Environnement - 8 mai 2019

Biodiversité : une préoccupation française, vraiment ?

Il faut dire que, jusqu’à preuve du contraire, je ne crois pas que les activités humaines influent notablement sur le climat. Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi le climat actuel serait le meilleur. Il n’est que de voir le plaisir des touristes à prendre des bains de soleil sur les plages au mois d’avril, ce qui n’est guère normal, pour se dire qu’un réchauffement climatique n’est pas forcément désagréable. Le GIEC est, selon moi, un groupe de pression constitué de menteurs comme Al Gore, de climatologues autoproclamés, de marchands d’éoliennes et d’idiots utiles que sont nos écologistes.

Il n’empêche que, les écologistes n’arrivant à mobiliser que 8 % des électeurs, on voit fleurir, maintenant, dans toute la presse des articles catastrophiques sur la perte de biodiversité et la disparition d’un million d’espèces. Ce n’est plus le GIEC qui est à la manœuvre, mais l’IBPES, émanation de l’ONU, qui lui ressemble comme un frère.

Selon l’IPBES, les trois quarts de la surface du globe, et 40 % du milieu marin, sont sévèrement altérés par les activités humaines (agriculture, activités minières, urbanisation…), c’est la principale cause de l’effondrement de la biodiversité en attendant le réchauffement climatique.

Dans cette logique, il faut d’urgence sanctuariser certains territoires et mettre en place des aires protégées. Il faut aussi pratiquer l’agroécologie, laisser des terres en friche pour permettre aux insectes pollinisateurs de butiner, Mais, surtout, il faut protéger les peuples autochtones : « gardiens de la nature pour le reste de la société ». Ces peuples qui représentent quelques centaines de milliers de personnes réparties sur tout le globe, de l’Arctique au Pacifique, s’occupent en effet d’un quart des terres de la planète. Et c’est là qu’on trouve la nature la mieux conservée.

Il convient donc de nous inspirer des Inuits du Grand Nord, des Indiens d’Amazonie et des Papous de Nouvelle-Guinée. De toute façon, le coupable, c’est l’homme blanc, ce prédateur monopolisant les ressources de la planète. Nous retombons dans la repentance alors que la principale cause de tout ce dérèglement est la prolifération humaine en Afrique, en Inde et dans d’autres pays de l’Asie du Sud-Est.

Il faudrait quand même expliquer au peuple où ces bons apôtres voudraient le conduire : plus de voitures mais le vélo et les transports en commun, chauffage au granulat de bois, plus de tourisme aérien ni de transports maritimes. On devra renoncer à la viande et manger des lentilles et des pois chiches issus d’une agriculture sans pesticide. Quand on voit la réaction à la taxe carbone, on peut se dire que c’est mal parti. D’autant que la France est un des pays les moins producteurs de « gaz à effet de serre », qu’on a déjà entrepris une réforme des productions agricoles et que les surfaces boisées s’accroissent.

Dans l’indifférence ou plutôt l’ignorance générale, le ministre de la Transition écologique et solidaire vient de présenter au gouvernement un projet de loi prévoyant la « neutralité carbone » en divisant les émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six entre 1990 et 2050. Quant aux énergies fossiles, leur part dans la consommation nationale devra diminuer de 40 % d’ici à 2030.

Toutes les conséquences de ces décisions devraient être clairement expliquées aux Français, elles correspondent à un changement de mode de vie et à une décroissance qu’ils ne sont pas près d’accepter. Le faible vote écologique montre que l’écologie n’est pas la préoccupation première des Français.

Pour terminer ces réflexions sur la biodiversité, signalons que l’ourse slovène Claverina, lâchée cet automne dans les Pyrénées s’est attaquée à un troupeau de brebis, à la colère des bergers. Les éleveurs envisagent de quitter le métier.

Je crains que ce soit mal parti pour la biodiversité et aussi pour la neutralité carbone.

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