[SANTÉ] Quand le docteur Karim Benzema dispense des conseils médicaux
Si des amis vous proposent une soirée hijama, ne préparez pas votre oreiller ou votre peignoir de pilou, ce n’est pas ce que vous pensez. Hijama est le terme arabe pour ce qui s’appelle en français depuis des siècles, les ventouses. C’est un pseudo-traitement millénaire censé aspirer hors du corps les "humeurs peccantes", ces liquides organiques que l’on croit viciés, corrompus ou en quantité excessive. La forme mineure de la saignée.
Comme nous l’apprend l’hebdomadaire Marianne, cette pratique pas vraiment progressiste est aujourd’hui vantée et pratiquée par Karim Benzema qui - on le rappelle pour ceux qui vivraient sur la planète Mars-, est un footballeur français au palmarès en or, à commencer par le Ballon du même métal en 2022, et pléthore d’autres titres.
Essor de la médecine islamique : sur son compte Instagram, Karim Benzema fait la promotion de l’hijama humide, cette technique de ventouses appliquées sur la peau légèrement incisée au préalable pour produire une saignée et ainsi « purifier » le corps. 👇https://t.co/TjVYFb3RzX… pic.twitter.com/YGMT9xDu5R
— Marianne (@MarianneleMag) May 18, 2026
La hijama humide : le retour des ventouses d'un autre siècle
Hélas, son caractère, aussi sensible que son quadriceps gauche, l’a écarté de plusieurs compétitions historiques, comme le Championnat du Monde 2018 victorieux de la France en Russie. Air connu, il imputera ses non-sélections par Didier Deschamps au fait que ce dernier ait cédé « à la pression d'une partie raciste de la France ». Omettant que c’était surtout à cause des remugles de l’obscure affaire de chantage à la sextape envers son ancien coéquipier Mathieu Valbuena, pour laquelle il sera finalement condamné comme complice (il s'est désisté de l'appel de sa condamnation, NDLR).
Ce bel entrain de Benzema, on le doit donc à sa pratique du hijama humide, celui où l’on pose la ventouse sur une zone préalablement scarifiée (sinon ça ne ferait qu’un gros suçon…). Il existe même un petit appareil semblable aux vieilles montres-goussets, qui se remonte également, et qui en un clic sur la gâchette pratique plusieurs incisions parallèles. Les sites spécialisés indiquent qu’on peut ainsi s’alléger de jusqu’à 400 ml de sang, dont on conviendra qu’ils auraient été plus utiles dans un centre de transfusion, et avec moins de risque d’infection.
Il y déjà longtemps que l’islamisation de l’Europe a fait refleurir des pratiques à juste titre tombées en désuétude, comme les ventouses, la médecine dite prophétique ou les désenvoûtements par la roqya. Une façon, peut-être, de marquer ses distances avec les techniques occidentales, forcément héritage de la colonisation. Même si, comme notre héros, on les apprécie pour se déplacer en jets privés, et qu’on a dans son garage une belle collection de mécaniques mythiques, dont une Bugatti Chiron de 1.500 chevaux (2,5 millions d’euros.) Franchement, on préfère le Benzema dont les pieds servent à marquer des buts plutôt qu’à penser la santé…
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31 commentaires
Cher confrère, vous me faites toujours autant rire. Je vous apporterai des oranges en prison lorsque votre «political incorrectness » vous y aura conduit !
Mon commentaire confirmera celui de Philippe C. Quand j’étais enfant ( dans les années 60 ) , ma mère avait exactement la même technique que sa grand-mère : comme ventouse , on utilisait des pots de yaourts en verre d’où on chassait l’air avec une flamme de bougie. Cela m’a permis de guérir efficacement d’une bronchite débutante.
Je regrette aussi le mépris affiché pour les « remèdes de bonne femme » ravalés au rang de superstition. Je rappelle à ceux qui l’ont oublié qu’avant la fin de la 2° Guerre Mondiale , la Sécurité Sociale n’existait pas . Aller chez le médecin était un privilège réservé aux personnes aisées. Les parents de ma mère étant des immigrés italiens , ils n’avaient pas les moyens de payer une consultation. Ils allaient donc au dispensaire tenu par les Soeurs du Bon Secours , qui étaient très compétentes ( même pour des brûlures graves ! ) ou ils utilisaient les fameux remèdes » de bonne femme ». Ce qui , malgré leur manque d’instruction et de moyens , leur a permis d’élever 5 enfants en bonne santé.
Heureusement, beaucoup de maladies guérissent spontanément. Et les remèdes de bonnes femmes, même lorsque ces dernières sont bien intentionnées, n’y font pas grand-chose ni dans un sens ni dans l’autre. Mais toute mon admiration aux religieuses dévouées qui pendant des siècles soignaient gratuitement les malades.
Pour étaler un peu mon savoir, les « bonnes femmes » n’y sont pour rien. Cela vient de fama (réputation en latin), donc remèdes de bonne réputation.
Pour info, la Médecine Traditionnelle Chinoise recommande également les ventouses pour soigner les coups de froid, sans forcément pratiquer des incisions… Certes, on peut condamner les superstitions, qui sont dangereuses, néanmoins la médecine officielle devrait être plus ouverte sur certaines thérapies car elles ont fait leurs preuves au cours des siècles, sans effets secondaires. Personnellement, je suis une adepte des médecines douces, dont l’homéopathie, rageant de la suppression de son déremboursement, espérant que son efficacité finira par être reconnue. Je suis intolérante à certains médicaments allopathiques.
Il y a une énorme appétence pour les « médecines alternatives » de toute sorte et ce aussi bien pour les musulmans que pour des non musulmans. L’éventail est large et peut être en effet élargit encore par des techniques plus orientales.
Avicenne conseillait il les ventouses?
N’est pas médecin autoproclamé qui veut!
J’ai utilisé les ventouses sur des lambeaux de rotation dans certaines reconstructions mammaires, excellent pour vasculariser un lambeau délicat.
Probablement le même effet que les sangsues vivantes (mais conservées dans de l’eau soi-disant stérile) utilisées pour les retours veineux difficiles dans la chirurgie des lambeaux et des réimplantations.