Une meilleure démocratie participative, c’était une revendication des gilets jaunes. Sautant opportunément sur l’occasion, Macron proposa donc à un échantillon de 150 Français tirés au sort de réfléchir à 150 propositions face à l’urgence climatique, qui seront présentées au gouvernement, ce dimanche.

Par définition, donc, tous les postulants à cette Convention citoyenne pour le climat avaient intériorisé l’idée – à ce jour non démontrée mais néanmoins élevée à la hauteur d’une religion -, d’un réchauffement anthropique.

Inutile de dire que ceux qui avaient espéré qu’après le Covid-19, on reviendrait à un peu plus de bon sens écologique vont être déçus, car le maximalisme (ou le marximalisme ?) des propositions de ce machin décrocherait la mâchoire de l’EELV le plus enragé.

Mais puisque la planche à billets tourne à plein régime, pourquoi se gêner ?

La proposition princeps ne coûte apparemment rien, mais c’est sans doute la pire : inscrire dans l’article premier de la Constitution : « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique. » S’ajoutant au principe de précaution déjà inscrit par le calamiteux Chirac, c’est l’assurance de l’impuissance et de la stagnation dans tous les domaines.

La suite est un catalogue à la Prévert de sanctions, d’obligations, d’incantations… tantôt ruineuses, tantôt attentatoires aux libertés les plus élémentaires, et souvent les deux, dont on vous épargnera la liste exhaustive : « Création d’un Défenseur de l’environnement » (il y en a qui veulent des postes !), « contraindre les propriétaires occupants et bailleurs à rénover leurs biens » (avec quel argent ?), « changer en profondeur les comportements » (dans des camps de rééducation ?), « réquisitions de logements et bureaux vacants » (on ne voit pas le rapport avec le climat, mais si des démocrates le disent…), « créer un observatoire de la restauration collective » (chouette, des repas gratuits !) et, bien sûr, « développer l’agriculture biologique » (autre arnaque du siècle avec les éoliennes), tout en augmentant la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP)…

Mais il y en a de rigolotes : « Protéger la capacité des océans à stocker du carbone, notamment en protégeant les baleines et les espèces marines » (il faudra qu’ils nous expliquent !), « mettre l’éthique au cœur de notre alimentation » (moi, j’aurais plutôt mis des calories…), « légiférer sur le crime d’écocide » (sic) et « adopter une loi qui pénalise le crime d’écocide dans le cadre des 9 limites planétaires, et qui intègre le devoir de vigilance et le délit d’imprudence, dont la mise en œuvre est garantie par la Haute Autorité des limites planétaires » (je n’invente rien !), « mettre en place des mentions pour inciter à moins consommer » (on imagine les pancartes chez les commerçants : « surtout, n’achetez rien ! »).

Et surtout pas des voitures, dont la vitesse sur autoroute devrait être réduite à 110 km/h et seraient pratiquement interdites en ville. Bien sûr, la catastrophe des 35 heures n’étant pas suffisante, il faut « réduire le temps de travail [à 28 heures] sans perte de salaire ».

Pensez qu’on prétend que les Français sont le peuple le plus intelligent du monde ! Vous comprenez mieux pourquoi je suis modérément démocrate…

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