[L’ÉTÉ BV] Polygamie : quand la vérité sort de la bouche d’une militante LFI

C'était il y a un an, aux « universités d'été » de LFI...
Capture d'écran LFI
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Cet article vous avait peut-être échappé. Nous vous proposons de le lire ou de le relire.
Cet article a été publié le 30/08/2025.

Pour l'instant, c'est la pause estivale. Même pour la politique. Enfin, presque... Viendront, ensuite, les traditionnelles « universités d'été » des partis politiques. Si cela vous intéresse, sachez que celles de LFI se dérouleront - comme c'est, désormais, l'habitude - à Valence (Drôme), du 20 au 23 août. Ce sera peut-être l'occasion d'y dénicher quelques nouvelles saillies du vieux leader ou encore quelques déclarations particulièrement intéressantes de militants s'exprimant sans filtre, comme cela avait été le cas l'an passé...

 

Élisabeth Borne veut « dégenrer le Panthéon ». Faisant mine d’oublier le caractère générique du mot « homme », le ministre de l’Éducation veut modifier la devise sur le frontispice, qui découragerait selon elle les filles de se lancer dans des études scientifiques.

Il y a pourtant d’autres entraves, autrement plus graves, aux carrières des jeunes filles. L’une d’entre elles (éléphant au milieu du couloir) a été évoquée par une militante de La France insoumise, d’origine africaine et habitant les « quartiers », comme l’on dit, lors de l’université d’été du parti. Elle a interpellé la féministe décoloniale Rokhaya Diallo : pourquoi personne ne parle de la « polygamie », « très fréquente » dans les « quartiers populaires » ? Rires gênés dans l’assistance, comme si le sujet était malséant. Mais la brave femme ne se laisse pas démonter : elle insiste sur le fait que la polygamie est synonyme de « mariage forcé à 12, 13, 14 ans ou 15 ans » pour des jeunes filles que cela « empêche d’avoir l’avenir brillant [qu’a Rokhaya Diallo] aujourd’hui ».

La question est loin d’être anecdotique

Si Rokhaya Diallo, dans sa réponse, se dit opposée à la polygamie - tout en précisant que, pour sa part, elle n’a rencontré que des adultes consentantes concernées par cette situation… -, il est d’autres féministes décoloniales qui en font l'apologie. Comme la sénatrice ivoirienne panafricaine Mah Sogona Bamba qui, en 2022, qualifiait la monogamie d’« imposée et importée », « d'essence et de fondement judéo-chrétiens ». Assa Traoré, dont Rokhaya Diallo a soutenu le combat, a même décrit, dans Paris Match, la polygamie de ses parents comme « une expérience formidable ».

Rappelons qu’à peu près au même moment, lorsque la presse française avait relevé la polygamie du président sénégalais nouvellement élu, il s’était trouvé un journaliste d’Arrêt sur images et de Libération, en la personne de Daniel Schneidermann, pour voir dans cet étonnement « le regard colonial, dans son éternité ». En 2020, Aurélien Taché avait simplement parlé, s'agissant de la polygamie, de « mode de vie différent ». Et la différence nous enrichit, n'est-ce pas ?

Plus qu’à attendre que ce féminisme décolonial réhabilite l’excision - car, rappelons-le, en citant Benoîte Groult (dans son livre Ainsi soit-elle), « quelques colonisateurs eurent le courage de ne pas s’abriter derrière le respect des coutumes indigènes, noble motif pour ne rien faire, et obtinrent de certains gouvernements que des mesures soient prises ». Bref, l’interdiction de l’infibulation, le découragement de la clitoridectomie, c’est colonial !

Cette militante LFI peut toujours attendre qu’Élisabeth Borne ne se saisisse du sujet. Parmi toutes les féministes autoproclamées qui se sont succédé au gouvernement, seule Marlène Schiappa a osé soulever cette question taboue.

Pour revenir au Panthéon, rappelons à Élisabeth Borne que son nom initial était celui d’une femme : sainte Geneviève. C’était pour accueillir ses reliques que Louis XV avait fait construire cette église devenue, à la Révolution, cénotaphe laïque. Le symbole est fort. Le christianisme avait mis en avant une femme, le « camp du progrès » l’a invisibilisée. Comme l’écrit l’historien Christophe Dickès dans Pour l’Église. Ce que le monde lui doit (Perrin), si le christianisme a rencontré un vif succès auprès des femmes dans les premier siècles, c’est parce qu’elles avaient compris qu’il améliorait leur condition. Si la condition féminine s’est améliorée avec le christianisme, elle se détériore sans lui. Le christianisme, en instituant le mariage monogame par consentement mutuel, a fait sortir la tête des femmes de l’eau. Que va-t-il se passer, avec son reflux et l’installation d’une autre civilisation sur notre sol ?

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Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

175 commentaires

  1. Ce serait pourtant simple de remédier au problème : suppression des allocations familiales dés la deuxième femme.

  2. Il est trop tard.
    Dans les années 1980, les agents SNCF qui délivraient les cartes familles nombreuses voyaient des enfants nés à 3 mois d’intervalle.

    • Bonjour – je vis dans un pays où la polygamie fait partie non seulement de la coutume mais également de la religion et on trouve des polygames évidemment surtout chez les musulmans et quelques chrétiens l’ont adoptés. La mentalité de l’homme il est le seigneur il n’y a pas de notion d’amour ni de respect de la personne le père de famille décide de marier son fils il choisit lui même la jeune fille et la veille du mariage le jeune n’a jamais ni vu ni entendu celle qui va devenir son épouse, il obéit il execute – le mariage est arrange entre les familles en dehors de la volonté des jeunes – la femme est avant tout faite pour faire les enfants et assurer la vie de la maison et elle ne sera respectée que dans la mesure où elle enfantera si possible d’un fils c’est mieux que d’une fille fils qui a son tour devient le second seigneur de la maison – la fille sera excisée au moment de la puberté elle devient une machine – on ne lui demande pas son avis elle subit puis une 2ème femme arrive évidemment plus jeune la première est « garée » selon.le terme consacré elle reste la 1ere dame de la famille à qui la seconde doit le respect elles se partage l’homme et les charges du ménage puis vient une troisième et le cycle recommence 1 2 3 et l’homme lui sort avec ses 3 femmes il passe pour un seigneur il a obligatoirement du moins il est censé avoir l’argent car il.faut entretenir la famille et les femmes sont en quelques sortes fière d’appartenir à un seigneur qui paye les grandes tenues les grands boubous le concours est ouvert souvent elles sont analphabètes leur seul moyens de se distinguer est la qualité vestimentaire car il n’y a aucunes discussions possibles l’homme à toujours raison il est le Patron.et tout le monde lui doit obéissance les enfants comme les femmes qui ne sont jamais des adultes mais que des enfants attardées

      • Enfin une description de la réalité concrète. Ce n’est pas notre art de vivre mais un retour aux sociétés primitives. Et la bêtise crasse de féministes idéologues les conduit à espérer celà pour les femmes françaises toutes blanches toutes moches. Au secours!

      • Interressant de vous lire mais cela ce passe en Afrique donc chez eux,mais en France ils font pareil alors que c’est interdit par la lois,donc ont laisse faire comme d’habitude chez nous en FRANCE.

      • C’est une triste réalité que j’ai également connu dans un pays du Maghreb ou j’ai vécu plus de 15 ans.
        Lorsque nous discutons entre amis de ce pays où ces pays dont ils n’ont que la vision idyllique des touristes, cela se termine souvent en disputes ! Et pourtant.

    • J L Parrot : Ce que vous décrivez est connu mais merci de le rappeler… La moralité, s’il y en a
      une, c’est que le monde comprend diverses civilisations qui ont toutes leurs lois et leurs
      coutumes, et ces coutumes peuvent nous choquer mais avons-nous le droit de vouloir les
      changer ? Chaque peuple évolue, mais à son rythme ! Dans l’exemple donné, les femmes sont
      encore à l’état d’esclaves. Par contre, nous avons le droit et même le devoir d’interdire sur notre
      territoire les moeurs que nous considéront comme barbares et discriminatoires. Y compris, bien
      sûr, la polygamie.

  3. Comment a-t’on pu se laisser « bouffer » à ce point par tous ces « gens » venus d’ailleurs ? Les dégâts sont là, irréversibles. Sauf à changer complètement nos lois, notre constitution… et à intervenir physiquement ! Excusez-moi je rêve…

  4. La polygamie existe dans les quartiers… Pourtant, je pensais, naïvement sans doute, que la loi française l’interdisait…

  5. Depuis quand la polygamie est elle reconnue ? Y a-t-il eu le moindre texte de loi, de décret ou que sais je, qui ait acté que cette pratique n’est plus contraire à la loi ? Les maires célèbrent ils et émettent ils les actes correspondants de plusieurs mariages d’un homme avec des femmes ? Quand donc nos politiques feront il la moindre preuve de courage politique pour reuve d’un minimum de courage pour dénoncer et interdire, sous peine d’exclusion de notre pays cette pratique inadmissible ?

    • La femme est simplement déclarée fille mère, et peut ainsi bénéficier de toutes les largesses sociales de notre pays.

  6. Je note au passage que le vote des femmes si tardif en France, a été longtemps retenu car, entre autre, on craignait beaucoup un vote féminin massif en faveur des catholiques.

  7. Madame Cluzel , merci pour cet article , il fallait oser parler de la polygamie qui rejoint la pédo criminalité puisque les Africains musulmans , ( de couleur ou pas ) pratique largement cette horreur !
    Par contre cette coutume arabe est inadmissible car interdite par la loi en France , pourtant avec le rapprochement familial il est autorisé et chaque femme reçoit la CAF et toutes les aides sociales pour les nombreux enfants ( sans oublier que les petites filles subissent l’excision qui elle , est aussi interdite ) chacune reçoit un appartement et se déclare mère isolée ( père inconnu ) Ceci sans aucun problème ni enquête dans les communes dirigées pas la gauche et cela dure depuis 1982 !

  8. Adultes consentantes oui mais pas de leur plein gré. Nous avons certes une longue tradition de maris et de femmes volages qui vont voir ailleurs si l’herbe est plus verte . Mais cela est à la base de comédies de boulevard alors que l’autre système donne plutôt dans le drame, les frustrations, parfois la violence (*). Un dernier mot = Et si on arrêtait de mêler la « Colonisation » à tout ?
    (*) Voir à ce sujet l’entretien d’Usbek – éberlué, avec une marquise qui lui parle d’elle et de son mari puis le final des Lettres persanes.

    • Vous avez totalement raison, il faut cesser de voir comme certains le font pour tout excuser , les soit disant méfaits de la colonisation.

  9. Si toutes les lois Françaises étaient appliquées comme cela devrait l’être , nous aurions un pays formidable car tout a bien été pensé , mais elles ne sont que sur le papier mais pas appliquées et nous voyons le résultat !!

  10. Lorsque l’on a perdu le vote des ouvriers et des paysans et que l’on choisi la « diversité », on est prêt pour lui plaire à accepter et à promouvoir l’antisémitisme, la polygamie, l’excision, l’infibulation et le racisme anti blanc. Vivement le jour ou les femmes blanches toutes moches et insoumises trouveront comme en Algérie, au Mali et dans d’autres pays : quatre pages pour les coépouses dans leur livret de famille.

  11. 99% des afghans sont pour la charia, cela inclut les femmes. Dans la culture américaine le mariage est un contrat financier, les femmes en sont bien aises. Nos ancêtres les gaulois avaient des coutumes bien différentes des nôtres et sans remonter si loin que diraient nos parents s’ils nous voyaient ne pas administrer un bonne fessée à un polisson ? Les femmes françaises sont à 99% contre la charia, nous n’accepterions pas les sacrifices de chevaux, un instituteur qui donnerait une gifle à un élève malpoli se retrouverait devant les tribunaux. On ne mélange pas les cultures, chacun chez soi et si l’on veut déménager on respecte et adopte la culture locale.

    • ceux et celles qui  » ne les respectent pas « ne sont pas occidentaux, donc retour d’où ils /elles viennent !

    • Si ces lois ne sont pas respectées, cela incombe à la lâcheté des politiques.
      Nos lois ne sont plus adaptées à notre époque.

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