Le restaurateur porte-parole du collectif « Restons ouverts » s'interroge : « Pourquoi aurions-nous plus de pouvoir que la police municipale qui ne peut contrôler les identités, c'est une aberration ! » Le virus semblant moins dangereux, il appelle à lever les restrictions sanitaires. (Son et texte)

Après la mise en place du passe vaccinal, de nombreux restaurateurs se plaignent que leur établissement reste vide. Quelle est votre réaction ?
La colère ne vient pas du passe vaccinal qui réduirait la fréquentation, même si c’est un frein. Le premier frein est le télétravail. Lorsque des collaborateurs télétravaillent quatre jours sur cinq, cela entraîne des pertes. Ensuite, plus de cinq cent mille personnes sont testées positives chaque jour, ce sont autant de salariés qui restent à la maison. C’est un drame pour notre économie, sans les déjeuners et dîners d’affaires, mais également pour les comptes publics car ce sont 265 millions d’euros par jour dépensés par la Sécurité sociale, pour des gens immobilisés à la maison, et dont certains sont asymptomatiques. Enfin, nous n’avons pas encore constaté de désactivation de passe qui gênerait les clients de venir.
La colère vient plutôt du rapprochement d’identité. En effet, nous ne souhaitons pas aller vers un sujet qui n’est pas le nôtre. Le contrôle d’identité appartient à la police et non aux restaurateurs. Je ne comprends pas pourquoi les restaurateurs auraient plus de pouvoir que la police municipale qui ne peut pas contrôler votre identité. C’est une aberration ! Quand les gens payent par chèque bancaire, nous faisons un rapprochement d’identité, mais si le client ne nous présente pas ses papiers, nous n’acceptons pas le chèque. Ceci est régi par le Code monétaire et non par le Code pénal.

Que demandez-vous au gouvernement ?
Je suis légitimiste, et pour moi, il appartient à la police de contrôler l’identité et au médecin de gérer les arrêts de travail. Si vous êtes positif, vous êtes arrêté pendant sept jours. Les nombreux arrêts de travail désorganisent la société, les services publics, les hôpitaux, les commerces et les entreprises. Il faut lever toutes ces restrictions si le virus n’est pas dangereux. Je ne suis pas virologue, je vous donne mon raisonnement de chef d’entreprise ayant la responsabilité de ses collaborateurs.
Sur le rapprochement d’identité, je suis contre pour des raisons de sécurité car nous avons la responsabilité de la sécurité de nos salariés. Ceux qui ont de faux passes sanitaires sont assez radicalisés, on voit les menaces auprès des députés, des violences sur les biens et les personnes. Il ne faudrait pas déplacer cette violence sur des terrains pacifistes. Nous ne souhaitons pas que l’État déplace cette violence et que nos collaborateurs soient exposés à des risques de violences de la part d’une partie de la société complètement radicalisée.

Vous dénoncez cette radicalisation, ne faut-il pas y voir également un ras-le-bol d’une partie de la population avec la mise en place du passe vaccinal alors que le variant Omicron est moins dangereux ?
L’exaspération ne doit pas conduire à de la violence. Nous avons été fermés, et grâce aux médias, nous avons pu obtenir des mesures d’accompagnement sur nos entreprises, en dialoguant et non en allant tout casser. On n’obtient pas des choses en menaçant. Quand je vois Florian Philippot ou l’avocat à deux euros Fabrice Di Vizio qui lance des fatwas… J’ai été menacé de mort, la personne qui pensait être anonyme a été retrouvée par la police et sera jugée fin mars car il a avoué les faits.
Ça suffit, cette violence, nous sommes dans une démocratie et j’invite celles et ceux qui pensent le contraire d’aller dans des pays où ils verront ce que c’est que la démocratie façon dictature.
On ne peut pas accepter que l’État déplace la violence chez nous, dans des lieux où on est là pour accueillir et non pas pour tendre nos clients et nos salariés.

25 janvier 2022

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