Le maire de Paris souhaite encore plus de grandes mosquées !

Centenaire de la Grande Mosquée de Paris : toute une classe politique (Bergé, Pécresse, Copé, Nuñez, Grégoire) a communié à cet événement.
Capture d'écran Grande Mosquée de Paris
Capture d'écran Grande Mosquée de Paris

Chasse aux ingérences en tous genres et laïcité offensive sont devenues les dernières valeurs de la République macroniste finissante, comme le montrent l'emballement de ces derniers jours, avec la ribambelle de projets pour contrôler l'information, et l'adoption à marche forcée de la loi sur la fin de vie. Or, il est un monument au pied duquel s'arrêtent miraculeusement tous ces déchaînements oratoires et législatifs : la grande mosquée de Paris, le navire amiral de l'islam en France. Et de l'Algérie en France. Là, aucun soupçon d'ingérence ni intérieure ni étrangère mais une complaisance et une succession de journées « portes ouvertes » et d'agenouillements d'une grande partie de la classe politique, de LFI à LR. Là, aucun problème avec la loi de 1905. Là, aucun ergotage sur tel ou tel aspect de cette religion de paix et d'amour qu'est l'islam. Il y a un mois et demi, c'était le recteur Chems-Eddine Hafiz qui était reçu en grande pompe par le nouveau maire LFI de Roubaix, David Guiraud. Cette semaine a encore été marquée par un grand moment de communion républicano-islamique, à l'occasion du centenaire de la grande mosquée de Paris.

Les accommodements pour « passer outre la loi de 1905 »

C'est en effet en juillet 1926 que le projet du maréchal Lyautey aboutit. Et le ministre de l'Intérieur, chargé des Cultes, tout comme le recteur ne se sont pas privés de rappeler ces origines : « L’État a voulu rendre hommage aux musulmans morts pour la France durant la Première Guerre mondiale, insiste le recteur, et il a fallu toute une gymnastique juridique pour passer outre la loi de 1905. S’il n’y avait pas eu de volonté politique, il n’y aurait jamais eu de mosquée. » Quel aveu... La République, si intraitable avec les catholiques par la loi de séparation, avait su trouver de gros accommodements pour l'islam, déjà. Cette volonté politique pouvait bien sûr se comprendre en 1926, quand il s'agissait de rendre hommage aux musulmans morts pour une France où l'islam était ultra-minoritaire. Mais aujourd'hui, avec un islam conquérant, ce rappel historique ne raisonne-t-il pas comme une sorte d'appel, plus ou moins voilé, teinté d'irénisme, à remettre en cause la loi de 1905 ?

Des discours politiques qui mettent mal à l'aise

Le ministre des Cultes Laurent Nuñez, qui, à son arrivée, a embrassé chaudement le recteur (que n'aurait-on dit s'il avait eu le même geste avec l'archevêque de Paris !), a insisté dans son discours sur l'islamophobie, sombrant dans un lyrisme malaisant : « Dans ce combat, nous avons des alliés, les imams d'abord, qui peuvent enseigner une religion de paix », allant jusqu'à célébrer « l'union éternelle de la France et de l'islam » ! Même lyrisme chez la présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, célébrant cette mosquée qui « émerveille » par son « minaret qui s'élève vers le ciel ». Mais c'est le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, qui a franchement dévoilé le projet politique qui sous-tend cet unanimisme islamophile : « Je pense que nous mériterions d'avoir d'autres grandes mosquées dans notre pays », sous les applaudissements de ce public choisi. Que la France se soit couverte de centaines de mosquées, ces dernières années - et certaines sont très grandes, comme celle qui est en cours de construction à Strasbourg, comme le montre Marion Maréchal dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux -, ne suffit donc pas au maire de Paris qui, de fait, se fait apôtre de l'islamisation du pays. Le racolage électoral, à un an de la présidentielle, allié à la déconstruction forcenée de l'identité catholique française, ne pouvaient trouver meilleur porte-parole. Entre macronistes, socialistes, LR et LFI, la concurrence s'annonce rude sur ce créneau.

Quant aux dignitaires musulmans, les discours sont bien plus habiles. Ou ambigus. Affaire de taqîya, diront certains. Il est en effet savoureux que, loin du mépris de cette classe politique pour l'identité catholique de la France, ce soit le recteur lui-même qui, dans Le Parisien, ait fait ce rappel : « La France est la fille aînée de l’Église et le fait qu’il y a un siècle, on construise une mosquée à quelques encablures de Notre-Dame est très significatif. La cathédrale est l’âme de la France, mais j’espère qu’à sa manière, la grande mosquée peut aussi s’intégrer à ce patrimoine. » La phrase peut dégager une forme d'humilité et de reconnaissance de la préséance catholique. Mais quand le journal choisit pour titre « La construire à quelques encablures de Notre-Dame, c’est très significatif », la signification est tout autre. Comme l'affirmation d'une concurrence, d'une rivalité. Et cette réflexion sur l'implantation géographique de la mosquée parisienne résonne étrangement avec l'alerte lancée par Maurras, en juillet 1926, rappelée par Le Monde : « Un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’islam représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. »

Prière islamique

Mais ce qui a surtout fait réagir, sur les réseaux sociaux, c'est la prière islamique qui a été servie à cet auditoire aussi dévot que béat. Une prière dénonçant, comme toujours dans l'islam, « ceux qui ont encouru la colère », c'est-à-dire les Juifs, et « les égarés », alias les chrétiens. Florence Bergeaud-Blackler, chercheur au CNRS spécialiste des Frères musulmans, a signalé dans un post la signification des versets récités : « Il faut savoir que ces versets ne relèvent pas de l’allégorie. Ils sont généralement compris littéralement et appliqués à la lettre. »

Un siècle après son inauguration dans un pays à 95 % catholique, la grande mosquée de Paris est devenue le lieu symbolique de la soumission aveugle de notre classe politique toujours prête à accorder davantage à l'islam. Ce n'était certainement pas le projet du Maréchal Lyautey et l'on ne voit pas pourquoi cela devrait être celui de la France de 2026, rongée par le communautarisme musulman et victime, à de multiples reprises, d'attentats islamistes. Cette même semaine, l'ambassadeur de France à Alger a rouvert les vannes des visas. Il y a, comme ça, des semaines à thème...

 

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Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire

Vos commentaires

75 commentaires

  1. Ils sont à vomir de  » soumission  » et de compromissions.
    La loi de 1905 est vraiment à géométrie variable pour tous ces hypocrites, et le christianisme jamais en  » odeur de sainteté  » !

  2. Ces gros malins de la politique qui pensent acclimater la bête. A droite, ils on tondu la République pour en récoltera laine, à gauche, ils caressent le poil, sans imaginer qu’ils ne sont que des bouviers qui seront sacrifiés le Grand Soir du Ramadan.

  3. A propos de l’Islam, revoir le cours d’Histoire de Bill Warner, de 2017 : « Bill Warner : 270 millions de morts causés par l’islam durant les derniers 1400 ans », (Vidéo de 44 mn 42). Et puis voir : « L’Islam est faux ! » de 2019, (vidéo de 32 mn 25). Et sur Résistance républicaine l’article du 19 juin 2026 : « Coran et code pénal… lumineux ! Savent pas lire nos élites ? ».

  4. Nous vivons chez les cinglés,on ne peut plus dire grand chose d’autre ! les conseils municipaux sont la proie de multiples chantages et de menaces permanentes,combien d emaires de villes avec une certaine importance sont déjà les victimes voir dans certains cas les complices directs des dealers,prenons simplement le cas de Laval ,,il faut reconnaitre que nombre de questions peuvent se poser quand a la ceinture parisienne ,il n’y a plus aucun doute depuis longtemps !

  5. En résumé, de la gauche à la droite hors quelques exceptions, tous des carpettes, de véritables salops à commencer par le maire de Paris (de gauche comme chacun sait).
    Un jour ou l’autre les français seront victimes d’une épuration sur leur propre sol à moins de se soumettre;
    Les Islamistes ont tout leur temps depuis quatorze siècles qu’ils s’emploient à « paver » la planète de l’Islam.
    Le dernier pays en date, l’Iran devenu république Islamiste en 2019.
    A qui le tour? suivez mon regard UE comprise!
    Si les français n’ont pas compris cela, ils n’ont rien compris au film.
    A ceux là je dis, instruisez-vous et les lanceurs d’alertes que vous ne voulez ou vouliez croire, force est de constater au fil des années qui passent qu’ils avaient et ont raison.

  6. IL faut arrêter d’implanter des mosquées en france nous sommes un pays de religion catholique aucune notre religion n’a rien à faire dans notre pays ;essayer d’implanter des églises dans un pays musulman j’ai été au maroc et en tunisie il n’y a pas d’église faisons comme eux pas de mosquées en france .

  7. Tous ces pro islam sont d’une génération qui leur a évité la Guerre d’Algérie !! Sinon ils verraient les choses différemment

  8. Ce n’est certainement pas de la « laïcité offensive ». La laïcité suppose que les religions ne se mêlent pas des affaires de la République. Le catholicisme est depuis 1789, 1905 et quelques autres dates du même genre compatible avec la République, ce fût un long travail, mais aujourd’hui la grande majorité des pratiquants catholiques ne sont plus monarchistes. L’islam en est très très loin et doit être combatu. La première mesure est évidemment l’arrêt de l’immigration en provenance de pays musulmans, la seconde est de ne plus autoriser la construction de mosquées et favoriser la remigration. Cette religion est complètement incompatible avec nos mœurs actuels.

  9. « Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les coupoles nos casques, et les croyants nos soldats » Erdogan

  10. La soumission a lieu partout et ce sont souvent de petits signes. Ainsi, ces jours-ci La Poste diffuse un timbre à l’effigie de la grande mosquée de Paris . Dans son catalogue trimestriel, La Poste présente ce timbre sous le titre : « Un siècle de fraternité »  !
    Deux traits majeurs rendent incompatible ce qui est prôné à la mosquée avec l’idée de « fraternité » et donc, avec les principes de la République : le refus de la liberté de conscience (un musulman ne peut se convertir librement à une autre religion ou renoncer à sa foi) et le statut d’être inférieur réservé aux femmes (mariages, tenues, héritages…). Le reste est soumission. Nous n’en sommes pas loin. Nous y sommes !

  11. Je n’arrive pas à comprendre ce que cherche la gauche à vouloir toujours plus d’islam, c’est sans doute à des fins électorales, mais en admettant que cela fonctionne, que feront ils après de tous ces islamistes ?

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