Bonne nouvelle !

Les droits de douane américains liés au litige Airbus-Boeing ne sont plus ! Ou plutôt, les 25 % de droits de douane sur les vins et spiritueux européens à l’importation vers les États-Unis ont été suspendus. Seulement suspendus, pas supprimés.

Peut-être est-ce un effet d’annonce, comme le font si bien nos élites ? La sanction touchant le secteur des vins et spiritueux à la suite du conflit aéronautique transatlantique a été suspendue pour quatre mois. Ce n’est pas une suppression pure et simple de la sanction mais plutôt une épée de Damoclès pesant sur la tête des Européens (9,1 milliards de dollars de sanctions [dont 3,2 pour la France] face aux 4 milliards contre les Américains – on notera que nos élites ne songent toujours pas à une quelconque compensation… N’est-ce pourtant pas un principe primordial, en comptabilité ?).

La bonne nouvelle, pour l’instant, c’est que c’est parti pour l’augmentation du trafic commercial (on l’espère !) entre l’ et les États-Unis. Les Américains vont-ils refaire leurs stocks comme ils l’avaient fait tout au long des menaces de leur ancien premier magistrat ? Comme l’ont aussi fait les Britanniques à chaque annonce de l’imminence du Brexit ?

Si la situation semble convenir aux parties, pour l’instant, ne faudrait-il pas plutôt s’intéresser au fond de l’histoire ? À la face cachée de l’iceberg ?

Pourquoi nos élites européennes et françaises laissent-elles un secteur important de notre en pâtir à cause d’une triche publique dans le secteur de l’aéronautique ? Secteur n’ayant rien à voir, si ce n’est pour le transport, avec les vins et spiritueux.

Ce qui est plus fou encore, c’est que la triche, ou du moins la concurrence déloyale, reprochée à l’ par les États-Unis (quasi identique à celle reprochée aux Américains) va finalement être le motif au rapprochement transatlantique.

France Diplomatie a révélé, le 5 mars, que « L’ et les États-Unis vont maintenant pouvoir aller de l’avant et définir de nouvelles règles encadrant le soutien public au secteur aéronautique pour mieux lutter contre la concurrence déloyale et les distorsions liées aux subventions industrielles pratiquées notamment par la Chine. »

En d’autres termes, que l’ et les États-Unis vont s’entendre pour tricher face à la Chine.

Nota bene : les règles encadrant le soutien public au secteur aéronautique ne sont pas fixées par un traité bilatéral entre l’Union européenne et les États-Unis mais par l’Organisation mondiale du commerce, organisation dans laquelle figurent, par exemple la France, les États-Unis et la Chine.

En espérant que la ne se mette pas à taxer nos alcools !

10 mars 2021

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