Wallerand de Saint-Just revient sur les remous qui secouent le Front national : le départ du maire de Cogolin et le conflit entre Marine Le Pen et Florian Philippot. Pour lui, il n’y a aucun problème idéologique au Front national.

Vous avez appelé Florian Philippot à quitter la présidence de son association.
Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

À la tête de cette association, Florian Philippot se comporte de façon ambiguë par rapport au Front national.
Compte tenu de cette ambiguïté, la présidente du Front national lui a demandé de quitter la présidence de cette association.
Elle lui a rappelé qu’il était vice-président chargé de la stratégie et de la communication et que cela était assez antinomique avec la présidence de l’association Les patriotes compte tenu de la façon dont cette association se comporte vis-à-vis du Front national.
C’est une demande minimum de la part de Marine Le Pen. Elle est tout à fait légitime et je ne comprends pas du tout pourquoi Florian Philippot fait des difficultés.


Néanmoins, on s’aperçoit que l’attention des médias est braquée sur votre parti.
Je pense notamment au départ de l’un de vos maires, du maire de Cogolin, Marc-Etienne Lansade.
Je pense également au fait que Marion Maréchal Le Pen ait quitté la vie politique.
Est-ce que le Front national est aujourd’hui en train de se chercher ?

Pas du tout.
Je pense que si le maire de Cogolin est parti, c’est uniquement parce qu’il n’a pas obtenu ce qu’il demandait, c’est-à-dire la présidence du groupe des conseils régionaux à Marseille. Il voulait l’avoir après le départ de Marion.
Ces départs et ces bouderies s’expliquent 9 fois sur 10 par la déception des gens de ne pas avoir obtenu ce qu’ils estiment être en droit d’avoir.
En réalité, cela n’a rien d’idéologique et de programmatique.
La plupart du temps, c’est une question de gamelle.

Selon vous, pour l’instant tout va bien au Front national ?

Tout va bien.
Je comprends que les journalistes fassent leur travail. Ils aiment bien les faits divers très importants, les manifestations très violentes, les très grandes engueulades dans les partis politiques. Nous en avons connu d’autres au Front national. Par rapport à l’état d’autres partis politiques, et notamment l’immense querelle Copé-Fillon, nous n’avons pas vraiment de problèmes.
Florian Philippot n’a aucune querelle de fond avec Marine Le Pen et le Front national.
C’est qu’une question de forme. C’est donc futile.
On ne comprend pas du tout pourquoi il ne défère pas à la demande légitime de la présidence du Front national.
Il n’y a donc pas de situation grave au Front national.

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