[LIVRE] Rencontre avec un gentleman « bad boy »

« Celui qui dit la vérité, il doit être exécuté » (Guy Béart). Tommy Robinson a le grand tort d’avoir raison.
Capture d'écran @TRobinsonNewEra
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Lutter contre les islamistes est le combat de sa vie. Mais à lire Tommy Robinson, et comme l’exprime clairement le titre de son ouvrage, Ennemi d’État (Éditions Magnus), on comprend que son pire ennemi a sans doute été - et reste encore - le pouvoir en place dans son propre pays. Le pouvoir, c’est-à-dire les gouvernements conservateurs Camerone et May, et plus, encore, par la suite, celui du travailliste Starmer. Mais aussi une police idéologisée, wokisée, toujours aux ordres et transformée en version britannique de la Tcheka, dont les méthodes de barbouzes n’ont d’égales que leur acharnement contre le fondateur de l’English Defence League (EDL). Et enfin une presse mainstream toujours partante pour abreuver les sujets de Sa Majesté du récit woke, immigrationniste et muslim-friendly, avec pour premier rôle le méchant Tommy, intronisé d’office hooligan d’extrême droite.

Hooligan, il l’a plus ou moins été, et le raconte sans détour, avec ses mots. Et ils sont tout à son image : crus, désarmants, spontanés, parfois drôles. Son bouquin est aussi mal écrit que l’auteur est maladroit. C’est parfois à la limite de l’illisible, mais il écrit comme il pense et parle, comme il aime et déteste. C’est du brutal, aurait commenté Audiard. Mais du brutal profondément humain et sensible.

Gentleman « bad boy »

Tommy Robinson est un cœur pur, un écorché vif, mais aussi un grand influençable, et s’est trop souvent laissé entraîner par son entourage, dans des milieux difficiles, souvent violents. Gentleman « bad boy », il s’est bien souvent exposé bêtement, facilitant la tâche d’ennemis dont il ne soupçonnait pas le degré de fourberie, et ne comprenant souvent même pas qu’ils étaient ses ennemis.

Mais quelle intelligence, finalement, au-delà du propos rugueux : il a tout compris de cette Angleterre prise au piège d’une dérive multiculturelle alimentée par un libéralisme communautariste sans frein. Il a tout compris, aussi (même si sa naïveté le fait sans cesse retomber dans certains pièges), de la dérive soviétique d’un pouvoir politico-médiatico-policier profondément abîmé par le wokisme le plus virulent. Il a tout compris, encore, de cet islamisme activiste, de ses variantes, de ses méthodes et de ses dégâts monstrueux dans la société anglaise.

Est-il d’extrême droite ? Sûrement pas, à le lire attentivement. Il n’en coche d’ailleurs guère les cases. L’extrême droite anglaise, incarnée principalement par le National Front, idéologiquement proche des anciens fascismes et éloignée de ce qu’était le Front national en France, et plus encore du RN actuel, ce n’est vraiment pas sa tasse de thé, même avec un nuage de lait. La violence fasciste, il ne l'idéalise en rien, la subit plus qu'autre chose. Pas raciste pour un penny, il vit depuis toujours en bonne intelligence, et souvent même en amitié, avec la population immigrée ou issue de l’immigration. Copains d’école, de rue et de gradins de stade les jours de match de football, amis dans la vie et dans le travail, son entourage est souvent coloré. Y compris, d’ailleurs, au sein de l’EDL, où les camarades de couleur seraient sans doute plus nombreux s’ils n’étaient pas menacés par les militants islamistes de leur communauté. Tout cela, ses ennemis dans les ministères, les commissariats et les rédactions, le savent d’ailleurs parfaitement. Ils sont les mieux renseignés sur ses fréquentations : cela fait partie de leur métier.

Salaud idéal et coupable rêvé

Mais Robinson, salaud idéal, est de ce fait aussi un coupable rêvé, avec ses manières de gamin de la rue et son accent de hooligan. Sa gentillesse, et plus encore sa naïveté, y contribuent paradoxalement aussi.

Ses séjours en prison renvoient, eux aussi, l’image d’un personnage à double facette. Celle d’un inconséquent sans méchanceté mais aux manières de voyou qui, quelque peu éméché, un soir dans une rue, se dispute avec sa future femme et frappe ensuite un homme qui insistait pour la raccompagner, n'apprenant qu'après coup que sa victime était un policier qui voulait la protéger.

Celle, aussi, d'un grand naïf que l’on emprisonne et rackette pour un simple prêt d’argent à un parent, sans réel motif valable, car tout est bon pour mettre à l’ombre ou tenter de décourager ce gêneur, cet empêcheur de détruire et salir en rond, qui déteste autant les militants islamistes qu’il aime son pays et ses compatriotes.

Et c’est cet acharnement dont il a toujours été l’objet depuis la création de l’EDL que cet ouvrage nous livre. Un récit édifiant, qui témoigne de la réalité du statut d’ennemi d’État qui le caractérise parfaitement. Rien que pour cela, ne faudrait-il pas souhaiter la venue d’un Tommy Robinson français auquel nous pardonnerions volontiers quelques écarts de langage et manières mal dégrossies ?

Vos commentaires

9 commentaires

  1. Mon heros, il en faudrait un comme ça en France !… Certains commentaires le comparent à Zemmour, Jardin, Knafo, oui certes, mais Tommy Robinson n’a pas peur de se retrouver dans des situations souvent dangereuses, il ne se limite pas aux discours.

  2. Ce qui est curieux,c’est qu’on voit les mêmes effets en Angleterre,en Irlande,en Belgique et un peu moins prononcé,en France de politiques pro immigrationnistes déployées depuis 5à ans dans les pays européens.Les élites européennes ont toutes fait les mêmes erreurs.
    Pourquoi? Je vois derrière ce fait une main qui souhaite et dirige les changements de populations ,aidé pour cela par les ong promigrantes et les subventions des états et des Soros et compagnie et tous les lobbies qui papillonnent autour du parlement européen à Bruxelles.Cela a assez duré.Bloquons nos frontières.

  3. Nous avons les mêmes en France, il s’appellent Zemmour, knafo, Jardin, Tegner et bien sûr BV et Cnews mais il manque surtout un peu de courage aux français pour se libérer définitivement de cette gauche destructrice.

  4. Ce Starmer aura mis son pays à genou… Quel drame pour l’occident ce genre d’individu. Il n’est pas esseulé. Malheureusement. Royaume Uni, Allemagne, France, Espagne, Belgique… tous les mêmes. De funestes personnages qu auront réussi une seule chose : la destruction de leur pays.

  5. Son livre enfin traduit en Français – bravo! Maladroite, sa prose? La version originale en Anglais qui date de 2015 ne me donnait pas ce sentiment. Mais son courage, sa détermination, l’amour de son pays et son endurance sont sans example dans toute l’Europe de l’Ouest.

  6. Pour moi, Tommy Robinson c’est le Jeanne D’Arc anglais. Un pur. Un guerrier. L’équivalent en France pourrait être Zemmour pour la véracité de son amour de la France et de son engagement, je pense identiques à ceux de Robinson pour l’Angleterre. Mais j’ai une affection particulière pour TR eu égard justement à sa part de gentillesse qui transparaît dans sa personnalité. Et puis, TR ressemble au peuple, celui qui raisonne, celui qui trime, celui qui n’a pas toujours les mots justes pour exprimer ses idées et celui qui trinque le plus.

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