Gouverner est un art difficile, on le sait, Gustave Flaubert nous avait dit : « Pour gouverner la France il faut un bras de fer. » Plusieurs décisions du pouvoir actuel nous interpellent. On est en droit de s’interroger si le président de la République gouverne ou s’il pratique la fuite en avant, dans une course folle pour repousser les échéances et esquiver toute responsabilité.

Deux récents événements illustrent cette fuite en avant.

La conférence de presse d’ sur la future présidence française de l’Union européenne est l’illustration parfaite de l’utopie macronienne, une traite sur l'avenir qui n’engage que ceux qui la reçoivent.

Le chef de l’État dresse un tableau prometteur de l’Union européenne, une organisation fédérale qui doit rallier à sa cause tous nos partenaires européens alors même qu’ils sont hostiles à la dérive fédérale. Peu importe, la souveraineté européenne est la solution d’Emmanuel Macron, la France se fondant, se sublimant même dans une entité supérieure : l’Europe.

Certes, la France est en Europe et la coopération européenne est incontournable - on fait toujours la de sa géographie, affirmait Talleyrand –, mais la vision fédérale de Macron est en réalité une plaidoirie pro domo pour sa campagne présidentielle. Cette vision relève d’une utopie dont il sait pertinemment que nos partenaires européens ne veulent pas ! Tout n’est qu’esbroufe et fuite en avant pour manipuler l’opinion en vue de l'élections présidentielle.

Après avoir accusé la France de crime contre l’humanité en Algérie lors de la colonisation, commandé un rapport à dont l’essentiel des préconisations est une charge sans appel contre la France et une quasi-absolution de l’Algérie, il restait cependant une décision à prendre à l’égard d’Alger pour prouver que la France avait été une affreuse colonisatrice. Dans ces conditions, il était indispensable d’ouvrir les archives françaises avec une avance de quinze années sur les délais légaux, sans que la partie algérienne n’en fasse de même.

Incroyable décision, car il est acquis que nombre de faits seront trouvés et interprétés à charge contre la France et son armée confrontée à des terroristes.  est un incendiaire des relations franco-algériennes, il verse de l’huile sur le feu et attise les haines entre les deux peuples.

« Plus le trouble est grand, plus il faut gouverner », dit Charles de Gaulle, mais ne gouverne pas, « il pratique en permanence la fuite en avant, pour finir dans une impasse, sans même pouvoir fuir en marche arrière », selon l’écrivain algérien Ahmed Khiat. » Fin de citation !

13 décembre 2021

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