[TRIBUNE] France : le grand déclassement
Dans son rapport approuvé le 18 mai 2026, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de s'alarmer, pour les années à venir, de la situation économique et financière de la France. Le tableau dressé par nos partenaires décrit une situation très dégradée depuis le début de l'ère Macron ainsi que le remède de cheval que semble imposer notre déclin : rien de bien réjouissant !
Aux yeux de l'OCDE, la croissance de l'économie française est trop molle depuis quinze ans (les années Macron). Sur cette période, le taux de croissance du PIB (revenu) moyen par habitant n'a été que de 58 % de la progression des pays de l'OCDE. En clair, la France n'a cessé de perdre des places sur le podium des économies développées : qui avance lentement recule !
Une part importante de l'analyse décrit très pertinemment les différentes facettes de notre déclin : une balance commerciale déficitaire, une compétitivité en berne et une désindustrialisation accélérée.
On notera (page 27 du rapport) une remarque inquiétante : les salaires en France sont modestes, ce qui devrait rendre nos produits plus compétitifs. Or, tel n'est pas le cas, du fait d'un manque de compétitivité « hors prix », ce qui signifie que nous ne proposons que des produits bas de gamme ou à faible valeur ajoutée (page 117).
Autre perle, qui concerne cette fois-ci la corruption (page 54) : l'institution internationale reconnue, le Groupe d’action financière (GAFI), estime que notre dispositif anti-corruption est en théorie juridiquement solide, mais qu'il reste en réalité une passoire. L'OCDE avance à cet égard deux motifs : le manque d'enquêteurs et la lenteur des procédures. Ce réquisitoire de l'OCDE n'est pas anodin, mais au-delà des précautions de langage, nous n'en saurons pas davantage avant 2027 !
Le scénario catastrophe de la dette
Le volume de notre dette publique s'envole : au-delà de 3?500 milliards d'euros et de 117 % du PIB. Et la hausse des taux d’intérêt, conjuguée avec des déficits persistants, a fait exploser son coût, ce qui va nous obliger à rogner le budget des services publics.
L'OCDE modélise alors trois scénarios (page 32 du rapport) :
a) Le gouvernement français laisse faire : le volume de la dette publique française augmente indéfiniment jusqu'à 200 % du PIB en 2050... avec une forte perspective de banqueroute.
b) Nos exécutifs réagissent trop faiblement, ce qui est le cas à l'heure actuelle : la dette se stabilise à 120 % du PIB et la charge des intérêts ronge notre modèle social.
c) Dernier scénario privilégié par l'OCDE : une forte cure d'austérité qui nous permettrait de sortir du surendettement... en 2044 ! Il faudra, en effet, attendre dix-sept ans pour que le volume de la dette publique redescende à 100 % du PIB. Les mesures préconisées à cet effet (page 33) sont lourdes : augmentation des recettes et prélèvements de 2,6 % du PIB, et surtout compression des dépenses de 4,1 % du revenu national, soit une cure d'austérité représentant 175 milliards par an. Reconnaissons que telle est bien la fourchette haute avancée par nos propres instituts de conjoncture. Mais qui se serrerait alors la ceinture ?
C'est « Senior Nicolas » qui paiera !
Il en serait d'abord ainsi pour les recettes supplémentaires : suppression de l'abattement de 10 % pour l’impôt sur le revenu des retraités, application de la CSG de droit commun pour les pensions, taxation des successions et des plus-values latentes.
S'agissant des réductions de dépenses, on note : le gel partiel des pensions de retraite, la remise en vigueur de la réforme Borne pour porter l'âge de la retraite à 66,4 ans. Au-delà, les experts préconisent que l'âge minimal du départ à la retraite doit augmenter en même temps que l'espérance de vie des Français.
Avis au lecteur : inutile de chercher la moindre proposition d'économies sur les budgets de l'audiovisuel public, de l'aide au tiers monde ou de la politique de la ville. Ou encore les frais de fonctionnement des élus locaux ou des institutions européennes : on ne peut pas penser à tout !
« Open bar » pour les migrants !
Quand le rapport évoque « une croissance inclusive », on peut penser qu'il ne s'agit là que d'une simple clause de style ; hélas non. À cet égard, voici la recommandation in extenso :
« Garantir un traitement équitable aux travailleurs immigrés : Les travailleurs immigrés sont surreprésentés dans le secteur des soins de longue durée et peuvent être exposés à un risque accru de traitement inéquitable. En 2021, environ 15 % des professionnels déclarés des soins de longue durée étaient issus de l’immigration, contre 12 % de l’ensemble des actifs, tandis que les données disponibles suggèrent que la majorité des travailleurs non déclarés sont des migrants (Eurofound, 2025). Bien que ce chiffre reste inférieur à la moyenne de l’OCDE, il a progressé d’environ 4 points de pourcentage entre 2011 et 2021. Bien que la France dispose d’un droit du travail très protecteur, garantir des conditions de travail équitables aux aidants professionnels immigrés, ce qui protège à la fois leurs droits et la qualité de la prise en charge, soulève des enjeux particuliers. Par exemple, les travailleurs immigrés sont plus souvent hébergés au domicile de la personne aidée, une situation dans laquelle il est difficile de faire appliquer la réglementation du travail. Continuer à élaborer de moyens de contrôle des conditions d’emploi des aidants à domicile hébergés par des particuliers, notamment de la durée du travail, du respect des temps de repos et de la rémunération des heures de garde, pourrait contribuer à mieux les protéger . »
En clair, il faut vérifier que les immigrés intervenant dans l'aide à la personne bénéficient bien de tous les droits prévus par le Code du travail. Pour ce faire, l'OCDE préconise en réalité des visites domiciliaires de l'inspection du travail chez les personnes âgées ou handicapées...
À ce stade, deux remarques s’imposent : d'abord, cette suggestion n'a rien à voir avec le sujet. Ensuite, et surtout, le séjour et la remigration de la main-d'œuvre étrangère relèvent de notre souveraineté nationale. On mesure ici à quel degré de servitude la France serait réduite si l'ampleur de notre dette publique débouchait sur une crise financière et une intervention de la troïka BCE-FMI-OCDE.
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60 commentaires
Le requiem du Mozart de la finance est presque achevé. Encore quelques mois. Ce type nous aura mis dans une panade pas possible et il joue les coqs à l’étranger. Mais c’est bien connu, le coq chante aussi sur le fumier.
A Evariste…on nous avait annoncé » Mozart », on eu Macron…on nous annonce le » sauveur, on aura son clone Philippe…si les patriotes laissent faire.
Et nous arrivons à chercher « » qui est responsable » » ???? Et bien ce n’est pas le macron, Ce sont les français qui ont voté pour lui Pas une mais deux fois….
Et si demain ( il venait heureusement que non) il venait à se représenter il y a des risques pour qu’il soit à nouveau élu…… Chercher l’erreur.
À bon entendeur salut !
On nous avait annoncé « Mozart ».
On a eu Macron.
Désolé Amadeus que l’on t’ai associé à cette calamité.
Les sujets abordés ici par le Pr Sulzer n’intéressent pas les Français. D’ailleurs ils n’y comprennent absolument rien. Les Français refusent tout sujet économique. Il s’agit d’un biais culturel hérité de 15 siècles de catholicisme. L’argent c’est mal ! Le profit c’est mal ! Il faut être généreux avec les pauvres !
Par contre, si on leur raconte que l’on deviendra riche en travaillant moins et en confisquant l’épargne des riches, là ils vous croient. N’oublions pas que l’actuel président de la commission des finances à l’assemblée est Eric Coquerel, parasite qui a passé sa vie à grenouiller chez les trotskards ! Les journalistes économiques dans les médias mainstream sont affligeants de nullité et d’incompétence.
Quant à l’enseignement de l’économie dans les grandes écoles et les universités, il se caractérise par la propagation des idées totalement erronées de Keynes ! En revanche, nos étudiants n’entendront quasiment jamais parler, entre autres, de Hayek, de Schumpeter ou de Mises.
Le problème est d’abord dans les esprits.
Donc les Français devront se serrer la ceinture pour payer l’immigration ou, pour les plus mauvaises langues, pour leur grand remplacement… Même si le FMI arrive, on nous jouera le même tango.
macron et tous ses prédécesseurs ont voulu cette décadence ! …
Les élections présidentielles de 2027 seront « le dernier clou dans le couvercle du cercueil FRANCE » ou « la renaissance » ! … LA VRAIE ! …
Comment l’espérance de vie pourra t elle
augmenter dans une ambiance d’austérité généralisée ?
Vu la médiocrité de notre production, comment pourra t on founir du travail à tous de 7 à 77 ans ?
En plus, tout consisterait à spolier les français (héritages, taxes sur les entreprises, etc), sans toucher à la gabegie généralisée de l’état , de la télé d’état, de la presse subventionnée, de l’AME, de la guéguerre aux russes …
Jeunes barrez vo6sans vous retourner.
Je ne suis plus jeune. Mais il y a 20 ans j’ai dû chercher un nouvel emploi. Ne le trouvant pas en France, déjà à cause du socialisme omniprésent, j’ai postulé à l’étranger. J’y ai trouvé un travail.
J’ai connu Mai 81. Puis, année après année, j’ai vu la France détruire son économie par des mesures délirantes – retraite à 60 ans payée par la dette, 35 heures payées 40, cinquième semaine de congés, etc. – Toutes ces mesures en apparence anodines et qui plus est très populaires chez une population économiquement inculte, ont en réalité totalement laminé la compétitivité de nos grands groupes internationaux. Ceci a conduit nombre d’entre eux à la faillite ! Les survivants, eux, ont survécu en se délocalisant, avec tout ce que cela implique en termes de chômage depuis 45 ans dans les deux cas.
Enfin quand je vois les émeutes « de Nahel », les émeutes « du PSG » ou Hamza « la douane », ainsi que les boutiques de hijabs à Saint Denis, je me dis que, vraiment, je n’ai absolument aucune envie de revenir.
Pourquoi croyez vous qu’ils souhaitent absolument voter l’euthanasie ? Les vieux coûtent cher, mais ils oublient que les vieux ont travaillé et cotisé de nombreuses années.
Autant partager le territoire entre la Suisse, l’Italie, l’Espagne, ‘Allemagne, l’Angleterre et l’Algérie.
Nous avons une idée, laissons la France aux Algériens et à l’Afrique et réimmigrons vers ces territoires vides. Nul doute que nous en ferons des pays riches.
La solution pour la France ? Déclarer la guerre à Monaco et….la perdre ! ;)
Macron a rempli son contrat : diminuer la France pour la dissoudre sans bruit dans une UE fédérale et totalitaire. En 2027, le successeur poursuivra la même tâche puisque, de toute évidence, il est pour le maintien dans l’UE. Quant on entend Bardella vanter Merz et Zelinsky ; on a compris que ça allait continuer. Un seul espoir, que 70-80% des français n’aillent pas voter. L’élu sera illégitime dès le premier jour. Mais ça n’aura pas lieu, les français, finalement, on bien envie que cela continue ainsi : la chute peut paraître douce tant qu’on ne s’est pas écrasé au sol.
Depuis plusieurs années, quand je vois le comportement de Foutriquet 1er vis à vis de l’Algérie ou du Qatar, ainsi que sa politique intérieure laissant l’immigration Africaine et Maghrébine sans contrôle, je m’interroge très sérieusement sur le fait de savoir qui a pu financer ses deux campagnes électorales alors qu’il sortait du néant. D’où la question subsidiaire, envers qui est-il redevable du financement de ses deux campagnes ?
On peut toujours voter pour Reconquête , sinon assumez votre abstention si à cause de vous, la gauche arrive au pouvoir !
La Gauche? Mais elle y est déjà au pouvoir. Elle a déjà tous les pouvoirs. Le choix n’est pas entre droite et gauche mais entre indépendance (frexit) et vassalisation couplée d’appauvrissement et de totalitarisme en restant dans l’UE. Je constate que les partis de LFI au RN et j’y inclus reconquête, sont tous pro UE. Je n’irai voter que pour une liste unie « frexit » sinon je reste à la maison et je l’assume. LFI , RN, extrême centre c’est le système en sous-main qui dicte la marche à suivre. L’avenir me donnera raison mais ce sera trop tard parce que les gens croient encore à des schémas datés, dépassés.
Quand un clown s’installe dans un palais, il ne devient pas roi, le palais devient cirque…
Certains ont veauté et reveauté pour lui au lieu de voter en réfléchissant. Pleurer ne sert à rien, il lur fallait réfléchir à la célèbre phrase de Bossuet: “Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes.”..
Je me ris des veaux qui sont et resteront véritablement des veaux..Ahahah !
L’inde , la Pologne, l’Italie font mieux que la France.
Quand on importe le tiers-Monde ; on le devient .
Une consolation cependant : c’est la France qui, en délivrant généreusement de l’argent aux autres membres de l’Europe, en a fait des pays modernes et riches comme la Pologne, par exemple, qui, avant d’entrer dans l’UE, était un pays pauvre.
Nouveau dicton créé par la France : « Charité bien ordonnée commence par les autres. »
C’est exactement cela, je dirais même plus, le quart monde.