Le candidat de La République en marche à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, a retiré sa candidature, vendredi 14 février, après la diffusion sur Internet de vidéos à caractère sexuel.

Au micro de Boulevard Voltaire, réaction de Marcel Campion, également candidat à la mairie de Paris.

Benjamin Griveaux se retire de la course à la mairie de Paris. Comment accueillez-vous son retrait ?

Il était plein de certitudes. J’ai un souvenir de lui un peu particulier. Il y a un peu plus d’un an, il était monté au créneau contre moi sur des histoires d’homophobie. Il voulait sans doute faire parler de lui… Eh bien, là, cela lui tombe dessus. À mon avis, il doit avoir fait quelque chose de pas très agréable, car on ne s’en va pas comme cela. Il avait une équipe et était un des clients favoris des médias et de la presse. C’est assez bizarre. Je n’ai pas grand-chose à dire à part « On ne tire pas sur une ambulance ». À l’avenir, on va essayer d’en écouter un peu plus. Je regrette pour lui, car ce candidat avait de la tchatche. Ce qu’il disait était plus ou moins cru. Lors de cette histoire d’homophobie, montée à l’époque par quelques pervers, il avait demandé que l’État ne travaille plus avec moi. Chacun son tour…

Si les faits qui l’ont forcé à se retirer de la campagne sont avérés, pensez-vous que ce soit une bonne chose que les faits qui se passent dans la vie privée poussent des candidats politiques à démissionner ?

Une bonne chose ou non, s’il démissionne c’est qu’il a vraiment une raison. Il a dû mûrement réfléchir et s’est certainement préparé un bon traquenard tout seul. S’il déménage, l’affaire est close pour lui, n’en parlons plus. Les médias nationaux auront un client de moins, ils verront le programme que j’ai pour les Parisiens. Ce qui m’intéresse, c’est Paris avant tout.

Quel accueil recevez-vous de la part des Parisiens ? Vos idées portent-elles ?

Les Parisiens me réservent un bon accueil. C’est un peu curieux. Les médias vont avoir des surprises. Les médias ont choisi leur client ; la preuve, on les voit tous les jours à la télé et dans les journaux. Ils auront un client de moins, mais pendant ce temps-là, je circule dans Paris. L’accueil que je reçois des Parisiens n’a rien à voir avec toutes ces espèces de sondages préfabriqués où je ne figure pas. On verra bien à l’arrivée.

14 février 2020

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