Apostolos : Libération face au mystère de la jeunesse catholique
Vent de panique à la rédaction de Libération ! À l’annonce du lancement du nouvel institut de formation, Apostolos, destiné à tous les jeunes désirant approfondir leur foi, Bernadette Sauvaget entrevoit déjà « le catholicisme identitaire [qui] se met en ordre de bataille ». Avec tous les poncifs habituels sur les soutanes, le masculinisme, et l’extrême droite, la journaliste s’agite : il s’agit de « former de nouvelles générations combattantes, capables de défendre "la foi catholique" ». Diantre !
Vertement épinglé dans ce papier, à l'instar des deux autres co-fondateurs de l’institut d’apologétique, Olivier Bonnassies, auteur de Dieu, la science, les preuves (Ed. Trédaniel), et Mgr Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, l’abbé Matthieu Raffray sourit : « Que Bernadette Sauvaget ne s’inquiète pas, elle m’avait appelé et je le lui avais expliqué. Il s’agit simplement de former les catholiques, ajoute-t-il, de leur donner des armes intellectuelles. Mais le mot armes les fait crier au retour des heures les plus sombres ! C'est un fantasme d'extrême gauche », renchérit le prêtre de l’Institut du Bon Pasteur. En réalité, cette formation consiste surtout à « transformer ce mouvement de conversions constaté en France et à le solidifier », poursuit posément l’abbé.
Un acte de fidélité
Ainsi, à travers dix samedis de formation répartis sur deux années à Paris, une vingtaine de jeunes pourront assister à des cours, des ateliers et des échanges sur différents thèmes : théologie, métaphysique, rationalisme, miracles et véracité de la foi, christianisme, protestantisme, islam, etc. « Nous souhaitons former un réseau de défenseurs de la foi, afin que cette adhésion à la foi soit ancrée dans la raison, abonde l’abbé Raffray. Notre foi catholique n'est ni une idéologie ni un sentiment individuel. Elle est une adhésion de l'intelligence, parce qu'il y a des bonnes raisons de croire. » Les jeunes sont sélectionnés sur leur désir de se former pour rendre compte de leur foi autour d'eux, sur les réseaux sociaux, dans leurs paroisses, voire leur milieu professionnel, etc. « L'apologétique n’est pas réservée à une élite intellectuelle, c'est un institut d'apostolat, c'est vraiment la transmission de la foi, comme les apôtres l'ont fait il y a 2.000 ans. » conclut l’abbé.

Parmi le corps professoral d'Apostolos : des prêtres, des apologètes, des historiens et essayistes ; notons la présence de Bruno Guillot, cet ancien imam salafiste converti au catholicisme. In fine, malgré les sueurs froides de Libé, former les jeunes générations en quête de sens, qui n’ont reçu pour héritage qu’une culture du vide ou de l’enfouissement, relève d'une véritable urgence. Avant qu'il ne soit trop tard, rappelons ce conseil avisé de l’abbé Fabrice Loiseau, en entretien face à Gabrielle Cluzel : « Dans des sociétés où l’islam progresse par la démographie, la migration et parfois un prosélytisme actif, les chrétiens ne peuvent se réfugier dans l’ignorance ou la naïveté. Former son intelligence est un devoir spirituel. Défendre sa foi n’est pas un acte d’hostilité, c’est un acte de fidélité. » Le message est passé.
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20 commentaires
Bernadette de Libé, version actualisée de Ste Geneviève ? A défaut de Huns – quoiqu’en cherchant bien on peut en trouver, elle pointe les « Cathos identitaires ». Diable ma fille, tu donne dans la redondance. Etre Catho c’est avoir une identité