Le Parisien du 18 juillet signalait l’arrestation d’une équipe de « passeurs » transportant, moyennant 5.500 euros, des clandestins de la Grèce à l’Italie au moyen de yachts acquis à cet effet. À la fin de l’article est signalée une vidéo, illustrée par une photo représentant deux hommes à la pigmentation dite « noire » et incluant la légende suivante : « Paroles de réfugiés : “On cherche une vie libre et digne”. » Corollaire : dans leur pays d’origine, leur vie est donc « non libre et indigne ».

Mais que cherchent donc tant de millions d’opprimés sur un continent européen où les nations – France en tête – sont « structurellement racistes » ? Ben, réfléchis ! Ils viennent s’abreuver à la liberté et la dignité que leur offrent des nations structurellement racistes : logique.

Logique, aussi, le nouveau garde des Sceaux jurant mordicus, en 2018, que jamais, au grand jamais, il n’accepterait un tel poste, pour mieux assumer, à l’Assemblée nationale, deux ans plus tard, sa nouvelle et prestigieuse mission, se justifiant ainsi : « C’est vrai qu’à un moment, j’ai dit que je n’accepterais jamais cette tâche [parole d’avocat] il doit y avoir une dizaine ou une quinzaine d’années » [parole de nouveau ministre]. Me revient à l’esprit une très jolie chanson de Jacques Dutronc. Et, dans la foulée, une autre de Dick Annegarn : « Voyez ce que je veux dire, voyez peut-être pas, ce que je veux dire je ne le dirai pas » (« L’Institutrice »).

Quant à savoir ce qui m’effraie le plus, entre une approximation temporelle à la senteur de petite entourloupe politicarde ou son affirmation, trémolos à l’appui, lors de sa passation de pouvoir avec Belloubet : « Je serai un garde des Sceaux du sang mêlé. Mon ministère sera aussi celui de l’antiracisme. » Rires ou pleurs ?

Partout, en Occident, « l’antiracisme » fait rage suite à l’assassinat, par un policier « blanc », d’un homme « noir », aux États-Unis ». Dans l’ensemble des saloperies de nations structurellement racistes vers lesquelles se précipitent ces millions de malheureux inconscients, l’antiracisme explose. Les ne font pas exception. Bémol, toutefois, dans un papier en date du 18 juillet, l’Algemeen Dagblad cite la journaliste et écrivain néerlandaise d’origine afghane, Tahmina Akefi, laquelle écrivait récemment : « L’on met surtout en avant les Néerlandais blancs lorsqu’il s’agit de dénoncer un racisme discriminant sur la base de la couleur de peau. C’est ramener le problème à sa portion congrue. Le problème est bien plus important que ça. » Et la présentatrice radio néerlandaise d’origine sud-coréenne Mischa Blok de préciser : « Enfin ! pensais-je lorsque j’entendis son histoire au cours du talk-show Beau. » Mischa Blok de rappeler son tweet où elle explique que la coupe est pleine d’être en permanence traitée de « Kutchinees » (enfoirée de chinetoque) : « Ces insultes viennent essentiellement, précise-t-elle, de personnes avec un arrière-plan migratoire. Incompréhensible mais, hélas, la réalité. » Incompréhensible ? Peut-être pour ceux découvrant le fil à couper l’eau chaude ? Enfin, mieux vaut tard que jamais…

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