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Editoriaux - Polémiques - 3 juin 2020

Thomas Ngijol s’en prend violemment à Éric Zemmour sur l’affaire George Floyd !

Mais de quoi se mêle-t-il ?

, grand humoriste devant l’Éternel, s’en prend, dans la sulfureuse émission « Quotidien », à Éric Zemmour à propos de ses déclarations sur la mort de , aux États-Unis. Le chroniqueur a, en effet, eu l’outrecuidance de déclarer que, statistiquement, il y avait beaucoup plus de meurtres de Noirs, aux États-Unis, par d’autres Noirs que par des Blancs.

En quoi déclarer cela rend-il la mort de cet homme moins dramatique ? Pourquoi serait-ce irrespectueux ? Cela met simplement en exergue la situation de violence récurrente aux États-Unis qui touche, il est vrai, en majorité les milieux les plus défavorisés, notamment la communauté afro-américaine. En quoi est-il urgent de laisser entendre que cet acte est nécessairement raciste ? M. Ngijol sait-il quelque chose que nous ignorons à propos des autres actes de violence dont est accusé le policier coupable de cette agression ? Ces actes étaient-ils uniquement commis sur des personnes de couleur ? En quoi l’avis de M. Ngijol sur cette question est-il un avis autorisé ? À part se ridiculiser en affirmant, à propos d’Éric Zemmour, qu’« on le descend en deux secondes »

Hé, Thomas, tu es obligé de copier des auteurs américains pour boucler tes spectacles ! Concentre-toi sur ton métier et laisse les journalistes faire le leur !

Je dois le confesser, j’aime Thomas et ses spectacles et mon agacement est à la mesure de ma déception quand je lis ou que j’entends ces déclarations. J’avais pris l’habitude d’un comique en capacité de prendre du recul et de garder du bon sens sans tomber dans des pièges comme celui dressé par Barthès et son équipe d’idéologues propagandistes. La méthode est simple : il leur suffit d’inviter une personnalité dont ils subodorent la sensibilité à la cause qu’ils souhaitent défendre et le tour est joué !

J’en appelle simplement au bon sens : le problème n’est pas George Floyd (Dieu ait son âme) mais la violence quotidienne d’un pays où les armes sont autorisées et circulent en abondance, où les injustices sont criantes et où la violence est constamment valorisée dans les séries et les films proposés au grand public.

Après les déclarations de Camélia Jordana et celles de Thomas Ngijol, on attends avec impatience celles de Nabilla.

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