Mélenchon confond roman et histoire, fiction et vérité
Dans une vidéo publiée ce 10 juin sur le compte X « Avec Mélenchon », montrant le Líder Máximo de La France insoumise déambulant de nuit dans Paris et traversant le Pont-Neuf, Jean-Luc Mélenchon est décrit comme « faisant un cours d’histoire ». On le voit ainsi désigner la majestueuse statue équestre d'Henri IV et évoquer le destin tragique de Jacques de Molay, dernier grand maître de l'ordre du Temple, brûlé sur un bûcher en 1314. Le responsable politique affirme également que Jacques de Molay, « en présence du roi et du pape », les aurait « cités à comparaître devant le tribunal de Dieu sous un an » avant de mourir dans les flammes.
Problème : cette dernière affirmation relève moins de la vérité historique que de la légende des rois maudits popularisée, au XXe siècle, par Maurice Druon. Ne donne pas des cours d’histoire et ne s’improvise pas professeur qui veut. Cette vidéo pourrait paraître insignifiante, mais elle illustre pourtant une tendance de plus en plus marquée consistant à présenter Jean-Luc Mélenchon comme une autorité en matière d’histoire. Or, ce n’est pas la première fois que le candidat insoumis à la présidence de la République se montre approximatif dans son usage des faits historiques, lesquels sont ensuite repris sans grand esprit critique par nombre de ses fidèles partisans comme s’il s’agissait d’une parole d’Évangile.
Jacques de Molay et la naissance d'une légende
Les faits historiques évoqués par Mélenchon concernant l’affaire des Templiers sont bien connus. Après l'arrestation massive des Templiers ordonnée par Philippe le Bel, le 13 octobre 1307, l'ordre est progressivement démantelé et ses membres sont arrêtés. Le 18 mars 1314, Jacques de Molay est ainsi exécuté sur un bûcher dressé sur l'île aux Juifs, aujourd’hui fusionnée avec la pointe de l'île de la Cité, au niveau du square du Vert-Galant. Quelques semaines plus tard, le pape Clément V meurt à Avignon le 20 avril 1314. Philippe le Bel décède quant à lui le 29 novembre de la même année.
Ces disparitions rapprochées, davantage dues aux aléas de l’Histoire qu'à une quelconque intervention surnaturelle, ont très tôt nourri l'idée d'une malédiction frappant les persécuteurs des Templiers. Cependant, les historiens sont catégoriques : point de rois ni de papes « maudits ». Et contrairement à ce qu'affirme Mélenchon, Clément V n'a pas assisté à l'exécution. Installé à Avignon, affaibli par la maladie, il se trouvait à plusieurs centaines de kilomètres de Paris lorsque Jacques de Molay fut conduit au bûcher. Sa mort, survenue quelques semaines plus tard, ne constitue donc pas l'accomplissement spectaculaire d'une prophétie prononcée sous ses yeux.
La culture ne fait pas l'historien
Cependant, on ne peut reprocher à Jean-Luc Mélenchon de posséder une certaine culture générale, même si certains en doutent. Michel Onfray, par exemple, estime que celle-ci relève d'une « légende urbaine ». Nous ne lui demanderons pas davantage de « s’excuser d’avoir lu des livres », pour reprendre la formule qu'Éric Zemmour adressait à Ramzy Bedia. Pour autant, aimer l'histoire, ou ce qui s'en rapproche, ne suffit pas à faire de vous un historien.
L'histoire est une discipline exigeante qui repose sur la critique des sources, la vérification des faits et la distinction constante entre ce qui est démontré, probable ou légendaire. Cette exigence devient d'autant plus importante lorsqu'elle s'exerce dans le débat public et lorsqu’un responsable politique, comme Mélenchon, disposant d'une audience considérable peut, volontairement ou non, induire son public en erreur et contribuer à transformer une fiction séduisante en vérité supposée. Comme le rappelait Blanche de Castille, « un roi illettré est un âne couronné » : la fonction, l'ambition ou le talent oratoire ne confèrent ni le savoir ni la sagesse ; ils imposent au contraire un devoir accru de rigueur.
Des propos régulièrement contestés
Cette prudence est d'autant plus nécessaire que Jean-Luc Mélenchon a déjà été critiqué, à plusieurs reprises, pour certaines références et lectures historiques contestées, partisanes ou approximatives utilisées dans ses interventions publiques. Des déclarations relatives au Moyen Âge, à certains souverains français, à la figure de Saladin, à la prétendue contribution de ce dernier à la construction de cathédrales, à l'influence du monde arabe sur l'Europe ou encore à certaines figures de l'Histoire coloniale ont nécessité des rectifications, des controverses et des débats.
Le philosophe Michel Onfray s'est d'ailleurs montré particulièrement sévère sur ce sujet. Évoquant, récemment, Jean-Luc Mélenchon sur CNews, il a déclaré : « J'ai fait un déjeuner avec lui où il était question de la Révolution française. J'ai mesuré les lacunes. » Que l'on partage ou non ce jugement importe finalement moins que la mise en garde qu'il contient. Les électeurs comme les militants gagneraient à se montrer prudents face aux réputations et aux titres de sage, de professeur ou de savant, qu'elles soient proclamées par l'intéressé lui-même ou entretenues par ses fidèles.
Les soutiens de Jean-Luc Mélenchon devraient ainsi éviter de présenter leurs champions comme des autorités ou des références infaillibles en matière d'Histoire. Cette dernière n'est pas une affaire de charisme, de posture ou d'éloquence, mais de méthode, de sources et de vérification. Un homme politique peut être cultivé, passionné par le passé et néanmoins se tromper. Plus il aspire aux plus hautes fonctions, plus il devrait faire preuve de prudence lorsqu'il s'aventure sur un terrain qu'il ne maîtrise pas, manifestement.
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49 commentaires
Inculte, menteur et trouillard , voilà le portrait de ce type qui voudrait devenir le chef des armées. Demandez lui pourquoi il n’a pas fait de service militaire, s’ il ne vous ment pas, vous serez surpris. Mais je doute qu’ il la dise cette quart de portion.
Une autre tradition véritablement historique insiste sur le fait que l’ancêtre des tribus grises incertaines, le macronus hibernatus, fut découvert sur les rives du Congo, d’où serait née, par mélange interposé avec le Mélanconus désérectus, la nouvelle ethnie grisâtre, prouvant ainsi que la blanche et chrétienne lignée n’a jamais existé.
PS : l’île de la Guyane n’a joué aucun rôle dans ces rencontres.
Melanchon devrait nous parler de ses grands parents colons en algèrie, petits mais colons malgré tout, Pour lesquels un certain nombre de jeunes conscrits on été envoyés à la mort. Ca nous changerait un peu de ses diatribes contre la France et les français de souche.
Comme tout ce qu’il éructe.
Melenchon, Darmanin, Lemaire. Castets, Borne, Bertrand. Etc. Toute notre classe politique pratique le mensonge racoleur de façon éhontée. Quoi qu’il en soit, l’école étant programmée pour former 90% de crétins ignares ( depuis le protocole de Lisbonne), les futurs hommes politiques seront pires que ceux qui sévissent actuellement, lesquels font déjà fort pâle figure face aux génération précédentes.
Au delà de ces connaissances historiques approximatives il me semble utile de rappeler le grand danger que représente Mélenchon pour la démocratie et pour nos vies. Ses références affichées sont Hugo Chavez ou la Convention montagnarde de 1793. Pourquoi ne le prend on pas au sérieux lorsque lui ou ses sbires du premier cercle rappellent ces références ? Avec les communistes, les bolcheviks de 1917 en Russie ou les révolutionnaires de 1791 la réalité, une fois au pouvoir a toujours, toujours, toujours, été pire que ce qui était annoncé. Il me semble que la gauche républicaine et certains centristes ne perçoivent pas clairement le danger peut-être parce qu’ils sont persuadés que LFI ne rassemblera jamais une majorité de français. Pourtant ni les bolcheviks en Russie ni les révolutionnaires de 1791 n’ont cherché l’approbation de la majorité pour prendre et conserver le pouvoir. C’est vrai qu’eux poussaient à l’insurrection…
Qu’on lui mette une camisole de force et qu’on l’expédie en Algérie avec un aller simple sans retour. N’oublions pas de lui retirer la nationalité française.
C’est un comportement typique des gauchistes de mélanger une vérité avec un foutra de mensonges et de faire croire que l’ensemble est vrai.
Quand on connaît le niveau culturel de la clique de Mélanchon, le proverbe selon lequel « au royaume des aveugles les borgnes sont rois » prend tout son sens.
Michel Onfray le dit et il a raison, Mélenchon n’est pas ce qu’il veut paraître. Mais parmi les ignares, quelqu’un peut sembler plus cultivé que les autres. Fausse apparence donc, fausses vérités. Tout cela asséné avec force coups de menton et sous les regards énamourés d’un Bompard, d’une Panot, d’un Boyard, d’un Arnault, etc…Liberté d’expression que de bêtises ne dit-on pas en ton nom.
Un gourou ne peut pas être contesté par ses disciples.
Ses soutiens sont, dans leur immense majorité, assez incultes pour croire ce qu’il dit sans sourciller.
Je zappe dès que je le vois. Je n’en peux plus de cet homme toujours en surenchère. et savoir qu’il va falloir compter avec lui pour 2027, me glace.
Compte tenu de son auditoire ,il peut raconter n’importe quoi , il ne sera pas contredit !!
Ou alors, si certains s’avisaient de le faire, ils seraient aussitôt exclus.
C’est tout à fait ça, quand on voit le niveau abyssal des Deloglu, Boyard, Panot et consorts…
Par contre pour ce qui est d’honorer un entretien avec Onfray, notre Ché de pacotille prend la fuite..
Ce mec est une vraie imposture
Mélenchon interprète l’histoire à sa façon pour en faire de la propagande à son service. Il utilise tous les moyens dans sa quête du Saint Graal : le Pouvoir absolu sur la France. Il est plus rusé que réellement intelligent (comme Staline). Il nous même fait un cours sur l’évolution de l’homme blanc depuis son départ de l’Afrique : à mourir de rire …