Le gouvernement compte-t-il sur les , notamment les mineurs non accompagnés, pour pallier la politique nataliste qu’il ne fait pas ? On pourrait le croire. Le journal Vosges Matin nous en fournit un nouvel exemple, dans son édition du 3 décembre. Plus de 300 jeunes sont actuellement hébergés et accompagnés dans les Vosges. Le conseil départemental, compétent en matière de protection de l’enfance, doit engager chaque année 8 millions d’euros, l’État ne contribuant aux dépenses qu’à hauteur de 688.000 euros.

Selon le quotidien, les MNA, comme on les appelle, étaient 12 en 2013, ils sont 333 en cette fin d’année. « Soit ils arrivent par eux-mêmes par le train ou par divers moyens de transport, soit ils sont placés dans les Vosges par la cellule nationale », précise la vice-présidente du conseil, déléguée à l’enfance et à la famille. Après une évaluation pour vérifier qu’ils sont vraiment mineurs et sans famille, ces adolescents sont placés dans des structures d’accueil.

Le département semble avoir bonne réputation pour l’accueil des jeunes réfugiés. « Nous voulons donner une vraie chance à ces jeunes de s’intégrer en leur proposant une formation qualifiante qui leur permettra de trouver un emploi », explique-t-il. Il a noué un partenariat avec des centres de formation et propose des contrats d’apprentissage à ces mineurs isolés, notamment dans les secteurs à tension, comme le BTP ou les métiers de bouche. Puisque les Français se détournent de ces professions, voilà la relève assurée.

Loin de nous l’idée de reprocher à ce département, mis devant le fait accompli, de s’occuper le mieux possible de ces mineurs isolés. D’autant plus qu’il paraît que ces jeunes, selon l’instance départementale, « sont d’une volonté, d’une gentillesse et font preuve d’un tel respect qu’ils sont cités en exemple ». Dommage que l’État ne mette pas autant de zèle à éduquer et à former les « sauvageons » qui, dans certains quartiers de banlieue, préfèrent s’investir dans le trafic rémunérateur des stupéfiants.

« On sait que ces jeunes qui arrivent ne repartiront pas. Autant donc tout faire pour qu’ils s’intègrent du mieux possible », dit, avec un fatalisme mêlé de sagesse, le conseil départemental. Le gouvernement y trouve le double avantage de se délester sur le département du coût de leur prise en charge et de trouver des candidats pour les métiers délaissés, car considérés comme trop durs et insuffisamment rémunérateurs. Il peut ainsi apparaître comme animé de sentiments humanitaires, alors qu’il répond surtout à un intérêt financier.

Quand Jean-Paul Delevoye affirme, fin novembre, « qu’il faudra 50 millions de populations, entre guillemets, étrangères pour équilibrer la population active en 2050, en Europe », il ne s’est pas fait mal comprendre, comme il le prétend. Il évoque la nécessité d’une migration de remplacement pour équilibrer la démographie de l’Union européenne en déclin. En accueillant un million de réfugiés, Angela Merkel a fait moins preuve de générosité que de cynisme, son objectif étant de combler le déficit démographique de l’Allemagne. La France semble suivre le même chemin, qui la dispense d’une politique nataliste et familiale.

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