« Mascus : nouvelle offensive contre les femmes » alerte le Sénat
« Après sept mois de travaux, la délégation aux droits des femmes du Sénat publie, mercredi 24 juin, un rapport sur les réseaux et mouvements masculinistes » se réjouit Public Sénat. Manifestement pour la chambre haute du Parlement français, l’enjeu est de taille et le constat sans appel : le masculinisme est non seulement « une nouvelle offensive contre les femmes », du nom du rapport mais aussi un nouveau mal du siècle. En conférence de presse, les sénatrices porteuses du rapport « se félicite[nt] d’être la première instance politique à s’être saisie dès novembre 2025 […] de la question du masculinisme dans toutes ses acceptions ». Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les internautes à juger l’ampleur prise par ce sujet un peu exagérée voire carrément incongrue à l’heure où la France pleure encore un de ses enfants…
Un enjeu politique majeur ?
« Sept mois de travaux, d’une centaine d’auditions, de déplacements en France et à l’étranger et d’une analyse approfondie des contenus diffusés sur les réseaux sociaux » : pour Public Sénat, le rapport « Mascus : nouvelle offensive contre les femmes » est à saluer. Voire, est salutaire si l’on en croit « le constat […] sans ambiguïté » que rapporte le média parlementaire : « selon les rapporteures, les masculinismes contemporains ne constituent pas une simple sous-culture numérique, ni une tendance passagère alimentée par quelques influenceurs controversés. Ils forment désormais "un mouvement social et politique" qui "vise à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler notre socle démocratique" ». Ainsi, devant le danger imminent et grandissant, les sénatrices à l’origine de ce rapport ont émis vingt-quatre recommandations pour « faire de la lutte contre le masculinisme un enjeu majeur de politique publique, réguler et assainir l’espace numérique, repérer et prévenir les trajectoires de radicalisation, et enfin réveiller les consciences en mobilisant l’ensemble de la société ». Cette lecture de Public Sénat, ne peut qu' interroger : le danger est-il vraiment si grand ?
Un cheval de Troie de destruction des démocraties ?
Pour Béatrice Gosselin (Les Républicains), Olivia Richard (Union centriste), Laurence Rossignol (PS) et Dominique Vérien (UDI) , le mal est profond, insidieux, et grandissant servi par une « désensibilisation à la violence et des liens étroits entre les mouvements masculinistes et des mouvements d’ultra droite » expliquent-elles en conférence de presse dans la salle Olympe de Gouges du Sénat. En effet, selon leur rapport, explique notamment Laurence Rossignol, le péril masculiniste est à relier à la montée du suprémacisme et connait un « basculement nouveau » depuis la deuxième élection de Donald Trump et de son alliance politique avec la Silicon Valley qui aurait contribué à pousser les contenus masculinistes sur les réseaux, ce qui serait même un « cheval de Troie d’un projet politique global de destruction des démocraties dans nos pays ».
Un danger aussi grand que le péril islamiste ?
C'est vrai, qu'en juillet dernier, un jeune de 18 ans avait été interpellé près de Saint Etienne armé de deux couteaux et, racontait France Info, il comptait s’en prendre à des femmes, « se revendiqua[nt] de la mouvance "masculiniste", qui prône la virilité et la haine du genre féminin ». Cette tentative avait fait la une des journaux, peut-être parce que, comme l’écrivait Le Monde « c’est une première en France [:] jamais, jusqu’à présent, la justice française n’avait mis en examen un homme pour un projet d’attentat d’inspiration exclusivement masculiniste, dite "incel "(contraction de l’expression involuntary celibate, "célibataire involontaire"). » C’est en s’appuyant sur cette affaire, explique Public Sénat, que les sénatrices proposent « plusieurs recommandations [qui] empruntent directement aux outils développés après les attentats djihadistes des années 2010. Le rapport préconise ainsi d’intégrer le masculinisme aux politiques de prévention de la radicalisation, de sensibiliser les professionnels chargés du repérage des publics vulnérables, d’étendre le numéro vert national de prévention de la radicalisation aux situations d’adhésion à ces idéologies et de désigner des référents spécialisés au sein des administrations concernées. » Est-ce à dire que le péril masculiniste est aussi grand que le péril islamiste ?
Ou bien une nouvelle bataille idéologique ...
Pourtant, à part ce jeune interpellé en juillet dernier et mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « une dizaine d’autres affaires de radicalisation violente liée à cette idéologie [qui serait] suivie de près par les renseignements intérieurs » selon les sénatrices, alors, la menace d'un attentat masculiniste semble bien moins prégnant que celle d'un attentat islamiste... Radio France rapportait au début du mois de juin que « l’idéologie masculiniste infuse dans la société et ses adeptes ont des cibles bien identifiées », notamment des féministes qui subissent « insultes misogynes, de menaces de mort, de viol et d’incitations au suicide » comme en témoigne une certaine Typhaine D. qui a pu faire condamner neuf hommes en « septembre 2025, pour harcèlement moral aggravé parce qu’ils visaient une femme ». Sans rien enlever à la gravité de ces harcelements, et si le 5 juin dernier, France Info rapportait effectivement les alertes de la DGSI sur « la menace masculiniste » et de sa « potentialité terroriste forte », on se demande si le profil des cibles, et le profil des potentiels terroristes auxquels la DGSI trouve « beaucoup de points de convergence avec l'ultra droite » n’a pas joué dans l’ampleur que veulent donner ces sénatrices au « problème masculiniste ».
D’ailleurs, quand en conférence de presse, les membres de la Délégation au droit des femmes recommandent, entre autres, de mieux éduquer les jeunes en renforçant notamment le programme Evars, ou encore d'augmenter les budgets des associations féministes « pour qu’elles puissent faire leur travail de contre-discours », ou encore de rebaptiser la journée internationale de lutte contre le sexisme, « journée internationale de lutte contre le sexisme et le masculinisme » il est difficile de ne pas y voir des marqueurs idéologiques.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR
































40 commentaires
« …l’idéologie masculiniste infuse dans la société et ses adeptes ont des cibles bien identifiées, notamment des féministes qui subissent « insultes misogynes, de menaces de mort, de viol… » : maculinisme = extrême-droite ? Ah bon ? Les nervis de gauche qui attaquent Alice Cordier et son collectif Nemesis ou Claire Geronimi et son association Éclats de femmes entrent-ils dans le domaine de ce rapport ? Je crois connaître la réponse…
? je ne connais aucun homme comme les décrivent les néo-féministes. Curieux. Pour un sujet qui en est a troubler le Sénat… En ballade dans une assez grande ville de l’ Est, je n’y ai vu que des hommes habituels voire un ou deux ostensiblement féminisés ( ce doit être une sorte de mode comme je l’au vu à la TV, bref, aucune importance ). Quant aux femmes, elles étaient… féminines. Bref, tout va bien ( sur ce sujet du moins ).
Je ne connais moi non plus aucun homme tel que décrit par ces néo-féministes. Et quand je pense à mon mari, mon père, mes grands-pères, oncles, amis, collègues qui ne m’ont jamais maltraitée bien au contraire, je ne peux accepter cette haine organisée par des femmes haineuses comme certaine écologiste ou certaine auteur d’un livre pronant la haine des hommes. Tout cela ne mène à rien de bon ni de positif, divise et affaiblit la société.
Beaucoup de bruit pour pas grand chose, le danger que ce rapport attribue à une « tendance » que l’on ne peut pas approuver bien sûr , n’est en rien comparable à celui du « masculinisme » musulman ! On se fout de nous, le sénat et ses « rapporteures » n’a rien d’autre à faire de plus utile pour la France ?
PNG
Notre démocratien en danger ?
Quand on aura réglé la question de la submersion migratoire, l’islamisation de notre sociéte, le terrorisme islamiste, le narco-trafic, la pédophilie, on pourra dire que le masculinisme est le grand danger qui menace notre société.
D’ici là, il y a de la marge.
Je suis une femme et quand je vois des femmes comme elles j’ai honte. Tout comme j’en suis arrivée un jour à avoir honte de mon pays, honte d’être française. C’est femmes – ce qu’il en reste – ne font pas honneur à notre sexe. Et moi j’aime les femmes qui sont de vraies femmes et les hommes qui sont de vrais hommes. Elles sont tellement détestables qu’elles s’attirent la haine des hommes qu’elles ne cessent de rabaisser.
Si je les insulte, vu que je suis une femme, je ne serais pas traitée de masculiniste, si?
Oui on a bien compris la société totalitaire qui est en train de se mettre en place sous couvert de bonnes intentions (l’enfer est pavé de bonnes intentions). Bien sûr que c’est idéologique. Bien sûr que c’est mater toutes les velléités de résistance qui pourront arriver, d’où qu’elles proviennent. Ils sont en train de museler leurs opposants et de tout verrouiller.
« faire de la lutte contre le masculinisme un enjeu majeur de politique publique, réguler et assainir l’espace numérique, repérer et prévenir les trajectoires de radicalisation, et enfin réveiller les consciences en mobilisant l’ensemble de la société » moi ce sont de tels propos qui me font peur. Mais qu’elles s’attaquent aux hommes qui veulent appliquer la charia, là je rigolerais.
le péril masculiniste est à relier à la montée du suprémacisme… MUNDO LOCO !
Nos sénateuses, fort bien rémunérées par un état aux lois « féministes » dont le Président favorise les options ouvertement en faveur des des femmes, et la guerre sexiste contre les « mâles » .
Elles s’étonnent et alertent qu’un back lash apparaisse aux USA contre leur toute puissance abusive !
Depuis 1/2 siècle au moins, les droits des femmes dominent nos sociétés. En cas de divorce, 80% des pères perdent leurs enfants et une bonne partie des fruits de leurs travail pour leur « famille » ! Quand ils ne sont pas traités en criminels pour » violences conjugales » ou pire « viol d’épouse ou d’enfants » (ex affaire P.Bruel)
Ces lois » sexistes » sont courantes dans une « démocratie » où en théorie, le père serait l’égal de la mère, mais rarement devant les tribunaux !
Aux USA, s’est donc répandu une réaction prévisible et inévitable que nos « féministes » veulent interdire au nom d’une « démocratie qu’elles bafouent chaque jour.
Enfin défendent elles vraiment le droit des femmes à devenir mères (leur plus cher désir) en favorisant la « guerre des sexes , l’IVG et la destruction de l’ex » famille » ?
j’en doute et je m’attends à voir disparaître ce commentaire même sur BV
Le féminisme politisé à gauche et agressif est victime de l’effet boomerang. Le trop est bien l’ennemi du bien. Il es va de même de l’écologie.
La séparation stricte des sexes, le voile obligatoire pour l’un d’entre eux, ne semble, en revanche, pas, pour Public Sénat, constituer une arme pour « anéantir les droits des femmes et, in fine, démanteler notre socle démocratique » : oui, vous avez bien compris, Charles !
Pour les Parisiens, allez voir sur les quais de Seine vers le musée d’Orsay qui fait de la musculation et de la boxe tous les jours de la semaine. C’est limite exhibitionniste.
C’est pareil dans les clubs de sport quoique plus partagé.
Le sénat n’a donc que ça a faire ? Lamentable.
Je suis surpris que vous n’évoquiez pas le fait que cette mouvance est aussi une réaction à la radicalité et à la violence du néo féminisme. Au même titre que le nazisme fut une réaction au communisme, on ne peut pas comprendre cette nouvelle tendance sans la relier aux excès du néo féminisme devenu franchement anti-homme. Vous évoquez le lien entre masculinisme et extrême droite. Cela tombe bien, car le néo féminisme est intimement lié à l’extrême gauche. Quant à la violence, souvenons nous d’Alice Coffin parlant des hommes :
« Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, éliminer les hommes. Les éliminer de nos esprits, de nos images, de nos représentations. Je ne lis plus de livres écrit par des hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leurs musiques. J’essaie du moins. Les productions des hommes sont le prolongement d’un système de domination. Elles sont le système. L’art est une extension de l’imaginaire masculin. Ils ont déjà infesté mon esprit. Je me préserve en les évitant. »
Petit jeu pour enfant de 8 ans : vous remplacez dans ce texte le mot « homme » par le mot « juif », et vous être dans le discours de la propagande nazie.
Donc, le masculinisme est une niaiserie, réaction à une niaiserie plus ancienne. Il est une boursouflure de plus en réaction à des idées marxistes devenues folles.
« Le masculinisme toxique », voilà une préoccupation de personnes qui n’ ont pas beaucoup de soucis. Et puis, c’est moins risqué de s’attaquer à la véritable cause qu’est l’islam.
Que ne ferait-on pour exister, « parce qu’enfin j’ ai des opinions » . La chanson de Brel est plus que jamais d’actualité.
S’il y a un féminisme, pourquoi n’y aurait-il pas un masculinisme ? Je croyais que nous étions égaux devant la loi.
Et, comme souvent rappelé ici, parlons plutôt de ceux qui attaquent – réellement – les femmes, au nom de leur religion.
Parfaitement résumé !
De toute façon on peut , en prenant du recul lier le déclin et la dé adence de notre société aux droits pour ne pas dire aux privileges acvordés aux femmes qui dans leur grande majorité sont responsables de la mort de notre démocratie . Ainsi à cause de la loi sur la parité conçue pour garantir l’accés zux plus hautes fonctions à une minorité d’ambitieuses sans scrupules et souvent sans aucun talent ( voire les cas Pécresse , Loiseau et Borne ) 68 % des communes n’ont pas pu constituer de listes électorales pour les dernieres municipales ou ont vu une liste unique se faire élire triomphalement !… Pitoyable spectacle donné par la ripouxblique
française et démonstration que en dehors du monde des bobos surdiplomés les femmes ont mieux à faire que rendre la vie de leurs concitoyens impossible !…
Ebfin devant la dénatalite inculquée dès le plus jeune àge il faudra bien un jour revenir à la parole du Christ sur le mariage : » La femme doit être soumise à l’ homme et l’homme ne doit pas scandaliser sa femme ! »
Ne vous en déplaise mesdames le Christ serait de nos jours classé dans les masculinistes …!