Manifestations
Avant d'exploser en novembre, il y avait eu des alertes en janvier, en mars, en juin et en août. Il aurait pu décider une modulation, une décentralisation, un moratoire sur les radars.
Olivier Beaumont, dans Le Parisien, signe un bel épisode des aventures de ce nouveau magicien : « Gilets jaunes : et si Emmanuel Macron en profitait ? »
Le feu de novembre-décembre est retombé, mais les braises sont vives.
Le mouvement canaris a permis le retour de la parole, autour d'un barbecue, d'un godet ou d'une clope.
Les forces de l'ordre semblent avoir plusieurs types de réponses en fonction des publics incriminés.
Peut-être une sortie « Courtepaille » de temps en temps.
Donc, il y aura (au moins) une liste « gilets jaunes » aux élections européennes. C’est dit, mais ce n’est pas fait.
Et cela risque de mal finir.
Quand, dans une démocratie, naît une presse dissidente, alternative, c'est le signe que cette démocratie va mal.
Cette opposition binaire comporte un grand non-dit, toujours le même : celui de l'immigration.
Ce n'est pas être vulgaire que d'écouter passionnément les citoyens.
C'est ainsi que Georges Pompidou avait mis fin au chaos de 1968.
Les images font peur : l'exécution du mannequin représentant Emmanuel Macron à l'issue d'un procès et d'une mise en scène à Angoulême...
Quelques millions d'écriture à déchiffrer par un ordinateur qui, comme les boules du Loto, sortira par magie les dix propositions les plus populaires.
Et c'est l'enseignement éclatant de cet automne 2018 : le mouvement social et populaire se fait désormais sans la gauche (partis et syndicats) voire contre elle...
L’hommerie la plus crasse, aurait dit Montaigne.
Le sujet est le même : les impôts et l’égalité de tous ; comme si, en un peu plus de deux siècles, la société française avait peu ou pas évolué.
Où sont les défenseurs de la famille, dans ce grand débat annoncé ? Quid des militants de la manif pour tous ? Où sont les hommes d'Église, les responsables d'associations familiales ?
Ainsi, l’économie et l’écologie, qui semblent irréconciliables à des Français acculés, pourraient leur offrir un horizon qui ne serait pas fait d’aumônes ni de subventions…
Ironie du sort : c'est en œuvrant à la sécurité de l'action qu'il a été fauché.
Deux vrais thèmes ne sont pas abordés : l’immigration et le rôle des banques dans le financement des TPE/PME/PMI, là où il y a de réels gisements d’emplois…
Les discussions des gilets jaunes portaient plus sur les cadeaux gouvernementaux que sur ceux mis au bas du sapin.
La devise de Paris, c'est "fluctuat nec mergitur". Celle d'Édouard Philippe, c'est "fluctuat et mergitur" !
Je me risque à prédire que la grogne va reprendre de plus belle.
Les Français plus macronistes que le roi ou plus royalistes que Macron, si vous voulez.
Mais Christophe Barbier n’est pas homme à se défiler devant les enjeux : le moment est venu de parler de la question migratoire !
Après les fêtes, les bénéfices des uns paraîtront bien maigres, et la rancœur de ceux que la complexité des plafonds et des seuils aura laissés à l'écart de la distribution n'en sera que plus vive.
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