Ne sous-estimons pas les capacités de sous-estimation des dirigeants européens

La présidente de la Commission européenne le concède : « Je pense que nous tous, qui ne sommes pas experts, avons sous-estimé le départ du coronavirus. » Gouverner, c’est prévoir… « Et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte », avait ajouté l’auteur de cette maxime bien connue, Émile Girardin.

« Nous ne sommes pas des experts », s’empresse de glisser la présidente de la Commission. En clair, ils n’y connaissent rien en virus. Il y en a des gros, des petits, des méchants, des gentils, des qui votent extrême droite… Allez vous y retrouver, là-dedans. Dans leurs petits bureaux, éloignés du monde, sans Internet ni scientifiques et sommités à leurs côtés pour les conseiller, les éclairer, les prévenir, que pouvaient-ils faire ? Rien du tout. Juste attendre. Voir comment les choses allaient tourner. Le virus allait peut-être migrer vers la lune. Ou bien prendre le bateau et repartir en Chine. emmenait sa femme actuelle au théâtre. Lorsque la pandémie est à nos portes, il est important de se changer les idées. Le Président français aurait même prévu d’assister à un spectacle de marionnettes. Gouverner, c’est prévoir… de se détendre.

La dame de la Commission, qui a désormais toutes les difficultés à faire les siennes, ajoute : « Nous avons compris que toutes ces mesures, qui il y a encore deux ou trois semaines paraissaient drastiques et draconiennes, devaient être prises à présent. »

La fermeture des frontières extérieures de l’Union européenne et de l’espace Schengen fut un déchirement. Il fallut porter Jean-Claude Juncker jusqu’à son siège, tant la nouvelle l’avait choqué. Des cris de détresse se firent entendre dans le Parlement. Dans l’éventualité d’une décision de fermeture des frontières intérieures, les services de réanimation bruxellois craignent un afflux de députés en difficulté respiratoire. Le corps médical recommande un confinement intensif du mondialiste, loin de toute source sonore qui pourrait le placer face à l’incongruité de ses convictions.

Dans son interview mea culpa accordée à Bild, Ursula von der Leyen réfute le terme de « guerre » employé par Emmanuel Macron. Les restrictions budgétaires entraînées par cette crise sanitaire ne permettent pas, pour l’instant, de financer l’achat d’un dictionnaire des synonymes. Fort dépourvue par cette pénurie de qualificatifs, Ursula von der Leyen s’en est retournée en son bureau plancher sur les mesures à prendre pour l’épidémie de choléra de 1832.

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