gent féminine d’administrer une bonne vieille gifle au mufle qui lui manque de respect ? Gageons que l’humiliation publique subie par l’agresseur serait plus dissuasive qu’une hypothétique sanction judiciaire !

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