Une présidente de fédération LR rejoint Éric Ciotti. L’hémorragie continue…
Coup de tonnerre dans le ciel marseillais. La présidente de la fédération LR des Bouches-du-Rhône, Laure-Agnès Caradec, annonce, ce 12 mai, « faire le choix de l’UDR ». Une nouvelle prise symbolique pour le Rassemblement national qui remplit un peu plus son escarcelle par le biais du parti d’Éric Ciotti. Étonnant ralliement, tant Laure-Agnès Caradec, qui fit ses armes sous Jean-Paul Gaudin, apparaissait comme une proche de l’ancien maire emblématique de Marseille. Devenue présidente de la fédération des Bouches-du-Rhône en 2023, celle qui est aussi vice-présidente du conseil départementale dirigea la campagne de Martine Vassal alors qu’elle-même se présentait dans les IXe et Xe arrondissements. « J’ai mené la campagne municipale avec loyauté, mais aujourd’hui, je choisis une ligne claire, une droite à la fois libérale et sans compromission », a-t-elle expliqué, sur X. « Bienvenue chez toi, Laure-Agnès, a réagi Éric Ciotti, tu fais le choix de l’UDR et du courage. Comme des milliers d’adhérents et cadres LR. »
Opportunisme et sincérité
Au Rassemblement national, on se réjouit d’un « ralliement extrêmement important ». Olivier Rioult, maire RN des XIe et XIIe arrondissements de la cité phocéenne, directeur de campagne de Franck Allisio aux municipales, y voit le prolongement de « l’union sacrée » que ce dernier a prônée durant toute la campagne. Une union des droites où tous ceux « qui ont des convictions patriotes » peuvent se retrouver, explique-t-il, à Boulevard Voltaire. Dans l’entre-deux-tours, certains cadres LR ont plaidé la cause d’un accord avec le RN qui caracolait en tête et pouvait espérer l’emporter dans un duel. Laure-Agnès Caradec fut de ceux-là. Le refus de Martine Vassal et son maintien entraîna la candidate des Républicains dans les abysses électoraux. Un crash à 5 %, son score au second tour.
Pourquoi Laure-Agnès Caradec quitte-t-elle sa famille politique au lendemain des municipales ? Après le score famélique de la candidate LR, les plus sceptiques soupçonneront un certain opportunisme. « Je ne suis pas certain que ce soit un choix de conviction ferme et déterminé », confie un cadre RN à BV, tout en s’inclinant devant le bénéfice « politique » d’un tel ralliement. D’autres diront que les figures politiques féminines sont trop rares, à l’heure de la parité obligatoire, pour faire la fine bouche. Chez LR, on s’interroge sur le sens et la conjoncture d’un tel ralliement. « C’est d’autant plus étonnant qu’elle n’est pas très marquée à droite, c’est vraiment une disciple de Gaudin », s’interroge un cadre LR, auprès de BV. Y a-t-il eu monnaie d’échange ? Au RN, on dément une telle hypothèse.
« Évidemment qu’on aurait voulu que les choses se fassent plus tôt, mais la vérité, c’est qu’il n’est jamais trop tard. » Olivier Rioult, qui croit à « la sincérité » et « aux convictions », affirme surtout avoir le regard fixé sur « l’élection mère » : « Pour 2027, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour pouvoir remporter l’élection présidentielle. »
« Rassemblement des patriotes »
La droite marseillaise a-t-elle encore les moyens de se relever de l’échec de Martine Vassal ? La partie paraît compromise, même si, en politique, rien n’est jamais acquis. Au RN, on veut croire que le temps des Républicains est passé. « Ils ont pris conscience que le cycle de la fausse droite est terminé », plaide Olivier Rioult. Après un parti « sans consistance intellectuelle et idéologique », place à un « rassemblement des patriotes et de la droite sincère », développe-t-il. « Le socle sociologique électoral des Républicains s’est évaporé », abonde un fin connaisseur des arcanes de la ville. Le parti de Bruno Retailleau a perdu toutes ses mairies de secteur au profit du RN ou de Benoît Payan. Il ne dispose plus que de quatre malheureux conseillers municipaux. Un chiffre divisé par quatre. Dans les Bouches-du-Rhône se profilent désormais les élections sénatoriales. La sénatrice Valérie Boyer, qui se représente, se retrouve avec un Renaud Muselier dans les pattes. Le président Renaissance de la région PACA, figure de la droite provençale, appartient désormais à la Macronie et a annoncé vouloir rejoindre le Sénat. Achèvera-t-il de couler le navire LR qui peine à se maintenir à flot ?
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73 commentaires
LRegal LFI, des opportunistes qui vont a la gamelle…des ordures sans ame,un coup macroniste,une autre fois LFI,un parti a fuir..
Attention à la ruse!…N’est ce pas encore un coup monté contre le RN?…
Je préfère rester prudent à l’égard des LR, présent et passé. L’opportunisme et la trahison sont souvent leurs boussoles.
La droite molle, Juppé, Copé, Bertrand, Estrosi, Villepin, etc., ne peut s’en prendre qu’à elle même d’être lâchée par des personnes clairvoyantes (enfin) qui constatent que trahir ses électeurs finit par se révêler négatif. Mais on peut craindre que cela ne suffise toujors pas. Le vote sur le permis de tuer permettra de voir ce qu’il reste de véritables représentants de la droite.
Les rats commencent à quitter le navire qui fait eau de toute part .
Mais les rats d’égout savent nager… Attention!…
LR le bateau coule et l’orchestre a disparu, le chef est à la ramasse, et ses adjoints se demandent s’ils courent chez macron où s’ils rentrent dans leurs territoires en attendant une hypothétique place à l’assemblée nationale en 2027, le rouleau compresseur RN-UDR est en route, les détracterus vont encore trouver des peaux de bananes à leur mettre sous les pieds, mais les électeurs ne sont pas dupes. En 2027 il faudra choisir, c’est un ONE SHOT, renverser la table en considérant aussi que le vote à la présidentielle est aussi la revanche du référendum contre l’UE qu’on nous a volé en 2007 avec le traité de Lisbonne, président et changer le fonctionnement de l’UE voilà le but à atteindre.
F R E X I T !!!
J’ai exactement la même idée de revanche
C’est vrai aussi qu’à Marseille certains sont plus longs à comprendre que d’autres . Prenons l’exemple de « Muso » , qu’attends t’il pour rejoindre « LFI » ? Hu Hu Hu ! je rigole bien sur , mais pas tant que ça . . . Et Valéry Boyer , qu’attends t’elle pour comprendre que « L.R » c’est archi-mort ?
Bravo Madame, petit à petit les LR intelligents vont rejoindre Ciotti, les autres resteront avec macron
J’aime assez Retailleau, ses tentatives de normalisation des relations avec l’Algérie, ses prises de positions, mais qu’est-il allé faire dans ce gouvernement avec Macron président, et surtout pourquoi se fourvoyer à la tête des LR ?
Ce parti mou qui, à peine élu, qui a toujours pratiqué une politique de gauche et qui n’a jamais rien réussi d’important faute de détermination ou de courage…
Vu la gravité de la situation c’est d’hommes énergiques dont le pays a besoin tout le contraire des Nunez ou des Lecornu !
C’est autant de soutient de vrais français à la vraie droite
Pour myself, je trouve encore que Zemmour est trop à gauche…
Pour himself l’islam n’est pas compatible avec la republique pour mlp herself oui..!
C’était avant les municipales qu’il fallait rejoindre l’UDR et soutenir Franck Allisio.
Cette Dame à enfin compris que LR n’est qu’un parti de lâches et ces derniers pensent uniquement à garder leurs privilèges. Pourvu qu’ils coulent tous, mais je pense que bon nombre vont rejoindre édouard philippe ,ce monsieur qui a fait tellement de bonnes choses pour la France….On se rappellera aux urnes !
Les temps qui viennent ne sont plus ceux des mollassons.Les partis de droite ou de gauche molles,vont disparaître,au profit des partis radicaux.Dorénavant,le combat s’engage entre l’extrême gauche et la droite bodybuilder .
« J’ai mené la campagne municipale avec loyauté, mais aujourd’hui, je choisis une ligne claire, une droite à la fois libérale et sans compromission » nous dit cette dame. C’est clairement un ralliement à l’UDR d’Éric Ciotti, et non au RN, car se dire d’une droite sans compromission et libérale n’est pas le reflet exact, une litote si j’ose dire, de la ligne du parti cher à Marine Le Pen. Le RN,c’est la ligne de la première ministre danoise, mais moins dure sur le plan de l’immigration. Mme Caradec, en faisant le chois de l’UDR, se rallie à une majorité future qui veut en finir avec l’immigration de masse, et la réalité est que cela ne peut aujourd’hui se faire sans le R.N.