Que nous cache réellement le voile ?

Une nouvelle polémique sur le port du voile en France vient de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), qui a diffusé une affiche interne de campagne pour ses prochaines élections, revendiquant le droit, pour les mères voilées, d’accompagner leurs enfants aux sorties scolaires. « Oui, je vais en sortie scolaire, et alors ? », proclame avec morgue ce slogan.

Sur RMC-BFM TV, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a jugé cette campagne « regrettable ». Pour autant, il ne regrette que le caractère « un tout petit peu inquiétant » de flatter le communautarisme à des fins électorales, à l’encontre du « sens de l’Histoire ». Outre le fait, ironique, que la flatterie démagogique des électeurs a été également la clé de la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017, on est en droit de trouver davantage qu’« un tout petit peu » inquiétante cette cuisine électorale.

À court terme, l’exemple de multiples autres complaisances et lâchetés montre qu’il s’agit d’une nouvelle petite conquête islamique, par grignotage, de l’espace public français. Comment croire que cette photo rassurante d’une mère d’élève apparemment radieuse, couvrant d’un voile couleur saumon ses cheveux, ses oreilles et son cou (très étudié car, en apparence, très similaire à un simple foulard), n’ouvrira pas la voie à des concessions plus étendues vers des voiles noirs intégraux, au nom de la même égalité, comme on le voit déjà à la sortie des écoles ? Qui aurait le cœur de priver de pauvres petits chéris d’être accompagnés par une maman, même en niqab ?

À long terme, cette méthode « des petits pas » participe d’une stratégie de conquête de la France et de l’Europe par l’islam intégral. On a déjà indiqué ici que « l’objectif de Tariq Ramadan est de préparer le terrain dans des démocraties molles comme la France, par des voies légales et politiques, pour un islam communautaire conforme à la doctrine des Frères musulmans ». L’école en est un vecteur privilégié, parmi d’autres voies de pénétration insidieuse comme les dizaines de projets de centres cultuels et culturels financés par le Qatar (via la fondation Qatar Charity), meilleur allié des Frères musulmans (cf. la très symbolique mosquée des pavés des martyrs de Poitiers, celle de Villeneuve-d’Ascq, le centre An-Nour de Mulhouse, etc.). Des personnalités publiques, comme Nicolas Sarkozy, sont d’ailleurs des lobbyistes zélés de ce pays. Rien de nouveau au pays du pantouflage VIP, d’autant que d’autres personnalités, notamment de l’Union européenne, tel Manuel Barroso, n’hésitent pas à se reconvertir aux ordres lucratifs de divers intérêts conflictuels et anti-européens.

Il y a incompatibilité de civilisation, car c’est une des caractéristiques de l’Occident que de « penser par le voir, et [de voir] par la pensée. La pensée pense dans la clarté… La transparence est un idéal d’intelligibilité », nous dit Mazarine Pingeot dans un essai éclairant (La Dictature de la transparence, 2016). Tout le contraire de l’obscurantisme islamiste.

Enfin, cet exemple de racolage électoral montre, s’il en était besoin, combien les islamo-gauchistes français ont pris conscience de l’apport déterminant des musulmans dans les élections. De l’école à l’Élysée, il reste peu d’étapes à franchir.

À lire aussi

Une astuce des dirigeants politiques : en prévision de situations inextricables, écrivez deux lettres…

Et le chaos ne fait que commencer, car l’équipe au pouvoir a démontré qu’elle n’a ni compé…