En ces jours de contestation d’une loi destinée à revoir certains aspects du Code du travail, étudiants, syndicalistes et autres manifestants sont dans la rue, occupant même nocturnement et debout les places de plusieurs villes.

 Toutefois, le problème est ailleurs. Le pouvoir laisse la chienlit s’installer en laissant en toute impunité quelques centaines de jeunes “fachos de gauche” déclencher des scènes de guerre. Ils sont pourtant identifiables dans leur uniforme noir, capuche sur la tête, masque anti-lacrymo sur le visage, armes diverses à la main. On les voit à chaque manif importante affronter les forces de l’ordre, « casser du flic », briser des vitrines, détruire des voitures.

Faisons un retour en arrière sur les Manifs pour tous de 2013. Il y eut, en une journée, plus de 350 interpellations dont 250 gardes à vue ! À tel point qu’il avait fallu répartir les manifestants dans plusieurs commissariats de Paris, le centre de la rue de l’Évangile étant saturé. Saturé d’une jeunesse tout à fait calme, plutôt bon chic bon genre, dirait-on. Bernard Boucault, alors préfet de police de Paris, avait exigé de ses policiers la plus grande fermeté, allant même jusqu’à faire arrêter ceux qui, dans Paris, se promenaient vêtu d’un sweater au logo de la Manif pour tous. L’un d’entre eux, un jeune de 23 ans, Nicolas Bernard-Buss, allait même passer 23 jours à Fleury-Mérogis.

Le nouveau préfet de Paris, Michel Cadot, semble avoir reçu des ordres beaucoup plus souples. L’avez-vous entendu déclarer à la presse, samedi 9 avril, que la manifestation contre la loi El Khomry s’était relativement bien déroulée ? Tout en ayant le culot d’avouer que les forces de l’ordre avaient bien repéré, dès le départ de la manif, « 300 à 400 militants radicaux, très mobiles et en partie masqués, qui se sont mis en tête du cortège pour créer des incidents ». Des incidents ? Oui, des jets de pierre, de mortier, de fusée, de grilles protégeant le pied des arbres ; trois policiers blessés. Rien que de très banal, en somme. Et d’insister sur le fait qu’il y eut tout de même 9 interpellations et 26 dans toute la France, alors que ces mêmes jeunes hommes cagoulés et violents ont paradé à Rennes, Nantes, Toulouse, Strasbourg. 



Une fois de plus, les socialistes ont montré qu’il y avait deux poids et deux mesures dès lors qu’il s’agit de maltraiter des manifestants dits de droite et d’être très cool avec les “fachos de gauche”. 
Que le désordre règne dans la rue ! La loi interdit d’avoir le visage caché dans la rue. Pourquoi, alors, ne pas procéder à l’arrestation préventive de tous ces « hors-la-loi » dont on sait qu’ils vont affronter avec violence les forces de l’ordre et détruire voitures, magasins, mobilier urbain, etc. ? 

Une fois de plus, le quatuor Hollande, Valls, Cazeneuve, Urvoas aura oublié que l’État régalien existe et que son premier devoir est de faire respecter l’ordre et de protéger les biens, les personnes et ses policiers.

Mais l’on sait que, tous les jours, nous avons une preuve de l’extrême faiblesse, de la démission, de la lâcheté de notre Président dont l’incompétence est arrivée à un summum étourdissant.



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