[EUROPE] Macronistes et LFI unis pour accuser la police de racisme
Le vieux démon du « racisme systémique » ressurgit au Parlement européen avec le soutien assumé des eurodéputés macronistes. Un vote du 29 avril dernier passé relativement inaperçu jusqu’à ce que l’eurodéputé RN et ancien policier Matthieu Valet s’en empare publiquement, sur X.
L’élu dénonce un « texte anti-flic et anti-juge » voté par Renaissance « main dans la main avec LFI ». Le document en question est le rapport sur les droits fondamentaux dans l’Union européenne adopté au Parlement européen.
Chassez le naturel, il revient au galop, fort !
Les députés européens du groupe d’Emmanuel’Macron ont voté un véritable texte anti-flic et anti-juge au Parlement européen, c’est une dinguerie je vous jure.
Ils pensaient que ça allait passer crème… et bien c’est raté…
Main… pic.twitter.com/uceZmmFMg1
— Matthieu Valet (@mvalet_officiel) May 26, 2026
Un texte accusatoire envers la police
Le passage incriminé affirme que « les pratiques discriminatoires des forces de l’ordre demeurent une préoccupation grave » et que « les groupes racisés sont disproportionnellement visés par les contrôles d’identité et les fouilles, l’usage excessif de la force et les harcèlements ». Le texte évoque également « la persistance généralisée de la discrimination et du racisme » au sein des institutions publiques, notamment dans « les forces de l’ordre et le système judiciaire ».
Autrement dit, le Parlement européen reprend désormais à son compte les concepts de « racisme systémique » et de violences policières structurelles. Des notions longtemps défendues par les mouvances indigénistes et l’extrême gauche. Le rapport adopté est consultable sur le site officiel du Parlement européen.
Le retour du « moment Brut » de Macron
Difficile, en découvrant ce vote, de ne pas repenser à l’interview accordée par Emmanuel Macron à Brut, en décembre 2020. Le chef de l’État y évoquait alors des contrôles au faciès et appelait à mieux lutter contre les discriminations policières. Une séquence qui avait provoqué une immense colère chez les syndicats de police et jusque dans la majorité.
Six ans plus tard, ses eurodéputés semblent avoir franchi un cap supplémentaire en validant un texte européen qui présente les forces de l’ordre comme porteuses de discriminations structurelles. Et l’alignement idéologique du parti présidentiel avec la gauche radicale n’a rien d’anecdotique. Rappelons qu'en septembre 2025, au micro de France Info, dans un contexte marqué par plusieurs incidents visant des policiers relayés sur les réseaux sociaux, Mathilde Panot déclarait sans détour : « La police tue, c’est un fait. » Une phrase qui avait suscité une vague d’indignation chez les syndicats policiers.
Une vision militante de la police
Cette défiance structurelle envers les forces de l’ordre irrigue désormais une partie importante de la gauche radicale française. Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, expliquait ainsi auprès du média militant L’Insoumission vouloir faire du désarmement de la police municipale « un levier d’action prioritaire pour faire face aux violences systémiques de l’institution policière ».
Même logique, chez Jean-Luc Mélenchon. Dans son programme pour la présidentielle de 2027, le leader insoumis propose de « créer une commission "Vérité et Justice" sur les violences policières ayant entraîné la mort ou la mutilation de citoyens pour en établir toutes les responsabilités ». Il souhaite également supprimer l’IGPN afin de la remplacer par « une autorité indépendante incluant des magistrats, des universitaires, des citoyens, rattachée au Défenseur des droits ».
Le RN à l’offensive
Ce vote intervient dans un contexte français particulièrement tendu. Agressions de policiers, refus d’obtempérer, attaques contre les prisons, violences urbaines : les forces de l’ordre dénoncent depuis des années un manque de soutien politique. Voir des élus censés appartenir au camp de l’ordre voter un texte évoquant des pratiques discriminatoires systémiques apparaît, pour beaucoup de policiers, comme une véritable trahison.
Dans ce contexte, le vote des macronistes prend une portée hautement politique. Si le texte mentionne finalement que « la violence à l’encontre des agents publics doit être efficacement combattue », c’est grâce à un amendement défendu par le RN et le groupe Patriotes pour l'Europe. Une concession arrachée dans un rapport qui reprend pourtant les principaux marqueurs idéologiques de la gauche radicale sur les violences policières et le « racisme systémique ».
Dans une France où l’autorité est devenue un sujet central, ce type de vote pourrait laisser des traces. Car à force de vouloir parler le langage des ONG bruxelloises et des militants intersectionnels, Renaissance finit surtout par donner le sentiment d’avoir rompu avec une partie du pays réel.
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38 commentaires
Renaissance, les socialistes, la Droite molle, tout cela est à mettre dans le même panier.
Bonjour, Ah si il avait un journaliste pour poser ces questions abordées par le parlement européen à Gabriel ATTAL et Edouard Philippe. Approuvent ils ces propos de leurs amis députés ?
N’en déplaise à Matthieu Valet, ça » va passer crème ». Boulevard Voltaire sera le seul média à en parler. « Motus et bouche cousue » dans toutes les chaînes d’info ( Cnews comprise). On ne touche pas aux amis…
Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre !
Accuser la police d’un gouvernement macroniste, donc celle à ce jour de MACRON de « raciste », n’est-ce pas signaler que les macrnistes et leur président MACRON, sont donc les premiers à être racistes. Car toutes les polices ne font qu’appliquer les ordres qu’elles reçoivent ?
En même temps que Macron, les Macronistes sont des alligators qui pataugent dans un marigot.
Le NFP existe encore, convenons en: le Nouveau Front Pédant.
C’est certains que ces « sales flics » ont en face d’eux que des « gentils angelots » pacifistes et respectueux !!
Renaissance ou René la science?
Oh tiens les Français se rendent compte que LFI , est un allié de Macron et non un ennemi… Beh il était temps depuis bientôt 10 ans.
la macronie, c’est la vitrine « acceptable » de la gauche qui reste laminée par LFI
la macronie est devenue un soutien de LFI
Espérons que dans sa campagne présidentielle le leader de « la nouvelle France » (à mi-chemin entre septuagénaire et octogénaire, comme nouveauté on fait mieux) aura l’occasion de décrire la police qu’il entendra instituer. Sera-t-elle une « police qui, soi-disant, tue » ? Une police désarmée ? Une police du type gestapo ? Ou bien une autre, à la soviétique ? Ses réponses seront particulièrement intéressantes.
Que je sache, les magistrats ne sont qu’exceptionnellement d’extrême-droite. Que ce sont ces mêmes magistrats qui donnent l’ordre de mettre des gens en prison. Et pourtant, d’après les statistiques, les populations d’origine étrangère sont largement sur représentées dans les prisons. Il est donc hautement improbable que les FDO soient racistes, ça doit plutôt être les juges, ou alors je suis bête!
L’Histoire se répète. La complicité de vote entre les lfistes et le soi-disant centre n’a manifestement pas disparu. Méfiance pour les élections de l’année prochaine, en cas de duel entre lfi et le RN au second tour, l’appel à faire barrage au RN par le « centre » pourrait se renouveler.
C’est une honte d’insulter nos policiers ! LFI OK ce sont des idiots, mais des macronistes parti qui est au pouvoir, c’est fort en tabac vraiment.
Les macronistes ne sont pas forcément plus intelligents que les LFI, juste un peu plus éduqués (si on écartes quelques cas particulièrement flitoxés chez les LFI comme un certain Deloglu et autres lumières)