Dans l’État du , au nord du Nigeria, un jeune garçon de 13 ans vient d’être condamné à dix ans de prison pour blasphème. Se disputant avec un camarade, il aurait « injurié Allah ». La charia se confondant là-bas avec la loi civile, le pauvre gosse ayant franchi le seuil de la puberté se voit donc jugé en tant qu’adulte.

Son avocat en appelle aux autorités du pays et à l’UNICEF. La condamnation d’Omar Farouq (c’est son nom) est, en effet, contraire à la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant ratifiée par le Nigeria. Soit dit en passant, je suppose que les barbus du Kano se soucient des droits de l’enfant comme de leur premier poil de barbe…

Je fais ici une parenthèse pour souligner un point qui n’est pas un détail : la confusion, hélas fréquente, entre Niger et Nigeria. En effet, rapportant les propos de l’avocat, il est écrit : « Le blasphème n’est pas reconnu par la loi nigérienne (sic). C’est en désaccord avec la constitution du Nigeria. » Et, plus loin : « L’UNICEF a demandé au gouvernement nigérien (sic) ainsi qu’au gouvernement de l’État de Kano de réexaminer rapidement le dossier et d’annuler la peine. » Est nigérian ce qui se rapporte au Nigeria et nigérien ce qui se rapporte au Niger. Le premier s’ouvre sur le golfe de Guinée, entre Cameroun et Bénin ; le second le borde au nord, coincé entre le Tchad et le Mali. Certes, ces deux États frontaliers n’ont rien à s’envier en matière de violence et de fondamentalisme religieux, mais il convient de rendre à Allah ce qui lui appartient.

Comme souvent – comme toujours, en fait -, l’actualité nous jette à la figure le choc des mondes. Pendant qu’on torture ici des enfants quand on n’en fait pas des enfants-soldats et des terroristes en puissance, on transforme les nôtres en pâte molle.

Ce mercredi 23 septembre est la Journée nationale du sport scolaire. À comprendre : la journée où l’on découvre que nos enfants ne sont plus capables – qu’on me pardonne cette trivialité – de bouger leurs fesses ! On apprend qu’en cinquante ans, notre jeunesse a perdu 25 % de ses capacités physiques ; encore est-ce là une moyenne… Incapable de faire une roulade, de sauter à cloche-pied, à la corde n’en parlons pas ; quant à tenter d’y grimper, il y a belle lurette qu’on ne s’y essaie plus. Il ne faut pas stigmatiser les enfants en surpoids… c’est-à-dire une proportion croissante. Les derniers chiffres de 2016 dénombraient 17 % d’enfants de 6 à 17 ans en surpoids, dont 4 % d’obèses. Proportion qui n’a certes pas décru en quatre ans…

Première cause : la sédentarité. On traîne en poussette jusqu’à l’âge du CP, on ne marche plus, on court moins encore ; on ne joue plus à chat perché ou au ballon prisonnier : on a le nez sur son smartphone et l’on passe ses week-ends avachi sur le canapé, console en main. Tous les médecins le disent : on voit aujourd’hui, chez les adolescents, des pathologies de seniors : diabète de type 2 à 14 ans, problèmes cardiaques et articulaires… Leurs lendemains vont déchanter.

Le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) le clame : « Il faut bien que chacun ait conscience qu’on est devant une catastrophe sanitaire parce que si la sédentarité gagne, on va se préparer des lendemains difficiles qui vont coûter extrêmement cher. »

Vous vous demandez peut-être pourquoi je rapproche ces deux informations : la condamnation d’un gamin de 13 ans pour blasphème et l’incapacité de nos enfants à se bouger.
Eh bien, voyez-vous, je me dis que si un jour les troupes entraînées de l’islam radical, les enfants de Boko Haram, d’Al-Chabab et du MUJAO, décident de venir nous faire un brin de conduite, nous n’aurons même plus nos jambes pour courir !

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