C'est un sujet qu'on ne veut pas voir. C'est l'éléphant au milieu de la pièce, comme disent les Américains. Ils ne se déplacent qu'en bande, parce qu'ils font les durs, mais au fond, ils n'ont pas de courage. Ils parlent fort, ils sont tous habillés de la même façon. C'est normal, c'est l'uniforme d'une armée d'occupation. Ils agressent sans raison, ils humilient les faibles, ils considèrent les comme de simples reproductrices, ils détestent les Juifs depuis toujours : c'est leur livre sacré qui leur a appris tout ça. Le soir, de temps à autre, ils aiment casser les vitrines des commerces, juste pour rigoler. Ils savent que la police a peur d'eux, de leur brutalité, de leur sauvagerie. Qui ça, ils ? Eh bien, les nazis, pardi. À qui pensiez-vous ?

Vous avez déjà remarqué que les adolescents d'aujourd'hui utilisaient des mots d'autrichien pour faire les malins ; vous avez déjà vu que, dans des quartiers entiers, jadis tranquilles, où on trouvait un bar PMU et une boulangerie, il n'y a plus maintenant que des restaurants de choucroute. Vous voyez, près de chez vous, ces en robe bavaroise, ces hommes en veste autrichienne, qui ont cet air de vous dire "Je ne respecte pas les lois de la République". Le dimanche, après la messe, des centaines d'hommes restent attablés, dans les cafés, autour d'une pinte de bière, tandis que les épouses rentrent à la maison ou vont faire des courses. Ils sont partout : dans le sport, dans le commerce, dans la restauration. Votre livreur Uber Eats s'appelle Gunther ? Ce n'est pas une coïncidence. La semaine dernière, c'était Wilfried. On connaît ces prénoms-là. C'est un fait : l'ultra-droite, qui fait des enfants blonds aux yeux bleus par centaines, est en train de « grand-remplacer » notre France éternelle. On peut bien rétorquer que c'est une théorie complotiste : le réel, lui, ne ment pas.

D'ailleurs, les citoyens vigilants s'en sont aperçus. Thomas Portes et David Guiraud, députés , ne détournent pas les yeux. Ce n'est pas le genre. David Guiraud met des mots sur les violences en marge des festivités bon enfant du match France-Maroc : 40 militants d' ont été interpellés. Ils étaient « armés » et avaient « l'intention d'attaquer ». Thomas Portes, lui, parle carrément de « ratonnades après le match ». Il faut faire quelque chose. Ce n'est pas possible. Ça ne peut plus durer. Thomas Portes a lancé une pétition pour mettre sous surveillance les groupuscules d'. On espère qu'elle va recueillir des millions de signatures. Ras le bol, de l'ultra-droite, qui frappe chaque année (il y a quelques mois encore, un.e militant.e handi-queer-racisé.e giflé.e à deux reprises aux cris de « Heil Hitler »). La France insoumise, jamais en retard d'un combat audacieux, à contre-courant de l'air du temps, est évidemment en pointe.


OK. Et à part ça, les drapeaux marocains, les magasins vandalisés, les véhicules détruits, les tirs de mortiers sur la police, voire contre les Français qui fêtaient la victoire des Bleus ? Oh, ça, ce n'est rien. Le plus important - et Gérald Darmanin l'a probablement bien compris -, c'est de lutter contre l'ultra-droite. Dormez, bonnes gens.

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15 décembre 2022

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49 commentaires

  1. Après les supporters anglais maintenant l’ultra-droite ? Décidément ça devient chronique ce défaut de langage !

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