[POINT DE VUE] Faut-il panthéoniser Samuel Paty ?
Faut-il « panthéoniser » Samuel Paty ? Ma réponse est nette : non ! Au fronton du Panthéon est inscrite la devise : « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. » Autrement dit, à ceux (et celles) dont l’action a été exceptionnelle pour la gloire, le renom ou le service de la France et des Français ; qu’ils aient été ou non victimes du devoir.
Notre compatriote Samuel Paty, comme d’autres hélas avant lui et après lui, n’a été que la malheureuse victime de la faiblesse d’un État, sans autorité, incapable de protéger les Français contre les prédateurs qu'il laisse nous envahir. Victimes de masse du Bataclan, de Nice, victimes isolées partout, tuées parce que mécréants, policiers, Juifs, apostats, enfants résistants à leurs agresseurs, ou sans raison aucune, tous ne sont que le tribut de la lâcheté d’une République qui invoque ses « valeurs » jusqu’à la nausée mais protège si mal les siens.
Nous rendre la sécurité
À travers lui, on veut rendre hommage à toutes nos pauvres victimes innocentes de terroristes qu’on n’ose pas nommer. Elles seraient bien davantage honorées si on prenait enfin les mesures énergiques pour que de telles abominations ne se reproduisent pas. Nous sommes en guerre contre l’islamisme, dont on veut nous faire croire qu’il n’a rien à voir avec l’islam (alors que l'Institut du monde arabe lui-même le dit). Il y a donc des mesures du temps de paix dont il faudrait s’affranchir.
Si on veut rendre un hommage symbolique à Samuel Paty, je rappelle que M. Hollande a trouvé judicieux de créer une médaille nationale de « reconnaissance aux victimes du terrorisme ». Quelle raison de reconnaître les « mérites » de malheureuses victimes passives d’un terrorisme dont l’État n’a pas su les protéger ? Est-ce pour se faire pardonner ? Pour bien marquer le coup, son rang protocolaire est le cinquième parmi les décorations nationales, immédiatement après l’ordre national du Mérite, avant les croix de guerre, et sept places devant la médaille de la Résistance. Les courageux gardiens du troupeau sont l’objet de moins d’attentions que les malheureux moutons. Il faut ajouter que - réflexe inconscient du créateur de la chose, sans doute - la couleur presque uniforme de cette médaille et de son ruban est le blanc ; comme le drapeau de la reddition. Tout un symbole...
Gardons le Panthéon pour celui ou celle qui aura réussi à nous rendre la sécurité.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR



































20 commentaires
Je suis d’accord avec cet article , je suis contre la panthéonisation , tout comme j’étais contre la panthéonisation de Badinter et le premier paragraphe de cet article l’explique très bien