[ANIMAUX] Mâles « déconstruits » : l’anthropomorphisme idéologique a encore frappé

Le progressisme des ouistitis et des nandous ? Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages !
Photo de Joe Boyne: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/dauphin-noir-dans-un-plan-d-eau-3439576/
Photo de Joe Boyne: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/dauphin-noir-dans-un-plan-d-eau-3439576/

« Chez les animaux, aussi, on préfère les hommes déconstruits. » Titre alléchant de nos confrères de Reporterre, qui promet plus qu’il ne donne. L’article pose des problèmes de méthode. Est-ce de l’éthologie ? De la sociologie ? De la morale anthropomorphique ?

Le nandou en son harem

Voyons le dossier. Les ouistitis et tamarins font des couvades, ces grossesses nerveuses « parfois observées chez les compagnons de femmes enceintes ». Ce serait hormonal, explique l’article – donc sans rapport aucun avec une « déconstuction ». Le progressisme des ouistitis et des tamarins ne s’arrêterait pas là, vu qu’ils s’investissent dans l’éducation des petits. Il suffisait d’y penser ! Les nandous seraient encore plus déconstruits. Ils couvent les œufs et, « après l’éclosion, le papa accompagne les poussins pendant 4 à 6 mois. Il se concentre alors sur la surveillance des environs, en négligeant de se nourrir. » Les femelles, elles, « repartent séduire un autre prétendant », s’extasie Reporterre, oubliant de préciser que le nandou mâle se constitue un harem de deux à douze femelles – drôle de critère de déconstruction, mais puisque c’est orientalisant…

Autre exemple : selon une étude toute récente, « les femelles dauphins peuvent garder en tête le comportement agressif de leurs congénères et éviter, en conséquence, de s’accoupler avec eux ». Car, en période de reproduction, les mâles peuvent adopter un comportement de harceleurs : « Ils n’hésitent pas à les poursuivre, mordre ou frapper, en produisant des vocalisations intimidantes. » La scène décrite fait songer à des vidéos de jeunes femmes embêtées dans le métro parisien où ce sont rarement des dauphins qui sont en cause. S’il faut transposer ça à l’humain, comme l’article nous y invite, ces mâles harceleurs sont plutôt « déconstruits » par rapport à une éducation, à des mœurs bourgeoises et occidentales qui voulaient que les hommes respectent les femmes et usent avec elles de courtoisie.

Comparaisons hasardeuses

Nous avions évoqué, ici, les justifications du transgenrisme par les animaux, qui relèvent de la même confusion. À entendre certains militants, repris complaisamment par des médias peu regardants, le monde animal serait plein de trans. « La transsexualité est commune chez les animaux », affirmait le site Peuple animal. En réalité, que des têtards mâles deviennent des grenouilles femelles à cause des pesticides ressemble plutôt à un acte contre nature.

Cela rappelle aussi les déclarations de Sébastien Delogu opposant la liberté de circulation des oiseaux aux frontières humaines : « C’est comme si les oiseaux, à la fin, ils volent et, d'un coup, tu as un grillage et qu’on lui dise "Ah, frérot, tu peux pas sortir de là, tu n'as pas le droit d'aller dans l'arbre en face. Excuse-nous, c’est pas la France". » Or, les oiseaux sont des animaux territoriaux, ce qui suppose des « frontières ». Celles-ci sont souvent définies par le chant. Le rouge-gorge, si benoît d’apparence, n’est pas le pacifiste qu’on pense. « Territorial, le mâle attaque ses congénères au printemps pour les chasser, allant jusqu’à agresser son reflet dans une vitre. » Pas très déconstruit, le rouge-gorge. Chauvin et macho, si on lui applique la grille de lecture de gauche.

Cette histoire de mâles déconstruits, véhiculée par Reporterre, paraît une forme d’anthropomorphisme idéologique à utilité moralisatrice. Un exemple de ce que le concept de déconstruction « est utilisé désormais à tort et à travers » (selon les mots de l’historienne Élisabeth Roudinesco). Elle était censée être élevée « contre la tyrannie du dogme » mais elle est devenue le dogme. Au détriment des nandous, des dauphins… et des hommes en général.

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Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

29 commentaires

  1. Décidément il y a des chercheurs d’opérette formés dans des universités politisées. Il faudrait peut être arrêter certaines filières qui déconstruisent l’intelligence.

  2. Chez les taons et les moustiques, seules les femelles sucent le sang. Les mâles sont gentils et se nourrissent du nectar des fleurs.
    Que dire de la mante religieuse ?

  3. La loi fessée est une loi de gauche mais qui n’a jamais vu une lionne ou une chatte mettre une baffe à ses petits? Les dauphins mâles harcèlent pour violer une femelle en groupe, doit on normaliser le viole? Mieux, quand un loup débarque sur le territoire d’une meute et se fait tuer, doit on normaliser le meutre des gens qui viennent chez nous? Le tigre pratique la loi du plus fort, peut on tabasser les plus faibles? Il peut y avoir des guerres entre chimpanzés, doit on normaliser la guerre? Les sangliers et beaucoup de primates mangent de la viande, doit on généraliser cela aux humains? Chez les poissons les femelles sont plus grosses et plus grandes que les mâles, doit on faire cela avec les humains? J’ai des milliers d’exemple comme ca et vu mon gabarit la loi du plus fort me plairait bien si je dois respecter l’idéologie gauchiste. Je rappelle que la sélection naturelle est l’essence même de chaque espèce et que si elle était encore en vigueur chez l’espèce humaine, il n’y aurait plus de GAUCHISTES…

    • Il faudrait aussi forcer Mélenchon, Faure et glucksman à devenir des femmes! Hé oui les poissons clowns en vieillissant deviennent des femelles et les poissons clowns n’ont pas le choix ahhahah!

    • Bonne analyse !!….De toute façon , la France est désormais un pays totalitaire….mou , mais quand même….

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