Sur France 3, dans l’émission « Dimanche en politique », a déclaré, entre autres propos : « …Je ne saurais pas expliquer à mes enfants s’il est normal ou pas de jeter des pierres sur les forces de l’ordre… »

Soyons clairs, il faut prendre cette dernière saillie de Sibeth Ndiaye dans son intégralité et non pas sortir un bout de phrase pour la juger. Mais comment ne pas être surpris par ses propos ?

Comment ne pas être surpris que la porte-parole du gouvernement puisse affirmer, dans la première partie d’une interview, qu’elle ne saurait dire à ses enfants que jeter des pierres sur les forces de l’ordre c’est normal ou pas.

Quand on est membre d’un gouvernement, on se doit de respecter l’article 20 de la Constitution qui précise que « le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. » Quand on est ministre, on est dépositaire de l’autorité, c’est la raison pour laquelle le peuple est très exigeant avec les membres de l’exécutif.

Quand on est ministre, on se doit d’incarner une certaine moralité, tant dans sa vie privée que dans celle de l’État dont on est le représentant.

Non, Madame Sibeth Ndiaye, il n’est pas normal de jeter des pierres sur les forces l’ordre, ça s’appelle respecter l’autorité et cela s’apprend dans la cellule familiale puis à l’école.

Pas de doute que vous saurez l’expliquer à vos enfants, puisque sur la fin de votre interview, dans un éclair de génie, vous concluez :

« …On peut tous, dans des circonstances particulières, être amené à être à bout de nerfs, est-ce que, pour autant, ça justifie qu’on jette des pierres sur les forces de l’ordre ? Que dirions-nous au fils ou à la fille du CRS qui reçoit cette pierre dans le visage ? On ne peut pas dire que ce n’est pas grave. »

Il faut qu’on se le tienne pour dit : aucune forme de colère ne doit pousser à remettre en question l’autorité, aucune posture politique ne doit entraver le respect de l’ordre.

Alors, de grâce, lorsqu’on a la chance d’être aux affaires, évitons d’utiliser des mots qui peuvent fragiliser notre démocratie.

À bon entendeur, salut !

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