Céline Provost ne sera probablement pas du même avis qu’Élisabeth Moreno. Moreno, vous connaissez, c’est notre ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, qui déplorait récemment « qu’il est plus difficile de s’épanouir dans le sport et d’y réussir lorsque l’on est lesbienne, gay, bisexuel ou transgenre ». Provost, vous connaissez probablement moins, est une institutrice de la banlieue parisienne qui pratique des sports de combat genre MMA (arts martiaux mixtes) et qui s’est fait sérieusement concasser l’intégrité corporelle par Alana McLaughlin au cours d’une compétition en Floride. Alana, qui « n’est pas née femme » et, comme le dirait Simone, « l’est devenue » après avoir servi en tant que mâle biologique dans les forces spéciales de l’armée américaine, a battu par suffocation Provost, qui a déclaré, le visage en sang, forfait dès le second round.

L’événement a fait grand bruit ; les réactions outrées se sont multipliées sur les et dans les rédactions, dénonçant l’indignité d’une épreuve où un mâle biologique transgenre, ancien militaire de surcroît, bat – au sens propre comme au figuré – une femme dans un sport, d’essence ultra-violent. Déjà, dans la « cage » – le nom sui generis du ring – entre mâles du même sexe (sic !), l’hémoglobine gicle d’un peu partout ; mais ici, chut, en République inclusive, Céline qui se fait démonter sauvagement par un malabar au MMA, pour nos féministes progressistes de comptoir, c’est zéro tracas, zéro bla-bla.

Des protestations, émanant en ce y compris des défenseurs des « droits transgenres », dénoncent un « avantage injuste », « la violence masculine envers les femmes comme sport public », mettent en garde contre la survenue d’accidents tragiques, voire questionnent la légalité de telles compétitions. Mais du côté de nos activistes féministes, leur mutisme, s’agissant des tartufferies inhérentes aux progrès sociétaux qu’elles vénèrent, n’a d’égal que leurs postures s’agissant des violences systématiquement conjuguées au conjugal. À une époque où offrir des fleurs à Alice Coffin est considéré comme un acte de violence, au nom d’une équité des genres de plus en plus totalitaire, applaudir un mec qui tabasse une femme est devenu un progrès louable – ou quand lutte intersectionnelle rime avec lynchage intersexuel. Peut-être qu’élargir la « cage », à l’instar des trottoirs pour lutter contre le harcèlement de rue à Chapelle-Pajol, rendrait l’épreuve plus supportable pour le faible.

Le comble, avant le match, Provost, d’une naïveté confondante, a déclaré qu’elle n’avait aucune crainte à monter sur le ring avec un adversaire de sexe masculin. « Nous devons montrer que le MMA est un sport inclusif. » Et c’est là que résident le tragique, la duperie et l’injustice immanentes du progressisme féministe à l’égard du genre qu’elles sont censées défendre.

Duperie pour avoir fait gober aux femmes que les genres et les cultures sont interchangeables, que ces dernières sont équivalentes en termes de civilité par rapport aux femmes, que le mâle blanc et la sont les principaux obstacles à leur émancipation. Tragique, en faisant la promotion d’une immigration suicidaire dont elles seront les premières victimes. Injustice d’avoir aboli la complémentarité homme/femme pour la remplacer par une compétition dans tous les domaines de la société, au travail comme à la maison, et maintenant dans les sports les plus violents, le tout avec les résultats qu’on déplore. Et la liste est longue.

Pour paraphraser Pierre de Coubertin, au sport, l’important n’est plus de participer mais, comme partout, promouvoir le cancer progressiste, puis se faire battre, humilier. Plus généralement, il fait de moins en moins de doute que le plus grand danger, à l’égard de la gent féminine, émane, de nos jours, en premier lieu, des délires de la junte féministe au pouvoir.

15 septembre 2021

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