Editoriaux - Politique - Société - 25 juillet 2019

Après Marisol Touraine, Agnès Buzyn se couche devant le lobby LGBT

Bien que l’info soit passée relativement inaperçue entre le homard Rugyssant et les CANardages non moins bruyants de nos « chances » algériennes à Paris et ailleurs, il n’est, néanmoins, pas inutile d’y revenir, tant elle mérite d’être portée à la connaissance de ceux de nos concitoyens qui ne seraient pas encore totalement engloutis sous le sable des plages suroccupées ou écrasés par la canicule.

C’est ainsi qu’Agnès Buzyn a décidé de réduire de 12 à 4 mois le délai permettant de donner son sang après la dernière relation sexuelle entre hommes.

Rappelons que, depuis le 10 juillet 2016, les homosexuels masculins sont autorisés à donner leur sang s’ils se sont abstenus de relation sexuelle avec d’autres hommes au cours des douze derniers mois. Ils peuvent aussi donner leur plasma, dans une filière spécifique, sous réserve de ne pas avoir eu plus d’un partenaire sexuel dans les quatre derniers mois. Marisol Touraine, alors ministre de la Santé du gouvernement socialiste de Manuel Valls, avait finalement succombé aux sirènes lancinantes des lobbies qui, par l’intermédiaire d’une des leurs, l’avocat Caroline Mécary, tentaient activement d’infléchir la réglementation par voie de justice.

Cette décision de 2016 mit fin à la contre-indication gravée dans le marbre d’une vieille circulaire ministérielle du 20 juin 1983 relative à la prévention du SIDA par la transfusion sanguine. Ce texte, qui devait servir de boussole administrative à toutes les structures hospitalières ou médicales publiques et privées, recensaient « les personnes appartenant aux populations à risque », parmi lesquelles, en l’occurrence, « les personnes homosexuelles ou bisexuelles ayant des partenaires multiples ».

Temps béni où le politiquement correct n’osait pas encore s’affranchir, à la fois des principes élémentaires de prudence comme des préconisations des organismes sanitaires publics. Ainsi, le 26 novembre 2015, soit huit mois avant la libéralisation du don en faveur des homosexuels, l’Institut de veille sanitaire (InVS) considérait que « malgré les progrès [notamment de dépistage, NDLR], il existe encore un risque résiduel de transmission du VIH par transfusion ». L’InVS soulignait, en outre, que « les données épidémiologiques chez les donneurs de sang montrent qu’actuellement, en France, il existe un risque majoré de détection de dons VIH positifs chez les HSH ».

Dans un rapport de 2011, l’InVS précisait déjà qu’entre 2003 et 2008, « les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) représentent la population la plus touchée [par le VIH, NDLR] avec un taux d’incidence [taux d’infection, NDLR] estimé à 1.006 contaminations par an pour 100.000 HSH » (soit un taux d’incidence de 1 % par an). « Par rapport à la population hétérosexuelle française, le taux d’incidence est 200 fois supérieur dans la population des HSH. »

S’il est un fait éminemment regrettable que l’Établissement français du sang se trouve périodiquement en situation de quasi-pénurie de sang ou de plasma, l’extension à une population sexuellement orientée à haut risque épidémiologique ne comblera nullement les déficiences en ce domaine. En revanche, contre tout bon sens et pour complaire exclusivement aux revendications comminatoires de la communauté LGBTQ+, elle fait peser un grave danger sanitaire sur le reste de la population. En ouvrant la malle de Pandore, les autorités publiques créent les conditions d’un nouveau scandale du sang contaminé…

Mais cela fait des lustres que le bien commun ne représente plus l’indépassable horizon de nos gouvernants, bien plus préoccupés à satisfaire les groupuscules de pression, quand ils ne sont pas à se goberger, souvent avec les mêmes, aux frais dispendieux de la princesse (cette cochonne de payante…) !

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