[AU TRIBUNAL] 31 morts dans la Manche, le procès des passeurs présumés
C’est un procès majeur qui s’est ouvert, ce mardi au tribunal correctionnel de Paris, puisqu’y sera débattu, trois semaines durant, la responsabilité de 14 personnes dans le naufrage survenu le 24 novembre 2021, qui constitue la traversée migratoire de la Manche la plus meurtrière à ce jour.
Un procès exceptionnel
Ils se sont presque tous présentés libres devant la Justice, ce 8 septembre, pour répondre des faits qui leur sont reprochés. Seul un prévenu manquait à l’appel, tandis que deux autres sont visés par un mandat d’arrêt et qu’un dernier comparaissait dans le box des prévenus.
Bientôt cinq ans après le naufrage survenu au large de Calais, qui a coûté la vie à 31 migrants âgés de 7 ans à 46 ans, ces quatorze hommes, nés en Afghanistan, en Irak ou encore au Pakistan, sont, dans les faits, soupçonnés d’appartenir à des réseaux de passeurs afghans et irako-kurdes ayant organisé cette traversée meurtrière ou en ayant tiré des bénéfices, ainsi que d’autres transferts irréguliers de migrants en France et au sein de l’espace Schengen. Ils sont, entre autres, accusés d’avoir « involontairement causé la mort de plusieurs personnes par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement, en participant à la mise à l’eau d’un "small boat" de piètre qualité, non homologué, inapte à la navigation, surchargé et dépourvu de gilets de sauvetage adaptés ».
Tout ceci en ayant « participé à un groupement formé ou à une entente établie » constituant la circonstance de bande organisée, pour laquelle le nouveau parquet national anti-criminalité organisée a été saisi.
Les familles des victimes constituées parties civiles
Assistés de traducteurs, ils n’ont pas souhaité réagir aux faits énoncés par la présidente du tribunal, à l’exception d’un seul, qui a vu sa demande de renvoi écartée dès les premiers débats. Mais déjà, deux des 114 parties civiles constituées dans ce dossier se sont avancées à la barre. Venus d’Erbil, capitale de la région du Kurdistan, pour l’occasion, comme sept autres parties civiles qui ont souhaité faire le déplacement, il s’agit des frères de deux migrants irakiens âgés de 30 et 18 ans, l’un repêché le 24 novembre 2021, l’autre porté disparu.
Si les débats doivent permettre de faire la lumière sur la responsabilité de chaque prévenu, ils promettent aussi de brosser le tableau de l’ampleur des réseaux d’immigration irrégulière et de traite des êtres humains, responsables chaque année de la mort de milliers de personnes.







































36 commentaires
Et ils n’auront rien, du temps perdu pour rien et pour les familles, que je sache, on ne leur demande pas de venir donc je regrette ils n’ont rien à exiger, les migrants sont des clandestins, qui rentrent chez nous illégalement
Encore du pipeau pour nous endormir…ils ne risquent rien.
Erbil le kurdistan irakien est riche en pétrole.
On va voir encore des peines ridicules infligé aux passeur .
Un procès pour une sélection naturelle ? Étrange…
Se sont présentés libres, des traducteurs pour les familles des victimes venues de l’étranger, combien ce procès va nous coûter et combien des familles de victimes vont repartir dans leur pays?
Hé oui ! Probablement encore à nos frais ! Aide judiciaire oblige, ! Un scandale de plus
dans notre système, ou la voyoucratie jouit
pleinement des lacunes d’un système dépassé. En quoi devont nous prendre en charge les frais des migrants qui prenaient le bateau en connaissance de de cause.
Devons nous culpabiliser devant leur irresponsabilité ? Pour ma part c’est Non.
Je pense pareil, ces gens ne sont pas une richesse à part pour certains , mais pour les Français comme nous, certainement pas
Tous ces passeurs qui vivent et s’enrichissent grassement sur la misère du monde en provocant souvent des morts, il n’y a qu’uns sentence à appliquer: la peine de mort. Ca en refroidirait plus d ‘un et ferait certainement baisser le nombre des immigrés.
J’adhère complètement
Je suis d’accord avec vous ! Seuls les migrants ayant fait l’objet d’une sélection devraient pouvoir pénétrer sur notre territoire, comme cela se passe au Canada.
Dans cette affaire, le plus scandaleux c’est que des Français sont mis en examen pour » non assistance à personne en danger » et qu’ils peuvent être jugés dans l’avenir.
Au lieu de les renvoyer dans leur pays d’origine, l’Etat les laisse grenouiller en France et se décharge hypocritement sur des policiers ou gendarmes de les empêcher de franchir la Manche. Sauf que si un immigrant se noye il y a plainte contre l’agent ou le militaire. Dans le cas présent on reproche aux fonctionnaires de ne pas avoir été suffisament réactifs pour sauver des gens qui se mettent eux-même en danger.
On est dans un pays de mabouls.
Présumés ? Pourquoi présumés ? Un futur constat de police parlera t’il d’un présumé voleur pour décrire un voleur pris sur le fait ? J’espère que ces passeurs (en réalité des profiteurs de la misère humaine aussi néfastes que les barons de la drogue) ne seront pas « présumés » aller en taule pour un bon bout de temps. Nous vivons dans un monde de faux semblants et d’incongruités. Les mots y font plus peur que les choses. Quant aux parties civiles, on rêve. L’ONU et les instances des droit de l’homme vont bien finir par conditionner leur accord à la violation des frontières à la production de certificats de navigabilité, d’assurance et de formation.
Allez un tape sur les fesses, au lit et privé de dessert.
Si c’est involontaire, tout va bien. Ils peuvent même bénéficier d’un permis de séjour. Quant aux vrais responsable, ils sont bien au chaud dans leurs pays et peuvent poursuivre leur activité en toute quiétude.
On devrait mettre aussi macron au banc des accusés pour son incommensurable responsabilité dans l’entrée de tous ces migrants illégaux sur notre territoire.
Sans oublier Maduro en herbe et sa clique.