Libre sous contrôle judiciaire ! Voilà ce qu'a décidé le juge des libertés et de la détention pour Samir B., présumé auteur de deux agressions sexuelles sur des patientes nonagénaires dans le service de gériatrie de l’hôpital d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise.

L'agresseur des deux vieilles dames déjà connu pour des faits similaires

Rappelons les faits : le 14 octobre dernier, Samir B. est interpellé alors qu’il sort de la chambre d’une patiente de 93 ans. Il est suspecté de l’avoir agressée sexuellement, mais le décès de la patiente, quelques heures après les faits supposés, ne permet pas de caractériser le viol. Dans le même temps, une autre femme, âgée de 95 ans, déclare avoir été victime, entre autres, d’attouchements sexuels par le même homme. Elle décédera, à son tour, quatre jours après son agression. Lors de sa garde à vue, le suspect reconnaît les faits. L’enquête révèle également que l’homme, âgé de 44 ans, est déjà connu pour des faits similaires d’agression sexuelle.

Logiquement, donc, le parquet demande sa mise en détention provisoire. La requête n’a rien de farfelu, puisque l’article 144 du Code de procédure pénale, qui encadre la détention provisoire, l’autorise lorsqu’elle permet d'éviter le renouvellement du délit. Dans le cas de Samir B, renouvellement il y a déjà eu et il pourrait y avoir encore. Le juge des libertés n’en a cure. Il décide de le laisser libre sous simple contrôle judiciaire.

L'emprisonnement en dernier recours seulement

Cette décision apparemment incompréhensible et dont le parquet fera appel n’étonne pas Pierre-Marie Sève, directeur de l'Institut pour la Justice, joint par BV : « Tout le droit français est orienté pour éviter la prison. » L’article 132-19 du Code pénal le confirme : « Toute peine d'emprisonnement sans sursis ne peut être prononcée qu'en dernier recours si la gravité de l'infraction et la personnalité de son auteur rendent cette peine indispensable et si toute autre sanction est manifestement inadéquate. » Comme le dit ce spécialiste du droit, « cela donne une idée de la philosophie du Code pénal ».

Le droit est souvent laxiste, comme les juges sont laxistes : les conséquences désastreuses surviennent logiquement quasi quotidiennement. Le mardi 24 octobre, nos confrères de Sud-Ouest rapportaient que l’un des mis en examen pour le meurtre de Patrice Lanies « a été condamné par la cour d’assises de Paris, en 2021, pour viol en réunion, vol aggravé et escroquerie ». Il avait alors écopé de sept ans de réclusion mais (parce qu’il y a souvent un mais, avec la justice de ce pays) il était sorti le 23 janvier 2023 sous le régime de la libération conditionnelle. Le 26 juillet 2023, il était aux fêtes de Bayonne, pour le résultat que l’on connaît.

Combien d'agressions commises par des individus « laissés en liberté » ?

La veille, le site Actu17 annonçait que cinq personnes avaient été interpelées dans le XVIe arrondissement de Paris, suite à un vol à main armée au domicile d'une femme âgée de 81 ans. L’un d’entre eux était en semi-liberté. Même chose ou presque, le 29 septembre dernier, quand Grégory P., qui avait tué Noé Guez en juin 2022 à Antibes alors qu’il roulait au-delà de la limite de vitesse autorisée et après avoir consommé de l’alcool, de la cocaïne et de l’ecstasy, a été arrêté au volant d’une voiture sous l’empire de cocaïne. Après avoir été placé en détention provisoire, il avait été libéré, au bout de deux mois, sous contrôle judiciaire.

Les exemples sont nombreux, ils conduisent tous à la même conclusion : les remises en liberté sous contrôle judiciaire, les aménagements de peine, les semi-libertés et autres mesures faibles laissent le champ libre à des individus dont la dangerosité n’est plus à prouver. Après avoir été capturé, le loup est réintroduit dans la bergerie. Les brebis n’ont plus qu’à espérer qu’il soit rassasié.

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25 octobre 2023 à 17:30

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31 commentaires

  1. Notre justice ne vaut vraiment plus rien. « J’ai confiance en la justice de mon pays » qui oserait encore le dire ?

  2. Et merci à Robert Badinter qui sous la houlette de Mitterrand à supprimé la peine de mort faisant ainsi l’amorce du laxisme de la justice d’aujourd’hui.

    1. Moi aussi j’ai un parquet chez moi, et il n’en n’est jamais rien ressorti ! Mise à part quelques bruits de-ci de-là !

      1. Excellent ! Ridicules, leurs appellations de juristes pour entretenir l’hermétisme de jargon d’initiés..

  3. Mais le policier qui dans l’exercice de ses fonctions a ôté la vie de Naël qui avait enfreint la loi est toujours en prison. Des juges contribuent à la descente aux enfers de la France.

  4. Merci monsieur le juge, grâce à vous, ou à cause de vous, c’est selon qu’on se place en observateur ou en victime, Samir B. reste en liberté, et pourra vaquer à ses occupations sexuelles en toute liberté.
    Les femmes violées et leur famille apprécieront.

  5. Face à de tels faits d une violence inouïe commis en majorité par des « chances pour la France » dixit sarko et consorts, les brebis ne feront pas que s armer de patience.

    1. Allez donc demander une autorisation de port d’armes si vous n’habitez pas les HLM où circulent les Kalachnikov !

  6. Tous les jours j’entends parler des valeurs de la république . Et plus on en parle et moins je sais ce que sont ces fameuses valeurs . Ce que je constate par contre , c’est que toutes les valeurs sont inversées . Les victimes deviennent coupables d’être victimes , les coupables sont des petits anges à protéger . On viole de vieilles femmes et on tue tous les jours au couteau . Tout ça ne semble pas déranger beaucoup le gouvernement qui continue à parler des valeurs de la république . Comme si quelque chose de ce genre existait en France . Comme si nous vivions encore dans un monde normal.

  7. Déjà connu pour des faits similaires d’agression sexuelle, il est remis en liberté et n’a qu’à recommencer ! Effarant ! deux meurtres et on relâche le gars. On suppose qu’on lui a donné l’adresse d’autres vielles dames avant de quitter le tribunal ? le pauvre chéri doit manquer d’affection… On suppose qu’il touche toutes les allocs dues à son rang…

  8. à quel titre ? il a tué, sali, violenté, souillé deux de nos mamies ! Normal , dans le nouveau monde préparé par Sorros et Leyden ?

  9. Au fait la prison ne devrait elle pas avoir pour principal objectif de mettre hors d’état de nuire et de mettre à l’abri la population ??? Le message est clair pour les voyous … tu peux faire beaucoup de méfaits tu seras laissé en liberté… par contre si c’est un fdo qui tire sur un délinquant notoire qui menace de l’écraser ….

  10. Et ces juges qui remettent en liberté de véritables criminels ne sont pas inquiétés , on marche sur la tête dans ce pays . En cas de récidive ils devraient être accusés et jugés coupables au même titre que le récidiviste , ça en ferait peut être réfléchir certains .

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