est finalement sorti guéri du coronavirus, qu’il avait contracté il y a quelques semaines. Et, surprise pour ceux qui s’abreuvent des informations des médias mainstream, la plupart des Brésiliens en sont soulagés. Car les sondages indiquent que sa popularité est plus élevée que jamais !

À écouter toujours les mêmes sirènes, on croirait le tout entier vent debout contre ce président désinvolte qui ne prendrait pas la mesure de la pandémie. Des Brésiliens manifestent publiquement leur indignation contre leur président, des évêques publient des communiqués contre lui, les indigènes crient leur désespoir… L’autre jour, LCI a claironné que le taux de mortalité au Brésil aurait dépassé celui de la France : comme si les systèmes de santé et les modes de vie étaient comparables… Il est vrai que le chef de l’État clive au sein de la population. Mais la parole n’est jamais donnée à tous ceux qui le soutiennent. Et d’après les sondages, ils sont nombreux. L’un d’eux, publié récemment par le site Poder360, indique que 43 % des Brésiliens approuvent son action. Un autre sondage publié par le journal Folha de S.Paulo lui accorde 37 % d’opinions favorables, contre 34 % d’opinions défavorables. Bolsonaro est même donné vainqueur de la présidentielle 2022 dans tous les scénarios… Mais chut, silence radio dans nos médias français.

Bolsonaro a repris du poil de la bête, car il a aidé les Brésiliens les plus en difficulté à passer le cap de la crise, avec une allocation spécifique. Contrairement à ce que l’on nous raconte, sa cote est surtout élevée dans les couches populaires. Et surtout, à la différence de tant d’autres dirigeants, il n’a pas caché au peuple la situation dramatique de l’économie brésilienne, qui menace de s’effondrer, selon les propos de son ministre des Finances en mai dernier. Bolsonaro parle vrai, et c’est ce qui plaît aux Brésiliens : le coronavirus est un drame, la ruine de l’économie serait un drame encore plus terrible, y compris du point de vue sanitaire.

Avant que le Covid-19 ne frappe le monde, la politique de Bolsonaro avait d’ailleurs produit ses effets, un an à peine après son entrée en fonction : déficit public divisé par deux, taux de récession aussi divisé par deux. Là encore, peu en avaient parlé, en France. Car les Trump, les Bolsonaro, les Salvini, les Orbán sont ceux qui menacent le système. La presse affidée aux intérêts financiers s’acharne sur eux et fait tout pour désinformer les populations. Pas question que la prétendue « peste brune » ne se répande et s’attaque à leur toute-puissance…

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