[MÉDIAS] Le « racisme en zone rurale », nouveau cheval de bataille de France 2

L’entreprise de culpabilisation à sens unique se poursuit, financée par le peuple culpabilisé.
Capture d'écran France TV
Capture d'écran France TV

À en croire France 2, c’est un véritable fléau. La délinquance ? La faillite économique ? L’islamisme ? Non, rien de tout cela. Ce qui hante nos journalistes de service public est d’une autre nature. Il s’agit du « racisme en zone rurale »… Ce dimanche 28 juin, le JT de 20 heures de France 2 a consacré un long reportage à ce sujet de première importance. Il y était question d’un homme de 65 ans, habitant d’un quartier « tranquille et rural », qui aurait « proféré des insultes racistes » en direction d’enfants et aurait fait usage d’une carabine à plomb. La Justice n’a pas encore tranché dans cette affaire de voisinage, mais le sexagénaire accusé de « racisme » a été embarqué par la gendarmerie, placé en garde à vue, puis finalement délogé par l’office HLM. Il a désormais interdiction de se présenter dans son quartier.

Alors, pourquoi ressortir maintenant cette histoire vieille de trois mois ? Pourquoi en faire l’emblème d’un prétendu « racisme en zone rurale » alors que les faits n’ont pas encore été jugés ? Cette récupération médiatique est d’autant plus flagrante que certains éléments tus par France TV donnent à l’affaire un sens bien différent. Dès le mois de mai, une journaliste du Progrès, institution journalistique régionale, avait reconnu son erreur et fait état de pressions venant de la gauche. « J'ai reçu plusieurs coups de fil, du parquet et du commissariat, qui m'expliquaient que je n’avais pas forcément bien fait mon travail. Et qu'à ce stade, il n'y avait pas de propos racistes qui avaient été évoqués par les témoins, a avoué la jeune femme. Je pense que la pression médiatique, le fait que c'est (sic) une résonance nationale et que SOS Racisme soit rentré dans l'équation, ça a clairement joué… » Sans parler des tweets des élus LFI qui ont fait monter la mayonnaise et radicalisé les soi-disant victimes de racisme. « Il a pu échapper au tir, mais il a senti le projectile passer près de lui », avait ainsi prétendu Nouredine, le père du pauvre enfant traumatisé. Une version battue en brèche par le parquet du Puy-en-Velay qui a confirmé que le sexagénaire avait tiré en l’air. Autre élément étrangement passé sous silence, sur France 2 : Michel aurait été traité de « sale Français » par ses sympathiques voisins.

Une entreprise médiatique de culpabilisation

Afin de convaincre les téléspectateurs que nos campagnes sont des réserves racistes, France 2 a pris un autre exemple : celui de ce couple de « gens du voyage » vivant à Gergy (Saône-et-Loire) et dont le portail a été recouvert de croix gammées. Là encore, l’enquête est en cours, mais pour France TV, « les preuves sont évidentes ». La plus grande prudence serait pourtant bienvenue. Les croix gammées ne sont pas toujours peintes par des milices fascistes.

Dernier exemple donné par France 2, celui du jeune Mathis qui aurait été traité de « bougnoule » par des camarades de classe, dans un lycée agricole public de Vendée. « C’était tous des Blancs », explique-t-il, benoîtement. Le jeune a présenté aux journalistes de France 2 la vidéo d’une bagarre dans laquelle il dit avoir reçu un vicieux coup de genou… C’est fort regrettable, bien sûr, mais pourquoi l’audiovisuel public ne relaie-t-il jamais ces innombrables vidéos dans lesquelles on voit de jeunes Occidentaux lynchés et laissés pour morts par des groupes intégralement composés de non-Blancs ? Le racisme de ces passages à tabac crève les yeux mais ne suscite jamais le moindre sujet sur France TV. Il y a une semaine à peine, celui qui écrit ces lignes partageait, sur X, la vidéo d’une violente agression et indiquait que si les couleurs de peau des protagonistes avaient été inversées, ladite séquence serait diffusée au JT de France 2. CQFD.

N’ayant pas réussi à trouver de chiffres spécifiques au monde rural, le JT de France 2 a quand même jugé bon de rappeler que, globalement, d'après un sondage, 70 % des « personnes perçues comme arabes » disent subir des faits de racisme. Mais pourquoi ne pas dire que, dans le même sondage IFOP, on apprenait que près de 40 % des personnes « perçues comme blanches » disent, elles aussi, avoir été victimes de racisme ? Sans doute parce que l’audiovisuel public s’est donné pour mission de culpabiliser les autochtones et personne d’autre. Le message qui leur est envoyé est clair : ils doivent non seulement accepter l’invasion migratoire, mais aussi s’adapter aux nouveaux venus. Sinon, ils seront traités de racistes et traînés dans la boue publiquement, à une heure de grande écoute.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

58 commentaires

  1. France 2 en campagne ? Après l’humiliation ( révélations en fait ) qu’ils ont subis avec M. Alloncle… Racisme ? où en « zone rurale » ? Ils peuvent déplacer des équipes pour trouver… ce qu’ils chercherons ! ( A, B ou C , c’est selon ). A Périgueux, un journal local relate une manif à Périgueux contre le Canon Français ( les 200 personnes environs auraient investis la mairie… ). On vérifie donc ( vu le degré de confiance envers les médias ). En fait, il s’agit de militants CGT, PS, écolos etc !

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